Saint Augustin
Les sept Livres ont été traduits par M. l'abbé LECLERC.
Ouvrages tirés des Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois en français sous la direction de M. Raulx, Bar-Le-Duc, 1866, tome Quatrième Commentaires sur l'Écriture p. 323-374
LOCUTIONS TIRÉES DE LA SAINTE ÉCRITURE, QUI NE PARAISSENT ÊTRE QUE DES IDIOTISMES OU FORMES PARTICÙLIÈRES DE LA LANGUE HÉBRAÏQUE ET GRECQUE.
14. Et dividant inter medium diei, et inter medium noctis[1].
20, 26. Volatilia volantia super terrain secundum fermamentunt coeli[2]. Comment faut-il entendre secundum fermamentum ? Même question sur ces autres paroles : Faciamus hominem secundum imaginem et secundum similitudinem[3], que beaucoup de manuscrits latins rendent ainsi, ad imaginem et similitudinem.
28. Implete terram, et dominamini ejus[4]. Le latin demande : dominamini ei.
5. Et homo non erat operari terram[5]. Les versions latines portent : qui operaretur terram :
8. Plantavit Deus paradisum secundum Orientem[6]. Les exemplaires latins portent : ad Orientem.
9. Ce que beaucoup de versions latines rendent ainsi : Et lignum sciendi bonum et malum, ou bien lignum scientiae boni et mali, ou bien lignum sciendi boni et mali[7], ou toute autre forme semblable, à laquelle d'autres interprètes auraient pu s'attacher, le texte grec l'exprime de cette manière : Et lignum ad sciendum cognoscibile boni et mali[8] ; je ne saurais dire si c'est là une simple locution ; ou s'il n'y a pas plutôt un sens particulier que le texte laisse entrevoir.
16. Dans cette phrase du texte latin. Ex omni ligno quod est in paradiso, escoe edes[9], il ne faut pas lire : in paradiso escoe, mais escoe edes ; car l'expression escâ edes est conforme au génie de la langue latine, qui, dans ces sortes de locutions, remplace ordinairement le datif grec par l'ablatif, que les grammairiens appellent aussi le septième. Ou bien il faut construire la phrase de cette manière : Ex omni ligno escoe.
1. Serpens erat prudentissimus omnium bestiarum[10]. Ainsi s'expriment un grand nombre d'interprètes latins. On lit dans le grec phronimotatos le plus entendu, et non sophotatos le plus sage.
7. Il est écrit d'Adam et d'Eve : « Leurs yeux s'ouvrirent. » Mais il serait absurde de croire que jusqu'alors ils étaient aveugles, ou avaient erré, les yeux fermés, dans la paradis terrestre. C'est donc là une locution, la même que nous retrouvons dans ce passage où il est dit d'Agar : « Elle ouvrit les yeux et aperçut un puits[11] ; » certainement, elle n'était pas restée assise jusqu'à ce moment, les yeux fermés. Ils ne marchaient pas non plus les yeux fermés, en suivant avec Jésus le chemin d'Emmaüs, ces disciples qui reconnurent le Seigneur après sa résurrection, et dont il est dit cependant que leurs yeux s'ouvrirent à la fraction du pain[12].
15. Au lieu de ces paroles, que l'on trouve dans beaucoup de manuscrits : Inimicitiam ponam inter te et mulierem[13], le grec porte : In medio tui et in medio mulieris. C'est évidemment une locution, puisque la signification est absolument la même, que quand on dit : Inter te et mulierem. La même remarque s'applique aux paroles qui suivent immédiatement : In medio seminis tui et in medio seminis ejus[14].
17. On lit dans plusieurs versions latines Quia audisti vocem mulieris tuae, et edisti de ligno de quo proeceperam tibi de eo solo non edere[15] ; et dans le grec : Edisti de ligno de quo proeperam, tibi eo solo non edere ex eo. Mais d'autres interprètes grecs achèvent la phrase par le mot manducasti, ou edisti ; en sorte que, selon eux, le sens serait : Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé du fruit de l'arbre, le seul dont je t'avais défendu de manger, tu en as mangé.
2. Et apposuit parere fratrem ejus Abel[16]. On rencontre fréquemment cette locution dans les saints livres : apposuit dicere[17].
8. Et factum est, dum essent in campo, insurrexit Caïn super Abel, et occidit eum[18]. On voit ici une locution ; car si l'on supprimait : Et factum est, pour commencer la phrase par ces mots : Et eum essent in campo ; le sens serait aussi complet.
6. On lit dans plusieurs versions latines : « Dieu se repentit, et dit : J'exterminerai de dessus la terre l'homme que j'ai créé ». Mais on trouve dans le grec le mot dienonethe, qui exprime plutôt l'action de méditer, que celle de se repentir. C'est aussi le sens qu'ont adopté plusieurs interprètes latins.
14. La plupart des versions latines portent Nidos facies in arcam[19], quoique le latin demande in arcâ, et non pas in arcam. Mais le grec ne met ni in arcam, ni in arcâ ; il dit : Nidos facies arcam, pour faire entendre que l'arche ne sera qu'un composé de petites chambres.
16. Au lieu de dire avec la plupart des interprètes : Facies ostium arcae à latere[20], quelques uns ont préféré dire ex transverso ; voulant ainsi reproduire le sens du grec ex plagion.
4. On lit dans plusieurs versions latines : Adhuc enim septem dies, ego inducam diluvium aquae super terram[21] ; mais le grec porte : ego inducam pluviam super terram. Dans la locution grecque on remarque l'emploi du génitif, et non de l'accusatif, en sorte que, pour se servir du même cas en latin, il faudrait dire : Adhuc enim septem dierum, inducam pluviam super terram.
5. Cette phrase : Et fecit Noë omnia quaecumque praecepit illi Dominus Deus, sic fecit[22], présente une locution semblable à celle que nous trouvons dans l'histoire de la création du monde, où après avoir dit : Et sic factum est et cela se fit ainsi, Moïse ajoute : Et fecit Deus, et Dieu le fit.
4. Il est à remarquer que dans cette phrase Delebo omnem suscitationem[23], l'Ecriture ne se sert pas du mot creationem, ce qui est créé, mais du mot suscitationem, ce qui a reçu la vie ; c'est le sens du mot grec anastasin, qui ne laisse pas, toutefois, d'être employé habituellement dans les versions grecques pour signifier la résurrection, quoique ce dernier sens soit très bien exprimé par eksanatasis : et qu'on eût pu par conséquent, rendre par anastasis l'action de naître, et par eksanatasis, l'action de ressusciter. C'est de cette dernière expression que l'Apôtre s'est servi, lorsqu'il a dit : Si quo modo occurram in resurrectionem mortuorum[24] ; là en effet le texte grec porte eksanatasin, et non anastasin.
14. Dans ce passage : Et ommes bestiae secundum genus, et omnia pecora secundum genus, et omne repens quod movetur super terrain secundum genus, et omne volatile secundum genus, intrarunt ad Noë in arcam, bina ab omni carne, in quo est spiritus vitae[25], le pronom in quo n'a pas d'antécédent, à moins qu'on. ne sous-entende le mot genus comme s'il y avait in quo genere. Car si l'on sous-entendait.le mot carne, il faudrait dire in qua : or aucun interprète n'a fait ce changement si ce n est Symmaque.
23. Et deleta est omnis suscitatio[26]. On voit ici pour la seconde fois l'expression suscitatio, mise pour conditio, creatura carnis.
Après avoir dit : « Et toutes les créatures animées, qui existaient sur la surface de la terre, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, tant celles qui rampent, que celles qui volent dans l'air, furent détruites, » l'auteur de la Genèse ajoute « Et elles furent exterminées de dessus la terre. » C'est là une forme particulière de langage, appelée répétition, et dont l'usage est familier aux écrivains sacrés.
7. Dans cette phrase : « Noé fit sortir un corbeau, pour voir si les eaux s'étaient retirées ; et le corbeau, étant sorti, ne revint plus, jusqu'à ce que la terre fut entièrement sèche, » on voit une locution qui revient fréquemment dans l'Écriture, et qu'il est bon de signaler dès maintenant : en disant que le corbeau ne revint plus jusqu'à ce que la terre fut entièrement sèche, l'écrivain sacré ne veut pas donner à entendre, qu'il soit revenu dans la suite.
