de soi-même parfaitement égale à lui-même, grâce au trésor de cette bonté qui fait régner la charité la plus parfaite entre l'unité et l'unité sortie de l'unité[116], a donné à tout l'être et la vie, à tous les degrés de la création.
57. Ainsi donc ce vers que nous avons déjà. cité :
Deus creator omnium,
ne charme pas seulement l'oreille par une cadence harmonieuse ; il fait éprouver à l'âme une joie plus délicieuse encore parla pureté et la vérité de la pensée qu'il exprime. Sans doute tu n'es pas ici arrêté par ces esprits un peu lourds, pour employer l'expression la plus douce, qui soutiennent que rien ne peut sortir du néant, quoique la toute-puissance de Dieu ait accompli ce miracle. Quoi ! un artisan peut, grâce aux nombres intellectuels que recèle son art, développer ces nombres sensibles qu'il est dans son habitude de produire, et par les nombres sensibles, ces nombres de progrès dont il se sert dans l'action pour mettre en jeu tes organes, nombres en harmonie avec les divisions du temps ; il peut, dis-je, réaliser sur le bois des formes visibles en harmonie avec les divisions de l'espace ; la nature, qui obéit au signal de Dieu peut faire sortir le bois lui-même de la terre et des autres éléments : et Dieu n'aurait pu faire sortir les éléments mêmes du néant ? Mais il est nécessaire que les mouvements, dans le temps, précèdent les mouvements, dans l'espace ; vois plutôt un arbre. Parmi les végétaux, il n'en est aucun qu'on ne voie, dans les intervalles de temps qu'exige sa maturité, croître, produire des jets, se développer dans les airs, déployer son feuillage, se fortifier et porter soit des fruits, soit la semence même destinée à le reproduire en vertu de mouvements mystérieux qui s'opèrent dans le bois lui-même ; cette loi est encore plus sensible dans le corps des animaux, où les membres offrent aux regards une symétrie plus régulière. Et quand ces merveilles s'opèrent avec les éléments, les éléments eux-mêmes ne pourraient avoir été créés de rien ? Y aurait-il donc en eux rien qui fût plus bas, plus vil que la terre même ? Mais une parcelle de terre, si petite qu'elle soit, doit s'étendre en longueur, à partir d'un point indivisible, se développer en troisième lieu dans le sens de la largeur, et, en quatrième lieu, dans le sens de la profondeur, pour former un corps complet. Quel est donc le principe de cette dimension qui se développe depuis le point jusqu'au volume ? Quel est le principe de cette symétrie des parties dans un solide, produite par la longueur, la largeur et la profondeur ? Quel est le principe de cette analogie, de ce rapport qui fait sortir, dans une exacte proportion, la longueur du point géométrique, la largeur de la longueur, la profondeur de la largeur ? Quel en est le principe, sinon la source éternelle et suprême de l'harmonie, de la proportion, de la symétrie et de l'ordre ? Or, enlève à la terre ces propriétés, elle n'est plus rien. Donc la toute-puissance de Dieu a créé la terre, et la terre a été créée de rien.
58. D'ailleurs la figure même de la terre, qui sert à la distinguer des autres éléments, ne fait-elle pas apercevoir la propriété essentielle[117] qui lui a été communiquée ? Y a-t-il en elle une partie différente du tout ? L'affinité et l'harmonie de ces parties entre elles ne lui fait-elle pas occuper le plus bas degré, place relativement très avantageuse ? Sur elle s'étend naturellement l'eau ; l'eau qui elle-même tend à l'unité, plus brillante et plus transparente que la terre, à cause de la ressemblance plus parfaite de ses molécules, gardant la place que lui assigne son rang et sa conservation. Que dire de l'air qui, par sa propriété de se condenser, tend plus aisément encore à l'unité, qui surpasse autant l'eau en transparence que l'eau surpasse la terre, et qui s'élève au-dessus pour trouver sa conservation dans sa hauteur même ? Que dire de la voûte céleste, de cette circonférence où finit le monde visible des corps, de cette région la plus élevée et la plus pure en son genre ? Or les éléments que nous distinguons par le ministère des sens avec tous les objets qu'ils renferment, ne peuvent ni admettre ni garder ces rapports dans l'espace, en apparence fixes et invariables, sans une influence antérieure et secrète des rapports de temps qui sont en mouvement à leur tour ; ces nombres qui se déploient et se meuvent dans les divisions du temps, sont antérieurement modifiés par le mouvement de la vie, lequel ne dépend que du Maître de l'univers, et, sans avoir d'intervalles de temps qui règlent ses harmonies, reçoit de la puissance divine le bienfait du temps. Au-dessus des harmonies de la vie viennent les harmonies pures et toutes intellectuelles des âmes saintes et bienheureuses : la loi de Dieu, cette loi sans laquelle une feuille ne tombe pas d'un arbre et pour qui nos cheveux sont comptés, se communique sans intermédiaire à ces harmonies qui la transmettent à leur tour aux harmonies auxquelles obéissent la terre et les enfers[118].
