Les Conférences
du Père Luc



Le Maître d'Âmes
La montagne de la solitude
La Civilisation de l'Amour
La route de l'Orient
La mélodie des bonheurs
Le dé de l'Amour

 

 

Où et comment le Christ fait de nous des
disciples de l’amour

Conférencier : Père Luc Ravel


« Jetez les filets »
la délicate question de la vocation chrétienne
(Luc 5, 1 à 11)
« À vin nouveau, outres neuves »
le difficile accueil de la nouveauté absolue
(Luc 5, 29 à 6, 5)
« Heureux, malheureux ! »
le discernement fondamental entre le doux et l’amer.

 


La montagne de la solitude

De plus en plus de personnes seules… ou de personnes prises dans l’étau de la solitude au sein même de foyers solides…

Quelle est-elle, cette solitude aux visages mobiles et déroutants ? Chape de plomb qui nous écrase, elle se transforme soudain en refuge de paix. Indispensable autant que sournoise, elle tient l’homme sous ses griffes ou derrière son voile protecteur.
A la lumière de la Parole, regardons-la avec ses promesses, ses ombres et ses élans.

 

 

Une série de six conférences en trois parties sur ce
mystère de la solitude
:

   
I Le socle de l’homme :
dans la « solitude fondamentale », Adam s’initie à la rencontre de l’autre
 
1/
 =>
Conquérir son autonomie :
la construction de soi
 
2/
   =>
Connaître sa pauvreté :
la découverte de l’autre
   
II La prison de l’homme :
dans « l’isolement maudit », Adam apprend à survivre à l’enfermement
 
3/
   =>
Discerner les mécanismes :
la spirale de la séparation
 
4/
  =>
Apprendre à se protéger :
les moyens de résistance
   
III La cime de l’homme :
dans la « solitude chrétienne », le disciple s’ouvre à tous les autres
 
5/
   =>
Porter la misère des hommes :
l’école de la miséricorde
  6/
   =>
Respirer la joie parfaite :
le don de l’Espérance

 

 


La Civilisation de l'Amour

 

Quelle est-elle ? Comment la construire et quels en sont les artisans ? Tous les papes en parlent : elle est possible et réaliste mais il faut l’entreprendre sans tarder. Elle seule peut donner le sens ultime d’une existence ouverte et généreuse.

Une lecture de la deuxième partie de l’évangile selon saint Luc : 9, 51 à 19, 28 permet de suivre le Christ dans sa dernière montée à Jérusalem, préparant le monde et ses disciples à sa disparition. Il est venu pour la Vie et pour l’Amour : que faire après lui ? Se dégagent de ces pages, les lignes de force permettant aux hommes de construire la civilisation de l’amour, selon le cœur du Christ et non selon des idéologies aux conséquences dramatiques. Trois groupes de personnes sont destinataires du message du Christ. 

La foule (ou les foules) : ceux qui écoutent sans suivre encore le Christ mais qui bénéficient du Règne de Dieu et qui y oeuvrent à leur manière, selon la droiture et la justice (conf 1) et dans un rapport au mal et aux maux qui continuent de marquer le monde quelque soit son degré d’amour (conf 2). La civilisation de l’amour n’est pas le paradis terrestre : que faire face à la souffrance ? 

Les opposants, les ennemis, souvent les scribes et les pharisiens qui n’écoutent ou n’interrogent que pour piéger le Christ ; par leur mentalité perverse, leur « levain », ceux là ralentissent l’œuvre de Dieu qui se fait malgré eux (Conf 3). 

Les disciples : ceux qui, apôtres ou non, ont cru dans le Christ et suivent ses voies. Ceux là sont choisis pour être en premier lieu les artisans de cette civilisation de l’amour, avec leurs dons et leurs limites. Ils annoncent le Règne de Dieu (conf 4), portent le monde par leur prière (conf 5), et trouvent leur bonheur dans ce don aux autres (conf 6)

Qu’est ce que la civilisation de l’amour ?
La civilisation de l’amour et le mal.
Les destructeurs de cette civilisation.
Les artisans-disciples (I)  l’annonce du Règne de Dieu
Les artisans-disciples (II)  la prière de demande.
Les artisans-disciples (III) au bonheur de la foi.

 

 


 

 

La route de l'Orient 

 


 

La route de l'Orient.
Itinéraire des mages, chemin spirituel

Comment aller au bout de son humanité avant que la mort ne nous saisisse ?
Le Christ a-t-il à voir avec chacun ou peut-on s’en passer ?
Mais alors pour moi, pour toi, comment venir à la foi ? Comment revenir à la foi ?
Ou bien encore, si la foi me hante déjà : comment mettre dans ma vie concrète cet élan qui m’habite ? Comment faire ce lien entre vie et foi que Dieu et le monde attendent ?