9. Ces paroles : Et extendit manum suam, accepit eam et induxit eam ad semetipsum in arcam[27], renferment une locution qui me parait venir de l'hébreu ; car elle est très familière aussi à la langue des Carthaginois, qui a des caractères de ressemblance très nombreux avec la langue hébraïque. Il suffisait de dire : Et extendit manum, sans ajouter suam. Faisons la même remarquer sur cette phrase, que nous trouvons quelques lignes plus loin : Habebat olivoe folio, surculum in ore suo[28].
12. Et non apposuit reverti ad eum amplius[29] ; cette locution est très usitée dans l'Écriture.
21. Cette phrase : Et non adjiciam adhuc maledicere super terram[30], présente une locution semblable à la précédente : Et non apposuit reverti, ad eum.
Ibid. Même remarque sur cette autre phrase : Et non adjiciam percutere omnem carnem vivam[31].
5. Au lieu de dire : Et enim sanguinem vestrum animarum vestrarum, votre sang, il eut suffit de mettre sanguinem vestrum, ou bien sanguinem animarum vestrarum.
12. Hoc signum testamenti, quod ego ponam intermedium meum et vestrum[32] ; c'est comme s'il y avait : inter me et vos.
9. Hic erat gigas venator contra Dominum Deum[33] ;
peut-être pourrait-on entendre ces derniers mots dans le même sens que coram
Domino Deo, devant le Seigneur, puisque le synonyme grec
(evavtiov) est pris ordinairement dans
cette acception.
14. Unde exiit inde Philisthiim[34], il suffisait de dire : Unde exiit Philisthiim.
1. Et erat omnis terra labium unum[35] ; nous disons en latin lingua una. Dans cette même phrase, les mots omnis terra désignent la totalité des hommes qui existaient alors, bien qu'ils ne fassent pas encore répandus par toute la terre.
3. Et facti sunt illis lateres pro lapide[36]. Le grec s'exprime ainsi : Et facti sunt illis lateres in lapidem ; rendue en latin, cette locution est moins facile à comprendre.
4. « Venez, bâtissons-nous une ville et une tour, dont le sommet s'élève jusqu'au ciel. » Ce langage est hyperbolique, du moins dans l'opinion de ceux qui y voient une locution ; mais faut il prendre à la lettre les mots : « jusqu'au ciel ? » C'est que nous examinerons dans le livre des questions.
10. Là où quelques versions latines portent Sem filius Noë erat annorum centum, cum genuit Arphaxad[37], on lit dans le grec : Sem filius centum annorum cum genuit Arphaxat ; il y a donc une ellispe, attendu que le verbe erat n'est pas exprimé. Ensuite, comme on ne lit pas filius Noë mais simplement filins, il faut y reconnaître une nouvelle locution.
30. « Sara était stérile, et n'avait pas d'enfants ; » il suffisait de dire : « Sara était stérile. »
12. Erit ergo, cum te viderint : Aegyptii, dicent : Quia uxor illius haec[38]. C'est par une espèce de locution que le mot quia a été ajouté ici ; on aurait pu dire simplement, uxor illius haec.
14. Au lieu de dire : Factum est autem statim ut intravit Abram in Aegyptum[39], on aurait pu se contenter de mettre : Statim autem ut intravit Abram in Aegyptum.
18. Quid hoc fecisti mihi, quia non annuntiasti mihi quia uxor tua est[40] ? il suffisait de dire non annuntiasti.
De plus l'expression annuntiasti est elle-même une forme propre à l'Écriture ; car les versions latines la traduisent presque toujours par non dixisti.
1. Ascendit autem Abram de Aegypto, ipse et uxor ejus, et
omnia ejus, et Loth cum eo in desertum[41].
Il faut sous-entendre ascenderunt. Cependant on ne peut pas dire, dans
le sens propre, que les choses inanimées qu'Abram possédait, comme l'or,
l'argent et tous ces meubles, soient sortis avec lui : c'est donc ici une
locution, que les Grecs appellent
(Zeugma kat’elleipsin), ellipse.
7. Et facta est rixa inter medium pastorum pecorum Abram et pecorum Loth[42]. Les interprètes latins n'ont pas recherché, pour la plupart, à reproduire cette locution ; mais ils se sont conformés au génie de notre langue. C'est pour la dernière fois que nous mentionnons cette manière de parler ; car elle reparaît dans le texte grec toutes les fois qu'une idée semblable se présente à exprimer.
8. « Parce que nous sommes frères, » disait Abram à Loth. On voit par là que, dans ce langage de l'Écriture, le nom de frères est donné à tous ceux qui sont unis par les liens du sang, lors même que le degré de parenté n'est pas égal pour tous, et que l'un est à un degré supérieur et à l'autre un degré inférieur, comme cela . a lieu ici, puis qu'Abram était oncle de Loth.
1. Factum est autem in regno Amarphal regis Sennaar[43]. Suivant le génie de notre langue, nous aurions dit simplement : In regno autem Amarphal. Quand donc l'Écriture commence une phrase par les mots : Factum est auteur, elle emploie une forme qui lui est propre.
5. Dans cette phrase : Quartodecimo autem anno Chodollogomor et reges qui cum eo[44], il faut sous-entendre erant ; et même certains interprètes latins ont eu soin de l'exprimer.
6. Il faut également sous-entendre erant dans ce membre de phrase : Et Chorroeos qui in montibus Seir[45].
13. Adveniens autem eorum qui evaserunt quidam, nuntiavit Abram transfluviali, ipse autem habitabat ad quercum Mambre, Amorrhis fratris Eschol, et fratris Aunan ; qui erant conjurati Abram[46]. Il existe ici une transposition de mots fort obscure ; l'ordre naturel est celui-ci : Adveniens eorum qui evaserunt quidam Amorrhis fratrisEscholet fratris Aunan, qui erant conjurati, nuntiavit Abram trans fluviali ; ipse autem habitabat ad quercum. Cette transposition de mots est rendue plus obscure encore par une ellipse, car en disant : quidam Amorrhis fratris Aunan, on n'exprime pas ce qu'est cet homme pour le frère d'Aunan, mais on laisse entendre qu'il est son fils. C'est donc la même locution que dans ce passage de l'Évangile : Jacobus Alphei, Jacques fils d'Alphée, où il est impossible de ne pas sous-entendre filius, bien qu'il ne soit pas exprimé. On rencontre souvent dans l'Écriture de semblables locutions, où le mot filius est sous-entendu.
22. On lit dans quelques manuscrits latins Et dixit Abram ad regem Sodomorum : Extendo manum meam ad Deum altissimum, qui creavit ccelum et terram, si a sparto usque ad corrigiam calceamenti[47]. On voit que le traducteur n'a pas compris le sens du mot grec spartiou, qui veut dire fil. La locution du texte sacré est celle-ci : Extendo manum meam ad Deum altissimum, qui creavit ccelum et terram, si accipiam de omnibus tuis. Or si l'on admet que ces paroles : Extendo manum meam ad Deum altissimum, ont le sens de juro, la locution ne pourra passer dans la langue latine ; il faudra tourner la phrase de cette manière : Extendo manum meam ad Deum altissimum, me non accipere de omnibus tuis.
13. Sciendo scies quia peregrinum erit semen tuum in terra[48]. Cette locution est d'un usage très fréquent dans l'Écriture ; le grec l’exprime ainsi : sciens scies, ce qui est presque la même chose.
3. Et dedit eam Abram viro suo ipsi uxorem[49]. Le mot ipsi est de trop.
4. Cum autem vidit se conceptum habere, spreta sum coram
illa[50].
Le grec emploie ici un participe qui n'existe pas dans la langue latine, le
participe
;
c'est comme s'il y avait : Videns autem se eonceptum habere, spreta sum
coram illa, où l'on voit une espèce de solécisme. Il y en a également un dans
l'emploi du participe
(idousa),
que nous remplaçons parle mot latin videns.
6. Ce que les versions latines rendent ainsi : Augeam te nimis valde[51], est exprimé dans le grec par les mots valde valde.