59. CONCLUSION. — J'ai discuté avec toi, comme je l'ai pu, de ces merveilles : elles sont si hautes et moi si petit ! Si ce dialogue tombe entre les mains de quelques lecteurs, qu'ils sachent bien que ceux qui l'ont composé sont infiniment plus faibles que ceux qui adorent la Trinité consubstantielle et immuable du Dieu tout-puissant et unique, principe de tout, auteur de tout, centre de tout, qui l'adorent, dis-je, en ne s'attachant qu'à l'autorité des deux Testaments, et l'honorent par des actes de foi, d'espérance et d'amour. Ce ne sont point les faibles lueurs du raisonnement humain qui les épurent, c'est le feu le plus ardent de la charité. Pour nous qui ne voulons pas négliger les âmes que les hérétiques abusent par de fausses promesses de philosophie et de science, nous devons explorer les chemins ; et nous marchons d'un pas plus lent que les saints personnages qui, dans leur vol rapide, ne daignent pas même les examiner. Toutefois nous n'oserions pas suivre cette voie, si nous ne voyions que, parmi les pieux enfants de l'Église catholique, notre excellente Mère, il en est un grand nombre ; qui, après avoir reçu de l'éducation le talent de la parole et de la controverse, se sont vus contraints d'en faire usage pour réfuter l'hérésie.
[1] Voir hist. de S. Aug. chap. VIII, pag. 48 ; Rét. liv. I, ch. VI.
[2] Analyse du traité de Musica chez Paul Dupont, 1849, Paris. En recommandant cette analyse à nos lecteurs nous les remettons à notre propre guide.
[3] Hist. universelle : définition de l'ode sacrée qui, elle aussi, était un rythme.
[4] Tableau de l'éloquence chrétienne au Ve siècle, p. 421-428.
[5] Modulari : soumettre à la mesure, à la règle.
[6] Tempori signifie aussi circonstance ; c'est un jeu de mots intraduisible.
[7] Géorg. III, 316.
[8] Keiros-ergon, œuvre de la main.
[9] Allusion à la Trinité.
[10] En grec : analogia.
[11] Sesquitertius numerus correspond au grec epitritos : il indique un tiers en sus. Ici donc le levé contient les 4/3 du posé et vice versa, suivant la place de la brève. C'est un rapport de 3 à 4.
[12] Choriambe, diiambe, ditrochée, antispaste.
[13] De 6 temps.
[14] Lorsque les consonnes ne sont pas mêlées avec les voyelles, la moitié du son s'échappe d'elle-même : l'autre moitié ne peut sortir de la bouche, malgré ses efforts et ses grimaces. Les consonnes ont un son plus voilé et plus difficile à émettre : toutefois, voyelles et consonnes se prononcent la bouche à demi-ouverte.
[15] Je te conseille de ménager tes forces : on se consume sur les livres. Laisse ton âme se distraire et se déployer en liberté. Détendre son esprit appliqué à de nobles objets, n'est-ce pas là un précepte de la sagesse* ?
* Ces vers sont de saint Augustin, et leur facture, irréprochable autant qu'élégante, prouve sa compétence et son goût.
[16] Ces mots n'offrent aucun sens : ce sont des mesures musicales exprimées à l'aide des mots, voilà tout.
[17] Prends le meilleur parti, pratique la vertu.
[18] Liv. I, chap. 7.
[19] Venez, muses qui habitez les fontaines ; vous qui, dans vos grottes profondes, faites entendre des chants plus doux que le miel ; vous qui baignez vos blonds cheveux dans la source d'Hippocrène où Pégase vint un jour laver sa bouche écumante et sa crinière ruisselante de sueur, avant de prendre son essor dans l'azur des airs.
[20] Le vers le plus considérable ne renferme que huit pieds . Voyez chap. IX, Liv. 3.
[21] J'exécute promptement ce que je fais pour toi en obéissant à l'âme *.