Sous les vêtements d’un petit conte, l’Evangile nous montre les étapes de cette voie qui fait d’un païen un chrétien et d’un chrétien un saint. Seul le saint est vraiment chrétien, seul le saint est vraiment un homme qui a répondu en totalité à sa vocation. Et pour cela, seul le saint est heureux de cette joie que personne ne peut lui arracher.

C’est l’histoire des mages (Mt 2, 1 à 12). Ils viennent de loin et reviendront de plus loin encore, ces sages et ces savants que la tradition populaire couronne à juste titre. S’ils n’étaient pas rois, ils le deviennent après s’être emparés du Royaume de Dieu en comparaison duquel le reste est bien peu, très peu, si peu que c’est encore ce Royaume d’amour et de service qui lui donnera quelque valeur.

Chacun peut prendre et reprendre cette route : il n’est nul besoin de chameaux pour se retrouver au pied de la crèche. La route de l’orient, c’est celle vers l’intérieur, voie sinueuse aux aspects de labyrinthe que l’homme emprunte pour rencontrer Dieu au bout de son cœur.
Des MAGES venus d’orient : le cœur de l’homme et la connaissance de soi  
Nous avons vu son ETOILE : les signes de Dieu et le discernement
Le roi HERODE s’émut : les forces de résistance et le combat de Dieu  
Tous les grands PRETRES : la prophétie et l’accompagnement spirituel  
Ils virent l’ENFANT avec MARIE : la rencontre de Dieu et l’expérience spirituelle
Ils prirent une AUTRE ROUTE : la sainteté et la vie chrétienne.

 


La mélodie des bonheurs

 


 

La mélodie des bonheurs ?

Y-a-t-il un homme disposé à réveiller son âme assoupie ?
Qui voudrait délivrer en lui son désir de bonheur asphyxié par les distractions ? Qui n’aurait pas peur d’un bonheur puissant comme une plénitude de vie réelle, concrète, aventureuse peut-être… ? Mieux que la sonnerie stridente d’un réveille-matin, mieux que nos cris d’alarme contre la tristesse ambiante ou les structures aliénantes, le chant de la joie relève l’homme d’entre les morts.

Que cet homme tende l’oreille de son cœur et qu’il entende une mélopée surgie de loin, débutante en un murmure, bruissement d’ailes d’un papillon de nuit, puis mélodie qui se grave en lui, note après note selon le rythme étrange des palpitations d’un ‘air’ saturé de couleurs, rythme qui libère la vie sans l’éloigner du monde, qui exalte l’âme sans envoûter l’esprit.

Qu’il accueille avec l’âme élargie, le chant des Béatitudes, des huit bonheurs entendus jadis sur une montagne radieuse, pliée en pentes souples sur un lac bordé d’humanité fatiguée. Un seul le chantait pour le reste des hommes. Mais, depuis ce jour, ce refrain de la joie met à l’unisson des multitudes.

Qu’il écoute celui qui a soif d’avoir soif. Pour entrer à son heure, dans la ronde du bonheur.

 Qui te fera voir le bonheur
  Entre dans la joie de ton Maître
 Sois fort de ta douceur et de tes désirs.
 L'infini s'ouvre sans cesse devant toi.
 Sois un homme d'intérieur.
Quel sens donner à ta vie ?
Tiens dans la durée.

 


Le Dé de l'Amour

 

Le dé de l’amour ?

Certes, l’amour n’est pas le fruit du hasard : il ne relève pas du ‘pas de chance’ ou du ‘j’ai de la chance’ même si une bonne part nous échappe et quelque chose reste inexplicable dans sa naissance. Quelqu’un rapproche les êtres pour qu’ils se donnent l’un à l’autre …
Mais voici que le dé roule comme l’homme qui vit sa vie, immergé dans le rythme des événements. Il roule et s’arrête sur une de ses six faces. Les romains savaient qu’un mot venait dans la phrase nécessairement selon un et un seul des six ‘cas’ qui formaient leur déclinaison (d’où le mot ‘cas’ qui exprime la chute du dé sur une de ses faces). Ainsi les hommes vivent l’amour avec une face visible et une autre cachée qui soutient le tout.

La somme de deux faces opposés du dé est toujours sept ; la perfection divine. Qu’on regarde une face, content de son nombre et conscient de sa face opposée qui demeure dans l’ombre mais sans laquelle elle reste incomplète… comme tout amour qui se regarde seul…

Ainsi les faces du dé :

Aimer (au sens le plus large, le plus indéterminé)
Aimer Dieu
Aimer le prochain
Aimer son ami
S’aimer soi-même
Aimer son conjoint (le plus précis des amours)