8. Et dabo tibi et semini tuo post te terram in qua habitas, omnem terram Chanaan in possessionem aeternam[52]. On peut se demander s'il n'y a pas une locution dans le mot aeternam, traduit du grec aionion ; ainsi que dans ces paroles : Et semini tuo post te, qui expliquent dans quel sens il faut entendre le mot tibi, qui précède.
9. Tu autem testamentum meum conservabis, et semen tuum post te in progenies suas[53] ; conservabis est mis pour conserva, le futur pour l'impératif.
12. Et puer octo dierum circumcidetur, omne masculinum[54] ; omne masculinum est mis pour omnis masculus ; comme si la circoncision ne concernait pas exclusivement les enfants mâles.
17. Et procidit Abraham in faciem, et dixit in animo suo dicens : Si mihi centum annos habenti nascetur, et si Sara annorum nonaginta pariet[55] ? Cette locution exprime l'étonnement et non pas le doute ; rien n'est plus certain.
24. Abraham autem erat annorum nonaginta novera cura circumcisus est carnem proeputii sui[56] ; le latin demandait carne ou in carne.
7. Et in boves adcucurrit Abraham[57] ; le latin demandait ad boves.
11. Abraham autem et Sara seniores progressi in diebus[58]. Le grec porte progressi dierum.
20. Dixit autem Dominus : Clamor Sodomorum et Gomorrhoe impletus est, et delicta eorum magna valde[59]. Dans le langage de l'Ecriture le mot clamor désigne souvent le crime commis avec cette impudence et cette entière liberté qui exclut tout sentiment de honte ou de crainte.
28. Et dixit : Quia non perdam, si invenero ibi quadraginta quinque[60]. Le mot quia semble inutile ; aussi ne se trouve-t-il pas dans certains exemplaires latins.
30. « Seigneur, si je parle encore ? » il faut sous-entendre : vous irriterez-vous ? ou toute autre expression ayant le même sens.
29. Cura everteret Dominus civitates, in quibus habitabat in eis[61].
13. In omni loco ubi intraverimus ibi[62].
19. « Dieu lui ouvrit les yeux, et elle aperçut un puits d'eau vive. » C'est ici une locution, car on ne peut pas supposer qu'Agar avait les yeux fermés. Nous avons déjà fait la même remarque au commencement de ce livre à l'endroit où il est dit : « Et leurs yeux s'ouvrirent[63]. »
23. Et terra quam inhabitasti in ea[64].
27. Et disposuerunt ambo testamentum[65] ; c'est comme s'il y avait ; testati sunt ambo ; l'Ecriture aime à employer le mot testamentum dans le sens de pacte.
2. Accipe filium tuum dilectum[66]. Le mot accipe est une locution, qui se trouve déjà dans les paroles de l'ange Agar au sujet de son fils[67].
4. Et respiciens Abraham oculis[68] ; il suffisait de dire respiciens.
16. Per memetipsum juravi, nisi benedicens benedicam te[69] ; c'est comme s'il y avait : Per memetipsuin juravi quod benedicens benedicam te, ou simplement et sans conjonction : Per memetipsum jùravi, benedicens benedicam te.
17. Et multiplicatis multiplicabo semen tuum[70] ; c'était assez de dire multiplicabo.
20. Et nuntiatum est Abrahae dicentes[71] : la forme régulière serait celle-ci : Nuntiaverunt Abrahae dicentes, ou bien : Nuntiatum est a dicentibus.
3. Et surrexit Abraham a mortuo suo[72] ; on devait mettre a mortua sua. Le saint patriarche dit encore en parlant de Sara : Et sepeliam mortuum meum[73] ; ce n'est pas le genre neutre qui est employé ici, comme s'il fallait lire corpus mortuum, mais le genre masculin, ainsi qu'on le voit par le texte grec.
3. Et adjurabo te per Dominum Deum caeli et Deum terrae[74]. Le grec n'a pas la préposition per, mais simplement : Adjurabo Dominum Deum coeli.
Ibid. — Cum quibus ego habito in eis[75].
5. « Si la femme ne veut pas me suivre. » C'est une forme propre à la langue grecque, d'appeler femme toute personne du sexe.
Ibid. — In terram de qua existi inde[76].
6. Attende tibi ne revoces filium meum illuc[77]. Ces paroles sont la formule ordinaire d'une défense comminatoire.
9. « Le serviteur mit la main sur la cuisse d'Abraham, et promit avec serment, juravit, « de faire ce qu'il lui avait ordonné. » On voit ici la preuve que ces paroles d'Abraham déjà citées : Adjuro te, sont une locution ayant le même sens que jura mihi, jure-moi. Mais comme cette manière de parler ne nous est pas familière, il faut examiner s'il n'y a pas dans le texte d'autres formules équivalentes qui confirment notre explication. Or Abraham venait de dire : « Si la femme refuse de te suivre, tu seras dégagé de ton serment[78] : » c'est une preuve manifeste, qu'il avait employé l'expression adjuro te, dans le sens de jura mihi.
16. Il est dit de Rebecca : « C'était une vierge d'une grande beauté, elle était vierge, aucun homme ne l'avait connue. » Cette répétition renferme l'éloge de sa virginité. Mais pourquoi a-t-on ajouté : « Aucun homme ne l'avait connue, » si ces paroles ne sont pas une simple locution ? Il serait inouï que le mot vierge servit à désigner la fleur de l'âge plutôt que l'intégrité du corps. On lit dans le grec : «Aucun homme ne l'a connue, » au lieu de «ne l'avait connue ; » l'enchaînement des idées parait brisé par ce changement de temps.
26. Adoravit Domino[79] ; nous disons en latin Adoravit Dominum.
27. Quoniam non dereliquit justitiam et veritatem a Domino meo[80] ; c'est comme s'il y avait justitiam et veritatem quae est a Domino meo, ou plus clairement : quam fecit Dominus meus.
28. « La jeune fille courut à la maison de sa mère, porter cette nouvelle, » comme si ce n'était pas aussi bien la maison de son père.
32. Et aquam lavare pedibus ipsius, et pedibus virorum qui cum eo erant[81].
40. Dominus cui placui ante ipsum, ipse mittet angelum suum tecum[82] ; il suffisait de dire : cui placui, car Abraham pouvait-il plaire à Dieu autrement qu'en sa présence : ante ipsum
42. Si tu prosperas viam meam, qua ego nulle ingredior in eam[83].
43, 44. Le serviteur d'Abraham, rapportant les paroles qu'il avait prononcées lorsqu'il s'approchait de la fontaine, s'exprime ainsi : « La vierge à qui je dirai : Donne-moi à boire un peu de cette eau qui est dans ton vase, et qui me répondra : Bois, et je vais aussi en puiser pour tes chameaux ;.cette femme est celle que le Seigneur a destinée à son serviteur Isaac. » Par ces paroles nous voyons clairement que la langue hébraïque donné même aux vierges le nom de femme.
48. « J'ai béni le Seigneur, le Dieu d'Abraham mon maître ; » c'est une formule de respect très familière à l'Écriture, comme cette expression « Le Dieu d'Hélie. »
49. « Faites-moi connaître vos intentions afin que « je sache si je dois retourner à droite ou à gauche. » Par la droite il entend le succès, et par la gauche la mauvaise fortune ; en sorte que ce sera la droite, si sa demande lui est accordée, et la gauche, s'i elle lui est refusée : car nul doute qu'il ne dût retourner par.. le chemin qu'il avait déjà suivi. Nous trouverons la même locution dans d'autres endroits de l'Écriture, où la droite désigne toute espèce de biens et la gauche toute espèce de maux, soit au physique comme le bonheur et le malheur, soit au moral comme la justice et l'injustice ; et quelquefois encore la droite est mise pour les choses éternelles et la gauche pour les choses temporelles.
13. Haec sunt nomina filiorum Ismaël secundum nomina generationum eorum[84] ; c'est comme s'il y avait : secundum qua nomina generationes eorum appellatae sunt.
20. Accepit Rebeccam filiam Bathuel Syri de Mesopotamia, sororem Laban Syri, sibi in uxorem[85]. On pouvait se contenter de mettre uxorem, ou bien sibi uxorem.
