Une lecture
de la deuxième
partie de l’évangile selon saint Luc : 9, 51 à 19, 28 permet de suivre le
Christ dans sa dernière montée à Jérusalem, préparant le monde et ses
disciples à sa disparition. Il est venu pour la Vie et pour l’Amour : que
faire après lui ? Se dégagent de ces pages, les lignes de force permettant
aux hommes de construire la civilisation de l’amour, selon le cœur du Christ
et non selon des idéologies aux conséquences dramatiques. Trois groupes de
personnes sont destinataires du message du Christ.
La foule (ou
les foules) : ceux qui écoutent sans suivre encore le Christ mais qui
bénéficient du Règne de Dieu et qui y oeuvrent à leur manière, selon la
droiture et la justice (conf 1) et dans un rapport au mal et aux maux qui
continuent de marquer le monde quelque soit son degré d’amour (conf 2). La
civilisation de l’amour n’est pas le paradis terrestre : que faire face à la
souffrance ?
Les opposants,
les ennemis, souvent les scribes et les pharisiens qui n’écoutent ou
n’interrogent que pour piéger le Christ ; par leur mentalité perverse, leur
« levain », ceux là ralentissent l’œuvre de Dieu qui se fait malgré eux
(Conf 3).
Les disciples : ceux
qui, apôtres ou non, ont cru dans le Christ et suivent ses voies. Ceux là
sont choisis pour être en premier lieu les artisans de cette civilisation de
l’amour, avec leurs dons et leurs limites. Ils annoncent le Règne de Dieu (conf
4), portent le monde par leur prière (conf 5), et trouvent leur bonheur dans
ce don aux autres (conf 6)