* La pensée est ici moins importante que les mots, uniquement destinés à marquer des mesures musicales.
[22] Ci-dessus, liv. III, 3.
[23] 8 temps X 4 = 32 : toujours d'après le nombre quatre, limite des nombres.
[24] Le plus petit mètre est de 2 pieds : 4 X 8 = 32. Huit pieds forment donc le plus grand mètre. — Le plus petit vers est de 8 temps : or, 8 X 4 = 32 : trente-deux temps forment le plus long vers.
[25] Si tu es quelque chose, agis bien ; celui qui agit mal ne fait rien et par conséquent sera malheureux.
[26] Male qui agit,
Nihil agit.
[27] Qui agit mal ne fait rien.
[28] Qui agit mal périt.
[29] Que dire d'un homme qui aime un autre homme, s'il aime en lui des avantages périssables ? Que dans un homme il aime donc l'esprit et son amour aura un objet.
[30] L'amour est pur si l'âme est pure ; Vautour veut un séjour ; l'âme est sa demeure. Ainsi il trouve un excellent séjour, quand la demeure est excellente ; mauvais, quand elle est mauvaise.
[31] L'esprit de l'homme entretient de bonnes ou de mauvaises pensées : veut-il le bien, il le possède ; veut-il le mal, il le possède.
[32] L'esprit de l'homme travaille à conquérir les biens au sein desquels il puisse demeurer : là point d'alarmes.
[33] Ou quatre pieds et demi.
[34] Le méchant aime et est en proie au besoin ; car il aime les biens qui sont incapables de le rassasier.
[35] L'homme qui s'attache aux biens passagers et fragiles, trouve semblablement ce qu'il cherche.
[36] L'homme qui aime des biens changeants, frivoles, passagers, défendra comme eux.
[37] Même signification.
[38] L'âme éprise des biens éphémères, frivoles, périssables, finira par leur ressembler.
[39] L'âme faible qui s'attache aux biens légers, fragiles, mesquins, Boit par leur ressembler.
[40] L'âme faible qui s'attache aux biens passagers, éphémères, frivoles, fragiles, finit par leur ressembler.
[41] L'homme de bien aime les biens solides, et qui les aime les trouve. Ainsi l'amour n'éprouve pas de vide, et ces biens sont Dieu même.
[42] L'homme de bien est heureux.
Le méchant est malheureux, il fait lui-même son malheur.
L'homme de bien est heureux : Dieu est son bonheur.
L'homme de bien est heureux, il voit heureusement Dieu.
L'homme de bien a aussi le goût du bien : en voyant Dieu il est heureux.
Celui qui désire voir Dieu et qui vit en homme de bien, le verra.
Celui qui désire voir le beau jour, n'a qu'à être bon et il verra aussi Dieu.
Celui qui désire voir ce beau jour n'a qu'à être bon ici et là, il verra aussi Dieu.
L'homme de bien est heureux ; car il jouit de Dieu.
Le méchant est malheureux : mais il devient son propre bourreau.
L'homme de bien voit Dieu ; il ne désire rien au-delà.
Le méchant cherche le bien au-dehors : là le vide qu'il éprouve.
L'homme de bien voit Dieu : c'est le souverain bien.
Le méchant cherche le bien au-dehors : de là ses besoins et son malheur.
L'homme de bien voit Dieu, il n'aspire plus à aucun bien.
Le méchant cherche le bien au-dehors : aussi erre-t-il en proie au besoin.
L'homme heureux voit Dieu : il n’aspirera plus à aucun autre bien.
[43] Les parfaits ignorent le besoin. La vérité soustrait au besoin. La vérité suffit, elle est immuable. La vérité s'appelle l'astre du Très Haut. Le monde que tu vois est l'ouvrage de la vérité. Tout ce qui nuit à nos yeux est créé par la vérité. Tout a été fait par la vérité la vérité est l'idéal de toute chose. Tout a été fait, je le vois, par la vérité. La vérité est immuable, le monde est en mouvement. Tu vois que tout a été fait par la vérité. La vérité est immuable, tout se meut. Tu vois que toutes ces choses sont l’œuvre de la vérité ; cependant la vérité est immuable, ces choses se meuvent. Tu vois que tout a été excellemment créé par la vérité. La vérité est immuable, tout se ment, mais avec régularité. Tu vois que tout a été créé et ordonné par la vérité. La vérité est immuable : en renouvelant les choses, elle les met en mouvement du môme coup. Tout a été fait, tout a été ordonné par la vérité. La vérité renouvelle tout, quoi.
qu'elle reste immuable tout est mis par elle en mouvement ponts renouveler. Tout a été fait par là vérité, tout a été mis en ordre pu elle ; la vérité, quoique immuable, renouvelle les choses ; elles sa mises en mouvement pour se renouveler.