24. Et ei erant gemini in utero ejus[86] ; on pouvait se dispenser d'ajouter ejus.
27. Creverunt autem juvenes[87]. On rencontre de semblables locutions même chez les auteurs profanes, par exemple dans ce passage de Virgile : Et scuta latentia condunt[88], mis pour : condendo latentia faciunt. De même ici la phrase creverunt juvenes, étant appliquée à des enfants ; doit s'entendre de cette manière : crescendo facti sunt juvenes.
31. Jacob dit à Esaü : Vende mihi hodie primogenita tua mihi[89] ; ainsi porte le texte grec.
28. Videntes vidimus quia est Dominus tecum[90]. Et disponemus tecum testamennum[91]. L'Ecriture se sert volontiers, pour désigner un pacte, du mot testamentum, en grec diatheken. Ce que les versions latines expriment de cette manière : Et disponemus tecum testamentum ne facias nobiscum malum[92], revient à ceci : Ut paciscaris non facere nobiscum malum.
1. Et vocavit filium suum seniorem Esaü et dixit[93]. Le mot seniorem n'est pas employé ici pour indiquer un âge avancé, mais un âge relativement plus grand.
3. Nunc ergo sume vas tuum pharetramque et arcum[94]. On ne lit pas vasa, mais vas. La signification de ce mot est assez obscure, si l'on n'y reconnaît pas une locution, en vertu de laquelle vas exprimerait déjà pharetram. Ce serait donc pour expliquer le mot vas, qu'Isaac y aurait joint pharetramque et arcum ; et ainsi en disant : sume vas tuum id est pharetram ; et il aurait ajouté et arcum, pour désigner un second objet différent du carquois déjà exprimé par vas. Ou encore le mot vas désigne en même temps le carquois et l'arc, et le singulier est mis pour le pluriel ; c'est ainsi qu'on dit : accipe vestem tuam, prends ton habit, pour signifier plusieurs vêtements ; on dit également miles, le soldat, pour désigner plusieurs soldats. Nous pourrions apporter beaucoup d'autres exemples.
Ibid : Exi in campum venare mihi venationem[95].
9. « Cours au troupeau de brebis, et apporte-moi deux des meilleurs chevreaux. » Ces deux espèces d'animaux sont désignés sous la dénomination commune de brebis, parce qu'ils paissaient ensemble.
4. « Que Dieu t'accorde la bénédiction promise à Abraham ton père. »
Ce sont les paroles d'Isaac à son fils ; mais en réalité Abraham, père d'Isaac, était le grand-père de Jacob.
5. « Et il partit pour la Mésopotamie de Syrie, » comme s'il y avait un autre Mésopotamie que celle qui est en Syrie. Mais ce denier mot ne doit pas venir des Septante, parce que dans cette version il est marqué d'un astérisque.
15. Dieu dit à Jacob : « Je, ne t'abandonnerai pas que je n'aie accompli tout ce que je t'ai promis ; » comme s'il devait l’abandonner une fois les promesses accomplies ; tel n'est pas certainement le sens : c'est donc une locution.
16. Surrexit Jacob de sommo suo et dixit : Quia hoc Dominus in loco hoc, ego autem ignorabam[96]. Le sens serait complet sans le mot quia. Ces paroles «le Seigneur est vraiment en ce lieu, » équivalent à celles-ci : « Le Seigneur s'est manifesté ici ; » car le Seigneur ne peut-être contenu dans un lieu.
5. Jacob demande aux bergers : « Connaissez-vous Laban fils de Nachor ? » Il aurait du dire de Bathuel. Mais nous concluons de ces paroles que le nom de Nachor était plus connu, et que c'est par honneur pour sa dignité de chef de famille qu'il le nomme de préférence. C’est une locution très commune d'appeler fils d'un aïeul ou d'un bisaïeul ou de tout autre ascendant plus éloigné, celui qui en descend directement. Voilà pourquoi Isaac a donné à Abraham le nom de père à l'égard de son propre fils, comme nous l'avons remarqué tout-à-l'heure.
7. Adhuc est dies multa, nondum est hora congregandi pecora[97].
4. Et dedit illi Balam ancillam suam ipsi uxorem[98] ; le sens eut été complet indépendamment du mot ipsi.
27. Si inveni gratiam antet e, auguratus essem ; benedixitenim me Deus in introitu tuo[99]. Ces paroles du texte ne paraissent pas avoir une raison logique, il fallait dire : Si invenissem gratiam ante te, auguratus essem. Mais puisqu'on s'est exprimé ainsi : si inveni, l'ordre naturel est celui-ci : si inveni gratiam ante te, permute me augurari, comme s'il y avait : O si auguratus essem! dont le sens est : Ad bonum augurium te in domo mea haberem.
33. Et exaudiet me justitia mea in die crastino[100] ; c'est comme s’il y avait exaudiri me faciet.
2. « Jacob remarqua que Laban ne le regardait plus du même oeil que la veille et l'avant-veille. » C'est une locution très familière aux écrivains sacrés, de dire « la veille et l'avant-veille » pour exprimer un temps passé en général.
10. « J'ai vu de mes yeux en songe, » quoique les yeux du corps soient fermés dans le sommeil.
13. Ego sum Deus, qui apparui tibi in loco Dei[101]. On voit ici une locution ; les mots Deus in loco Dei, ne doivent-ils pas être pris dans le même sens que Pluit Dominus a Domino[102], où est indiquée la génération du Fils par le Père ?
31. Respondens autem Jacob dixit ad Laban Dixi enim, ne forte au feras filias tuas à me, et omnia mea[103].
33. « Laban entra dans la maison de Lia, pour y faire des recherches. » On s'étonne qu'il soit question ici de la maison de Lia, puisque c'est au milieu du chemin que la famille de Jacob fut rejointe par Laban. Peut-être est-ce un usage de la langue sacrée, de donner le nom de maison à une chambre ou tente, comme quand il est parlé des maisons des servantes.
37. « Jacob dit à Laban : Tu as examiné avec le plus grand soin toutes les choses qui sont dans ma maison. » Il n'est plus question maintenant que d'une seule maison composée des maisons des femmes et des concubines de Jacob : ce qui prouve que ce nom désigne ici des chambres ou tentes, ou, si l'on veut, des pavillons.
42. « Si le Dieu de mon père Abraham, et le Dieu que craint Isaac ne m'eût assisté. » Jacob donne ainsi à son aïeul le nom de père, suivant en cela l'exemple. qu'il avait reçu de son père Isaac.
3, 4, 5. « Jacob envoya de» vaut lui plusieurs de ses gens vers Esaü son frère, qui habitait la terre de Seïr en Idumée, et leur donna cet ordre : Vous direz ceci à Esaü mon seigneur : Voici ce que ton serviteur Jacob te fait dire : J'ai habité chez Laban, et j'ai resté avec lui jusqu'à présent ; j'ai acquis un bon nombre de bœufs, d'ânes, de brebis, de serviteurs et de servantes ; et j'ai envoyé prévenir Esaü mon seigneur. » Il ne dit pas : « J'ai envoyé te prévenir. »
11, 18. Si interrogaverit te Esau dicens : Cujus es ? et quo vadis ? et cujus haec quae antecedunt te et dites : Pueri tui Jacob[104]. La .phrase serait complète, quand même la conjonction et serait supprimée.
19. « Il les envoie pour présent à Esaü mon seigneur, et il vient lui-même après nous.» Il fallait dire, pour ne pas s'écarter du langage ordinaire : « A toi, mon seigneur, » ou bien « A toi, son seigneur. »
22. Surrexit autem eadem nocte, et accepit uxores duas.et duas ancillas[105] ; il est facile de voir que ces servantes ne sont pas les femmes, que l'Écriture a désignées tout à l'heure sous le nom d'épouses. Et accepit duas ancillas : voilà un exemple du sens particulier que l'Écriture donne assez souvent au mot accepit ; ce n'est pas cette nuit-là, en effet, que Jacob les a épousées, ou qu'il les a reçues de son beau-père.
13. Au lieu de dire comme le texte latin : Et oves et boves foetantur[106], le grec porte ; foetantur super me, « par dessus moi,» pour signifier : par mes soins et mes peines. Nous disons de même que nous avons des affaires pardessus la tête, quand elles nous demandent beaucoup de soins.
7. «Quand les fils de Jacob revinrent des champs, et qu'ils apprirent ce qui s'était passé, ils en furent vivement affligés, et ils ne pouvaient contenir leur indignation, en voyant l'opprobre infligé à la maison d'Israël par celui qui avait violé la fille de Jacob. Les choses n'en resteront pas là. » On trouverait difficilement dans l'Écriture un autre exemple d'une locution comme celle-ci, où l'écrivain sacré mêle à la trame de son discours les paroles de quelqu'un, sans mettre en scène la personne qui parle ; car il n'a pas mis : « Et ils dirent ; » il s'est contenté de rapporter leurs paroles. A qui, en effet, peut-on attribuer cette menace : « Les choses n'en resteront pas là, » sinon à ceux qui, dans les transports de leur colère, méditaient des projets de vengeance ?
8. Il faut noter l'expression dont se sert Emmor, lorsque, parlant de Dina à Jacob et à ses fils, il dit : « Ta fille » au pluriel, au lieu de dire : ta fille, sœur de ceux-ci.
15, 16. In hoc similes erimus vobis, et habitabimus in vobis[107] ; in vobis est mis pour inter vos.
19. Appositus enim erat filiae Jacob[108], est mis pour amabat eam, il l'aimait.
26. Et filium ejus Sichem interfecerunt in ore gladii[109], au lieu de gladio.
28, 29. L'écrivain sacré fait ainsi l'énumération des dépouilles que les fils de Jacob emportèrent de Salem, ville des Sichimites après s'en être emparés : Oves eorum, et boves eorum, et asilios eorum, quaecumque erant in civitate, et quaecumque erant in campo tulerunt, et omnia corpora eorum captivaverunt, et diripuerunt quaecumque erant in civitate, et quaecumque erant in domibus[110]. Dans cette énumération on ne comprend pas bien ce qui est exprimé par les mots : et corpora eorum ; car on ne peut pas supposer que les fils de Jacob aient emporté les corps de ceux qu'ils avaient tués. Il faut entendre par là les choses qui peuvent être l'objet d'une possession physique ; de sorte que les mots qui suivent : et supellectilem, les meubles, et autres objets, ne sont que le complément de l'énumération ; c'est ainsi qu'on dit, en style de droit, traditio corporum, la tradition des choses. Il est vrai qu'en vertu d'une locution qui leur est très familière, les grecs se servent du mot somatia pour désigner les esclaves ; mais comme c'est le mot somata non pas somatia qui est employé ici, il ne faudrait pas témérairement donner à ces deux mots le même sens ; il peut se faire néanmoins que ce soit le plus vrai.
40. Après avoir fait le dénombrement de la race d'Edom, ou des Iduméens, et des rois qui les avaient gouvernés, l'Écriture ajoute. : « Voici les noms des princes sortis d'Esaü selon les lieux qu'ils ont habités dans le pays et au milieu de leurs races, » où l'on voit le pluriel employé pour désigner une seule race, à cause du grand nombre des familles qui -la partageaient. On sait qu'Esaü s'appelait aussi Edom ; et ce nom a servi à distinguer la nation dont il était le père.
21. « Ruben, ayant entendu ce discours, le délivra de leurs mains, et dit : « Gardons-nous d'attenter à sa vie. » Ce n'est pas après l'avoir délivré qu'il prononça ces paroles, mais c'est en parlant ainsi qu'il le délivra. C'est donc par anticipation que l'Écriture commence par dire qu'il le délivra, pour rappeler ensuite en peu de mots la manière dont il s'y prit pour le délivrer.
22. Non feriamus eum in animam[111]. Le mot anima s'entend ici de la vie du corps animé c'est la cause mise pour l'effet. On peut donner le même sens à ces paroles adressées au démon, au sujet de la personne de Jacob : Animam ejus ne tangas[112], qui équivalent à celles-ci : ne occidas eum. La signification est toute différente dans ces paroles de Notre-Seigneur, où la nature de l'âme est clairement désignée : Nolite timere eos qui occidunt corpus, animant autem non possunt occidere[113].
27. Ces paroles de Juda : Manus autem nostrae non sint super eum[114], équivalent à la formule latine : Manus ei non inferamus.
Ibid. « Car il est notre frère et notre chair.» Il n'y a pas ici deux sens, mais un seul et même sens sous différentes expressions ; « notre chair, » n'est que l'application des mots « nôtre frère ; » et en effet, le sang du même père coulait dans leurs veines.
31. Occiderunt hoedum caprarum[115]. Ce genre de locution revient souvent dans l'Écriture, comme dans ce passage des psaumes : Sicut agni ovium[116] ; comme s'il pouvait y avoir des chevreaux qui ne soient pas les petits des chèvres, ou des agneaux qui ne soient pas les petits des brebis.
13. Et nuntiatum est nurui ejus Thamar, dicentes[117] ; pour parler correctement, on aurait du mettre : Nuntiaverunt dicentes.
14. Et depositis vestimentis viduitatis suae a se[118] ; le sens eut-il été moins complet, sans les mots a se ?
26. Et non apposuit amplius scire eam[119] ; ces derniers mots ont le sens de misceri ei.
4. « Joseph trouva grâce aux yeux de son maître» ; il n'est personne qui ignore cette locution particulière à l'Écriture.
6. Et nesciebat quae circum eum erant nihil[120] ; cette locution très familière aux grecs, est contraire aux règles de la langue latine ; nous dirions en latin : nesciebat aliquid.
Ibid. «Excepté le pain qu'il mangeait ; » sous le nom de pain il faut sans doute entendre toutes les choses que l'on servait à Putiphar. C'est ainsi que dans l'Oraison Dominicale il n'est parlé que du pain pour désigner en général la nourriture de chaque jour.
7. « La femme de Putiphar jeta les yeux sur Joseph ; » c'est une locution qui est passée également dans l'usage de la langue latine, pour dire qu'elle l'aima.
Ibid. Et ait : Dormi mecum[121] ; cette locution est souvent employée dans le sens de concumbe mecum.
22. Et deditearceris custos carceremper manum Joseph[122] ; ces mots sont mis pour in manus Joseph, ce qui veut dire : en son pouvoir.
8. «Ils dirent : Nous avons eu un songe, et nous n'avons personne pour nous en donner l'explication. » Ils ne disent pas : « Nous avons eu des songes », quoique chacun d'eux ait eu le sien.
12. «Les trois provins[123] sont trois jours ; » le texte ne dit pas : « signifient trois jours. » Il est important de remarquer ce genre de locution, où le signe reçoit le nom de la chose signifiée ; c'est ainsi que l'Apôtre a pu dire : « Le rocher était le Christ[124]. » au lieu de : « Le rocher représentait le Christ. »
13. Et dabis calicem Pharaoni in manum ejus[125] ; il n'était pas bien nécessaire d'ajouter in manum ejus.
19. Et auferet Pharao caput tuum abs te[126] ; on aurait pu supprimer abs te.
Ibid. Et manducabunt aves coeli carnes tuas abs te[127] ; cette locution est semblable à la précédente.
1. Et factum est post biennium dierum[128]. Qu'eût-il manqué au sens, si dierum eût été supprimé ?
7. Surrexit autem Pharao, et erat somnium[129] ; c'est ainsi que l'Écriture a coutume de raconter les songes : lorsque le sommeil est passé et que le libre exercice de la raison est revenu avec l'état de veille, on reconnaît l'illusion du songe, au lieu que, pendant qu'il durait, on le prenait pour une réalité.
9, 10. « Je reconnais aujourd'hui ma faute. Un jour Pharaon fut irrité contre ses serviteurs, et nous fit jeter en prison. » Il parle à Pharaon lui-même, comme s'il parlait d'un autre.
11. « Lui et moi, nous eûmes tous deux un songe dans la même nuit » Ces mots « lui et moi» sont superflus, si l'on met» tous deux. » Le nombre singulier : «nous avons eu un songe, » est encore employé ici au pluriel « nous avons eu des songes, » comme si tous deux avaient eu le même songe.