[44] La liberté est le privilège des grands cœurs. Immense est le bienfait de la liberté. Celui-la seul devient libre qui triomphe de l'erreur. Celui-là seul vit en liberté qui déjà a triomphé de l'erreur. Celui-là devient seul libre qui brise les chaires de l'erreur. Celui-là mène une vie vraiment libre qui a déjà brisé les chaînes de l’erreur. Celui-là seul n'a pas une vie trompeuse, qui déjà a brisé les chaînes de l'erreur. Celui-là seul vit légitimement et véritablement libre, qui dans sa grandeur d'âme a brisé les chaînes de l’erreur. Celui-là seul vit réellement et sans mensonge en liberté, qui a brisé les claies funestes de l'erreur. L'homme libre seul mène une vie pleine d'une grandeur réelle et sans mensonge, quand il a déjà brisé les fumes chaînes de l'erreur. L'homme libre seul a une vie pleine de grandes et sans mensonge, quand il a prudemment brisé les chaînes de l’erreur. L'homme libre seul vit réellement et sans mensonge en sécurité, quand il a déjà prudemment brisé les funestes chaînes de l’erreur. L’homme libre seul vit déjà en sécurité réellement et sans feinte quand il a déjà brisé prudemment les chaînes cruelles et funestes de l'erreur. L'homme libre seul mène une vie tranquille réellement d sans feinte, quand il a déjà prudemment brisé les chaires cruelles et funestes de l’erreur.
[45] Cf. Chapitre III, IV, V, VI.
[46] Le levé et le posé sont dans un rapport différent.
[47] Le maître se fatigue à instruire des esprits lourds.
[48] Où l'amour est sans bornes, l'effort est insensible.
[49] Nous lisons sensu et non censu : censu, le calcul des temps, formant avec ratione une tautologie.
[50] Garde-toi du fourbe. Garde-toi du débauché. Garde-toi du bavard. Garde-toi de la fourberie. Garde-toi aussi de l'envieux, et enfin de l'homme sans énergie.
[51] Les gens sincères sont rois. Les sages sont rois. Ceux qui disent la vérité sont rois. La prudence est reine. Les bons règnent sur les bons. Tout ce qui est pur règne.
[52] Ces pieds de deux syllabes sont le pyrrhique, l'iambe, le trochée, le spondée (14 X 4 = 56).
[53] L'élève, on l'a vu, avait combiné un second épitrite avec un iambe suivi d'un silence.
[54] Tu vois comme le triple lever d'Hécate fait tourbillonner la flamme.
[55] Assez longtemps Jupiter a lancé sur la terre la neige et la grêle funeste ; assez longtemps son bras enflammé a lancé la foudre sur les édifices sacrés.
(Horat. liv, I, ode 2.)
[56] Il galope au milieu des chevaux de notre nation.
[57] Horace, Odes 1, 9, 3-4.
[58] Que longue ici comme finale et suivie d'un silence.
[59] Les charmes du printemps se font sentir dans les campagnes, l’hirondelle accourt nous demander l'hospitalité.
[60] La trompette fait retentir avec l'airain recourbé un son terrible.
[61] La température se renouvelle ; les brises sont tièdes : c'est la vison du plaisir.
[62] Le vrai est à notre portée, si tu dis vrai.
[63] Le vrai est à notre portée : dis vrai.
[64] Quand tu entrelaces de jeunes plants, marie-les de façon que la vigne et l'ormeau puissent croître ensemble.
[65] Voir plus bas, liv. V, ch. V.
[66] Puisse pendre à mes épaules la lyre harmonieuse ! Puisse-t-elle rendre des sons variés qui fassent retentir su loin tout le bois verdoyant et le fleuve qui se promène avec mille détours.
Térence ; Pomponius.
[67] Assez longtemps Jupiter a fait tomber sur la terre la neige et la grêle funeste : assez longtemps la foudre lancée par son bras enflammé sur les édifices sacrés a épouvanté Rome.
(Horace, liv. 1, ode 2.)
[68] Dans cette grotte charmante, Pyrrha, pour qui tresses-tu ta blonde chevelure. (Hor. liv. 1, ode 5.).