13. Factum est autem sicut comparavit nobis, ita et contigi[130]. Les mots factum est autem, sont souvent employés de cette manière dans l'Ecriture ; il suffisait de dire : sicut enim comparavit nobis, ita et contigit.
19. Quales nunquam vidi tales in tota terra, Aegypti turpiores[131]. Pour être latine, la phrase aurait pu se construire ainsi : Quibus nunquam vidi turpiores, ou simplement : Quales nunquam vidi, ou bien nunquam vidi tales.
Ibid. Exsurgens autem dormivi[132] ; exurgens est mis pour expergiscens.
25. « Dieu a montré à Pharaon les merveilles qu'il accomplira. » Le roi est nommé à la troisième personne, quoique la parole lui soit adressée.
30. « La famine épuisera la terre, » c'est-à-dire les hommes qui sont sur la terre.
33. « Maintenant donc choisissez un homme sage et habile, et donnez-lui le commandement sur toute la terre d'Égypte ; et que Pharaon choisisse aussi, et établisse dans toute l'étendue du pays des gouverneurs de provinces, » comme si la personne à qui l'on dit : « Choisissez un homme sage, » n'était pas la même que celle de qui on dit : « Que Pharaon établisse ».
35. « Que l'on amasse de grandes provisions de blé, et qu'on les mette sous la main de Pharaon, » c'est-à-dire sous sa puissance.
40. Tamen thronum praecedam fui ego[133], c'est en ces termes que les paroles de Pharaon à Joseph sont rendues dans le texte grec. La locution praecedam fui est propre à la langue grecque, tandis que le latin demande praecedam te. Quant à la forme praecedam te thronum, le grec même ne l'admet pas, mais il exige : praecedam te throno, c'est-à dire je te serai supérieur par la prééminence du siège, ou je serai au-dessus de toi par la dignité royale. D'ailleurs cette idée est clairement exprimée dans la suite du discours de Pharaon.
44. « Je suis Pharaon ; personne dans toute défendue de l'Égypte, ne lèvera la main que par « ton ordre. » C'est comme s'il y avait . Je suis le roi, mais tu es le prince, le gouverneur de l'Égypte. Car le mot Pharaon n'est pas un nom propre d'homme ; il désigne la puissance royale.
1. « Jacob, voyant que l'on vendait du blé en Égypte, dit à ses fils : « Pourquoi n'êtes vous pas plus empressés ? J'ai appris que l'on vend du blé en Égypte. » Remarquez que là où le saint patriarche dit qu'il a appris, le narrateur dit qu'il a vu.
2. « Achetez-nous quelques provisions, afin que nous puissions vivre, et que nous ne mourions pas ; » il suffisait de dire : « afin que nous puissions vivre, » ou bien « afin que nous ne mourions pas. »
11. « Nous n'avons aucune intention hostile, tes serviteurs ne sont pas des espions. » Au lieu de dire : « Nous ne sommes pas des espions, » ils disent : « Tes serviteurs ne sont pas des espions, » comme s'ils parlaient d'autres personnes. Ils employaient cette forme de langage, pour mieux témoigner leur respect.
13. « Nous sommes douze frères, tes serviteurs, dans la terre de Chanaan, » et plus loin ils disent que l'un d'entre eux n'est plus, ne pouvant croire à l'existence de Joseph qu'ils supposaient avoir péri. La même locution se remarque dans cet autre passage : « Ce sont là les fils qui naquirent à Jacob en Mésopotamie[134], » quoique Benjamin ne fût pas né dans ce pays. Quand ils disent : « Nous sommes dans la terre de Chanaan, nous sommes est mis pour : nous habitons, puisque, au moment où ils parlaient, ils se trouvaient en Égypte ; mais ils étaient venus de la terre de Chanaan avec l'intention d'y retourner, comme dans le lieu ordinaire de leur séjour.
14. Hoc est quod dixi vobis, dicens quod exploratores estis[135]. Qu'eût-il manqué au sens, si le mot dicens avait été retranché
19. « Pour vous, retournez dans votre pays, et conduisez le blé que vous avez acheté. » Conduisez est mis pour : emportez ; mais parce que l'on conduit les bêtes de somme qui portent le blé, on dit que le blé lui-même est conduit.
22. « N'avais-je pas raison de vous dire : Gardez-vous de faire du mal à cet enfant ? et vous ne m'avez pas exaucé. » Le verbe exaucer n'a pas, comme on voit, pour unique acception, d'exprimer que Dieu exauce la prière.
23. « Mais ils ne savaient pas que Joseph les entendit. » Entendre ici a le même sens que comprendre : car quand même on ne comprendrait pas une langue, le son des paroles n'en arrive pas moins à l'oreille. Cette locution reparaît quand les enfants de Jacob racontent à leur père ce qui leur est arrivé en Égypte et ce qu'ils ont dit à Joseph.
32. Duodecim sumus fratres filii patris nostri unus non est ; pusillus autem cum patre nostro hodie in terra Chanaan[136]. Il y a, dans ces quelques paroles, plusieurs locutions d'espèces différentes. Et d'abord celle-ci, que nous avons remarquée tout à l’heure : « nous sommes douze, » bien qu'ils disent : « l'un n'est plus. » Ensuite filii sumus patris nostri, nous sommes les enfants de notre père, comme s'ils pouvaient être les enfants d'un homme, qui ne fût pas leur père. Dans cette autre : pusillus autem cum patre nostro hodie in terra Chanaan, le verbe est n'est pas exprimé, ni aucun autre mot équivalent. C'est ici le lieu de faire une remarque d'une extrême importance à cause de l'application qu'on peut en faire à certains récits des évangélistes., Il arrive souvent qu'en rapportant ce qui a été dit, on ne le répète pas absolument de la même manière ; seulement on a soin que la différence des termes n'altère en rien la substance des choses. Ainsi nous ne voyons pas que Joseph ait dit ces paroles que les fils de Jacob lui attribuent : « Vous trafiquez dans ce pays. » Mais, à son langage, ils ont pu comprendre que telle était sa pensée, et le lui faire dire sans mensonge. Les mots, en effet, ne sont que des signes destinés à manifester, et à porter, autant que possible, à la connaissance de ceux qui nous écoutent, les choses que nous avons dans l'esprit.
35. Et erat uniuscujusque alligatura argenti in sacco eorum[137], on n'a pas mis in sacco ejus, ou bien in saccis eorum, mais in sacco eorum, comme s'il n'y avait qu'un sac pour tous.
36. Super me facta sunt omnia haec[138], c'est comme s'il y avait me miseria onerant.
3. Ait autem illi Judas, dicens[139], le sens eut été aussi complet sans le mot dicens.
Ibid. Interrogans interrogavit nos homo[140]. On rencontre souvent dans l'Écriture des locutions comme celle-ci : interrogans interrogavit nos homo, ou bien interrogando interrogavit, ou toute autre construction équivalente.
16. « Ces hommes mangeront, le pain avec moi à midi. » Est-il croyable qu'on n'ait servi que du pain ? C'est donc une locution qui comprend, sous le nom du premier des aliments, toute autre nourriture. Mecum enim manducabunt homine panes meridie : l'expression meridie indique le dîner, ou le repas que l'on prend au milieu du jour.
18. Ut accipias nos in servos et asinos nostros[141]. Il est clair que le mot servos n'est pas sous entendu dans le second membre de phrase ; car ce que le texte latin rend par servos, le grec l'exprime par paidas qui ne peut nullement s'appliquer à des ânes. Il n'y a donc que le verbe accipias de sous-entendu devant asinos nostros.
21. Aperuimus saccos nostros, et hoc argentum uniuscujusque in sacco suo[142]. Aucun verbe n'est exprimé, ni inventum est, ni apparuit, ni erat, ni aucun mot équivalent.
23. Propitius vobis, nolite timere[143]. Dans le premier membre de la phrase propitius vobis, il y a deux mots sous-entendus : sit et Deus. Car la proposition entière qu'on trouve très fréquemment dans les Septante, est celle-ci : Propitius sit vobis Deus.
28. Salvus est puer tuus pater noster, adhuc vivit.[144] Ce passage fait voir clairement que le mot puer est pris souvent dans le sens de serviteur ; car, appliqué à un vieillard comme Jacob, il ne peut exprimer le nombre des années.
32. « Les Égyptiens ne pouvaient manger le pain avec les Hébreux ; c'eût été pour les Égyptiens comme une souillure. » On rencontre souvent cette locution, qui consiste à désigner, sous le nom de pain, toute espèce de nourriture.
34. Magnificata facta est autem pars Benjamin parce partibus omnium quintupliciter ad illorum[145]. Après avoir dit : prae partibus omnium, on pourrait se dispenser de mettre ad illorum.
6. Inveniens autem eos, dixit secundum verba haec[146] ; on pouvait mettre Dixit eis verba haec. Mais n'y aurait-il pas ici l'expression d'une pensée particulière, et non une simple locution ? Autre chose est, en effet, de répéter textuellement les paroles, et autre chose de n'en donner que le sens, secundum ipso verba, sans s'attacher rigoureusement aux mots qui ont été prononcés. Comme, dans leur réponse, les enfants de Jacob se servent des mêmes termes : Ut quid loquitur dominus secundum verba haec[147] ? quand il n'y avait pas lieu évidemment de changer la forme ordinaire : Ut quid loquitur dominus verba haec ? nous devons en conclure que cette manière de parler est une locution.
7. Absit a pueris tuis facere secundum verbum hoc[148] ; ils pouvaient dire : Absit a nobis ; mais c'est une marque de respect, très fréquente dans l'Écriture, de parler de soi à la troisième personne. Quant à pueris, il est mis pour servis.
9. Et nos autem erimus servi Domino nostro[149]. Ici le texte grec emploie le mot paides, en latin pueri : cette expression est si généralement employée par l'Écriture dans le sens de serviteur, que très rarement on la voit se servir d'un autre mot.
34. Quomodo autem adscendam ad patrem, cum puer non sit nobiscum, ut non videam mala qua invenient patrem meum[150] ? Les règles ordinaires du langage demandaient que la phrase fût construite ainsi : Ut videam mala quae invenient patrem meum ;» c'est-à-dire : Quomodo adscendam ut videam ? La forme inusitée employée ici équivaut à une proposition négative, que l'on pourrait construire régulièrement de la manière suivante : Non adscendam ad patrem, cum puer non sit nobiscum, ut non videam mala quae invenient patrem meum.
23. Après avoir dit que Joseph fondit en larmes, en se faisant connaître à ses frères, l'Écriture ajoute : « Tous les Égyptiens l'apprirent, et la cour de Pharaon en fut instruite ; » et alors seulement elle cite les paroles de Joseph « Et Joseph dit à ses frères. » Ainsi l'Écriture raconte en premier lieu ce qui n'est arrivé que postérieurement, car c'est grâce à la renommée, que cette scène est venue à la connaissance de tous les Égyptiens ; elle continue ensuite la narration interrompue, et résume brièvement les paroles qui avaient été prononcées.
16. Et divulgata est vox in domo Pharaonis, dicentes : Venerunt fratres Joseph[151]. Dicentes est mis pour dicentium ; c'est comme s'il y avait : vox dicentium divulgata est : « Venerunt fratres Joseph. »
2. At ille respondit, quid est ? dicens[152]. L'ordre naturel est celui-ci : At ille respondit, dicens : Quid est ?
4. Dieu dit à Jacob : Ego descendam tecum in Aegyptum, et ego adscendere te faciam in finem[153] ; ainsi s'exprime le texte grec ; mais les versions latines portent et ego deducam te in finem.
28. « Jacob envoya Juda devant lui avertir Joseph, pour qu'il vint à sa rencontre jusqu'à la ville d'Heroüs : » je ne pense pas que le nom de cette ville se retrouve ailleurs dans l'Écriture.
31, 32. Dans ces paroles de Joseph à ses frères : « Je m'en vais dire à Pharaon : Mes frères et tous ceux de la maison de mon père, qui habitent la terre de Chanaan, sont venus me trouver ; ils sont tous pasteurs, (car l'occupation de ces hommes était de nourrir des troupeaux) et ils « ont amené avec eux leurs bêtes de somme, leurs brebis et tous ce qu'ils possèdent. » Cette phrase mise entre parenthèse est une réflexion de l'écrivain sacré, qui reprenant aussitôt la suite du discours de Joseph ajoute : « ils ont amené leurs bêtes de somme et tout ce qu'ils possèdent. » Tel est donc l'ordre des paroles prononcées par Joseph : « Ils sont tous pasteurs, et ils ont amené leurs bêtes de somme, leurs brebis et tout ce qu'ils possèdent. »
8. Dixit autem Pharao ad Jacob : Quot anni dierum vitae tuae[154] ? Il faut sous-entendre sunt.
9. Pusilli et mali fuerunt dies annorum vitae meae[155]. Pusilli est mis pour pauci ; car il n'y a pas d'homme, de qui les jours comptent moins d'heures que ceux des autres. Jacob parlait ainsi, en comparant sa vie avec la longue vie de ses ancêtres : car il avait cent trente ans, et personne aujourd'hui n'arrive à cet âge.
.12. Triticum secundum corpus[156] ; c'est comme s'il y avait secundum numerum corporum. Il faut donc entendre par corps le nombre des corps, et par le nombre, de corps celui des personnes.
14. « La famine sévissait plus fort que jamais, et la terre d'Égypte était condamnée à périr. »
La terre est mise ici pour les hommes qui l'habitaient.
15. « Tous les Égyptiens vinrent trouver Joseph, et lui dirent : Donne-nous du pain. » Le mot pain s'entend ici du blé, c'est une locution désignant par le nom même de l'objet, l'élément qui sert à le composer.
20. Et facta est terra Pharaoni[157] ; il fallait dire Pharaonis. Cette manière de parler est familière à l'Écriture. On en voit un autre exemple dans ce passage des psaumes : Et custodivi legem tuam ; haec facta est mihi, quia justificationes tuas exquisivi[158] ; ainsi David dit de la loi divine haec facta est mihi, pour signifier in meam utilitatem.
24. Praeter terram sacerdotum tantum, non possedit Joseph[159] ; c'est comme s'il y avait : Praeter terram sacerdotum tantum, omnem terram possedit Joseph.
26. « A partir de ce jour, Joseph leur imposa l'obligation de payer à Pharaon la cinquième partie des fruits de la terre, ce qui s'observe encore aujourd'hui. » Ces mots : « encore aujourd'hui, » font bien voir que Pharaon est un nom commun à tous les rois d'une même dynastie. Car, à l'époque où cette histoire a été écrite, le Pharaon contemporain de Joseph n'existait plus ; ce n'était donc pas à lui que les Égyptiens pouvaient payer l'impôt.
28. Et fuerunt dies Jacob annorum vitae ejus[160]. L'Écriture dit souvent dies annorum, là où il lui suffirait de mettre simplement anni.
1. Dans cette phrase : Nuntiatum est Joseph : Quia pater tuus turbatur[161], certaines versions emploient le mot vexatur ; d'autres oestuatur, ailleurs ce sont d'autres expressions encore, chaque traducteur latin choisissant le terme qui lui semblait le plus propre à rendre l'idée du grec enokhleitai. Mais le mot turbatur parait être le mieux choisi, parce qu'il se dit ordinairement de ceux dont le corps est en proie aux agitations de l'agonie. De là vient aussi que turba et okhlos sont synonymes ; car le mot turba représente une multitude confuse : il n'a donc pas le sens de populus[162], peuple, en grec demos, ni de plebs[163], en grec laos, mais bien le sens de okhlos, qui signifie foule.
16. Entre toutes les paroles par lesquelles Jacob bénit les enfants de Joseph, ses petits-fils, on remarque celles-ci : Et invocabitur in his nomen meum, et nomen patrum meorum[164] ; ce qui fait voir que le verbe invocare, aussi bien que le verbe exaudire, ne s'applique pas seulement à Dieu, mais quelquefois aussi aux hommes.
18. Hic enim primitivus[165] ; le verbe est n'est pas exprimé, conformément au texte grec.
24. Jacob, bénissant Joseph, dit entre autres choses :Inde quid confortavit Israël[166]. Il y a tout lieu de croire que le verbe est est sous-entendu, en sorte que la proposition pleine serait : Inde est qui confortavit Israël.