[69] Tu vois comme se dresse, toute couverte d'une neige épaisse, la blanche cime du Soracte, comme les forêts ont peine à soutenir le fardeau des frimas, comme les ruisseaux sont immobiles sous les étreintes de la gelée. (Hor. liv. 1. ode 9.).
[70] Dis, deux ; kolon, membre : en français, strophe. Mais la strophe en vers correspond à la période en prose.
[71] Enéid. liv. 3. vers. 548.
[72] Rome, Rome, vois jusqu'où s'étend la bienveillance des dieux.
[73] C'est-à-dire, mettre le premier à la place du second et réciproquement. La conversion, est un terme de logique très connu que, saint Augustin applique ici et plus loin à la métrique.
[74] Ce vaisseau que vous voyez, étrangers.
[75] Mécène, rejeton d'une race royale. (Horace, liv. I, od. 1.).
[76] L'homme de bien heureux est celui qui, éloigné des affaires...
[77] L’homme pieux éloigné du mal est heureux.
[78] Térence.
[79] La nuit régnait : la lune, au milieu des étoiles plus pâles, brillait dans un ciel serein. (Hor. Epod. ode 15.)
[80] Plus de neiges : les plaines ont repris leur verdure, les arbres leur feuillage. (Hor. liv. IV, ode 7.)
[81] Le dialogue a lieu à la campagne.
[82] Rétr. liv. 1, chap. XI, n. 2.
[83] Ecclé. VII, 26.
[84] Il y a là comme au pressentiment des ondes sonores de la physique moderne.
[85] Rét. liv. 1, chap. XI, n. 3.
[86] Rom. VII, 24, 25.
[87] Progressores : c'est-à-dire, qui résultent des mouvements de lime vers le corps, lorsqu'elle n'est pas avertie par les sons du dehors.
[88] Occursores, c'est-à-dire, ceux qui résultent des mouvements par lesquels l'âme va à la rencontre, s'oppose aux impressions que le corps a reçues (voir le chapitre V). Cette terminologie recouvre des idées très précises, et d'ailleurs les philosophes ne se sont jamais interdit ces néologismes, pour rendre leur pensée et éviter les périphrases. Voir le chap. IX, où l'auteur explique lui-même toutes ces distinctions.
[89] Le vers est par conséquent iambique U¯.
[90] Image charmante. Les heures sont au jour, les mois à l'année, comme les brèves aux longues dans un iambe.
[91] C'est le premier vers de l'hymne de saint Ambroise : Augustin l'avait souvent entendu chanter à Milan.
[92] C'est-à-dire, relevant du sentiment.
[93] Bref tout autour : amphi-braxus c'est-à-dire à chaque extrémité U¯U.
[94] Nombres, est pris ici au propre, chiffre : voy. liv. IV, ch. VII et surtout chap. XII.
[95] Matt. VI, 21.
[96] Rom. VII, 26.
[97] On reconnaît ici, comme dans d'autres ouvrages de saint Augustin, la doctrine Platonicienne de la Réminiscence exposée en termes presque identiques dans le Menon. Leibnitz y voit avec raison une preuve de l'innéité des idées.
[98] Saprophiloi, amateurs de choses rebutantes.
[99] Par exemple les yeux et le nez.
[100] Eccli. X, 14 ; 15. 9, 10.
[101] Matth. XI, 30.
[102] Rét. liv. I, ch. XI, n. 4.
[103] 1 Jean, II, 15, 16.
[104] Ce n'est pas l'objet même qui souille, c'est l'abus qu'on en fait. Qu'on se rappelle le fruit défendu.
[105] De même dans la musique moderne, les mouvements allegro ou andante, etc. ne changent rien à la valeur intrinsèque des notes, le rapport d'une blanche à une noire, d'une noire à une croche étant le même.
[106] C'est ainsi qu'en français l'oreille n'est pas dupe d'une rime qui ne s'adresse qu'aux yeux.
[107] I Cor. XV, 53.
[108] Rom. VIII, 11.
[109] Les démons.
[110] Philip. I, 23, 21.
[111] Y compris la prudence dont saint Augustin parle immédiatement.
[112] I Jean, III,2.
[113] Ps. XXXIII, 9.
[114] I Pierre II, 3.
[115] Ps. XXXV, 8-12.
[116] Dans ce « principe qui se reproduit en image de soi-même parfaitement égale à lui-même » et dans a cette unité sortie de l'unité, tout lecteur intelligent sentira qu'il est question du plus grand de nos mystères.
[117] La pesanteur.