2. Au sujet de cette phrase : Dixit Joseph servis suis sepultoribus, ut sepelirent patrem ejus[167], notons que la langue latine n'a pas de mot, pour exprimer l'office de ceux qui sont appelés en grec entaphiastai. Leur office n'était pas d'inhumer, c'est-à-dire, de confier à la terre les corps morts, ce qu'on exprime en grec par thapsai, et non par entaphiastai. Ceux qui sont appelés entaphiastai, étaient chargés de faire tous les préparatifs qui précédaient l'inhumation des corps, comme de les embaumer, de les sécher, de les envelopper et serrer de bandelettes ; et l'on sait qu'en cette matière les Égyptiens n'ont pas de rivaux. Quand on lit : Etiam sepelierunt, cela veut dire qu'ils lui donnèrent leurs soins. Et ces autres paroles : quadraginta dies sepulturae, doivent s'entendre des quarante jours employés en ces sortes de préparatifs, puisque le saint patriarche n'a jamais été enterré ailleurs, que dans le tombeau qu'il avait lui-même désigné.
4. Loquimini in aures Pharaonis[168], est un locution très usitée dans l'Écriture.
6. « Pharaon dit à Joseph : Va, et ensevelis ton père. » Quoique ces paroles fussent dites aux grands seigneurs, que Joseph avait envoyés, et qui devaient lui rapporter la réponse de Pharaon, elles s'adressaient véritablement à Joseph. La même chose se remarque dans l'Évangile ; car un des évangélistes raconte qu'un centurion vint trouver le Seigneur, en disant « Mon serviteur est malade de paralysie dans ma maison[169] ; » et un autre évangéliste, qui raconte le même fait avec toutes ses circonstances, nous apprend que cet officier envoya vers le Seigneur plusieurs de ses amis, pour lui faire connaître l'état de son serviteur[170]. Maison peut dire que c'est lui-même qui venait dans la personne de ses amis ; puisque ceux-ci. n'étaient que les exécuteurs de ses volontés. Même remarque encore sur ces paroles de Jésus-Christ : «Celui qui vous reçoit me reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m'a envoyé[171]. »
10. Planxerunt eum planctum magnum et validum[172]. Planxerunt planctum est mis pour planxerunt planctu. Cette locution n'est pas étrangère à la langue latine, où l'on dit : servitutem servivit, il a vécu dans l'esclavage, militiam militavit, il a suivi la profession des armes, et autres locutions semblables.
15. Et redditione reddet nobis omnia mala quae ostendimus ei[173]. La même locution se remarque dans ces paroles de l'Apôtre : Alexander oerarius multa mala mihi ostendit[174]. Ainsi ostendimus est mis pour fecimus, et ostendit pour fecit.
l6. Accipe iniquitatem servorum Dei patris tuti[175]. C'est encore une nouvelle locution, de dire accipe iniquitatem, au lieu de ignosce, pardonne, ou remitte, remets, ou bien obliviscere oublie ; je pense toutefois que le mot accipe, a été choisi à dessein, pour présenter la même idée que dans cette phrase : aequo animo accipe, dont le sens est, supporte sans aucun ressentiment.
18. « Étant venus le trouver, ils lui dirent : » ce n'est pas que les frères de Joseph se soient rendus vers lui une seconde fois, mais l'écrivain sacré répète seulement ce qu'il a déjà dit. On trouve beaucoup d'exemples semblables dans l’Écriture.
7, 12. Et invalescebant valde valde[176].
21. Quel est le sens de ces paroles relatives aux sages-femmes d'Égypte : « Elles établirent leurs maisons, parce qu'elles avaient agi avec la crainte de Dieu ? » On lit au verset précédent : « Dieu combla les sages-femmes de ses faveurs ; » et ce qu'on voit ensuite, « qu'elles établirent leurs maisons, en agissant avec la crainte de Dieu, » ne paraît être que la conséquence de ce qui précède : les faveurs de Dieu auraient donc eu précisément pour objet l'établissement de leurs maisons. Est-ce pour cela qu'avant ce moment elles n'avaient pas de maison ? Ou ne faut-il pas plutôt entendre par ce mot les richesses, ou mieux encore certains avantages qui font la prospérité des familles ? Il semble en effet que ce terme a la même signification que dans ce passage, où Jacob, après avoir servi pendant quatorze ans son beau-père, qui voulait le retenir plus longtemps encore, lui dit : « Quand donc pourrai-je, moi aussi, établir ma maison[177] ? » Or il venait de dire que les troupeaux de Laban s'étaient considérablement multipliés par ses soins ; et Laban lui-même l'avait reconnu par ces paroles : « Le Seigneur m'a béni à ton arrivée[178]. » En disant donc : « Quand pourrai-je, moi aussi, établir ma maison ?» c'est comme s'il eût ajouté Ainsi que tu t'as fait toi-même ; car telle est, ce semble, la portée de ces mots : « Et moi aussi. » Par là-même le salaire que Laban est prié de fixer, parait se rapporter à l'établissement de la maison de Jacob.
22. Et omne femininum vivificate illud[179] : ainsi s'exprime le texte grec : les versions latines ne mettent pas illud.
1, 2. Erat autem quidam de tribu Levi, et sumpsit sibi de feliabus Levi[180] ; uxorem est sous-entendu, et même quelques interprètes latins on jugé à propos de l'exprimer. On lit ensuite : Et habuit eam, et concepit[181].
3. La signification de thibin est difficile à découvrir, parce que l'interprète grec n'a pas traduit ce mot de l'hébreu, ni l’interprète latin du grec ; mais chacun l'a reproduit comme il l'a trouvé.
14. Timuit autem Moyses et dixit : Si sic divulgatum est verbum hoc[182]. Il y a deux choses à remarquer dans cette locution : la première, c'est que la pensée n'est pas entièrement exprimée et que la phrase reste inachevée ; la seconde, c'est que verbum est mis pour factum.
25. Et respexit filios Israël, et innotuit illis[183]. Innotuit marque ici ce que Dieu fit pour prouver aux Israëlites qu'ils étaient l'objet de sa sollicitude.
7. Videns vidi vexationem populi mei,qui est in Egypto[184].
11, 12. Et dixit Moyses ad Deum : Quis sum, quia ibo ad Pharaonem regem Aegypti, et quia educam flios Israël de terra Aegypti ? Dixit auteur Quoniam ero tecum[185] ; ainsi porte le texte grec. Mais le texte latin met : Et quis ego ? il ne dit pas non plus :Quia ibo, et quia educam, mais ut eam et educam. Quant à ces paroles du texte grec : Dixit autem quia ero tecum, on comprend sans peine que Dieu les adresse à Moïse ; ce que marque expressément la version latine : Dixit autem Deus ad Moysen.
16. Dieu charge Moïse de dire de sa part aux enfants d'Israël : Visitans visitavi vos, et quaecumque contigerunt vobis in Egypto[186]. On lit dans le grec : Visitatione visitavi vos.
18. Dieu dit à Moïse, en parlant des enfants d'Israël : Et audient vocem tuam[187]. Le grec porte : Et exaudient vocem tuam ; par où l'on voit que le verbe exaudire s'applique aussi à l'homme.
22. Là où le latin met : Poscet mulier a vicina et ab in quilina sua vasa argentes et aurea et vestem[188], on lit dans le grec : a cohabitatrice sua, du mot suskenou que plusieurs traducteurs latins rendent par a concellaria sua.
1. Dans ces paroles de Moïse : Quid si non crediderint mihi, neque exaudierint vocem meam[189] ? la version latine s'est servie du mot audierint.
4. On lit dans le grec : Extende manum et apprehende caudam[190] ; ce qui est rendu en latin par manum tuam, et caudam ejus. On lit ensuite : Et extendens manum, apprehendit caudam,et facta est virga in manu ejus[191].
5. « Et Dieu ajouta : Afin qu'ils croient, que le Seigneur, le Dieu de leurs pères, t'a apparu.» Le grec ne met pas : « Et Dieu ajouta ; » mais aussitôt après le récit du miracle, il reprend les paroles mêmes de Dieu : « Afin qu'ils croient ; » comme si Dieu parlait encore, et achevait seulement d'exprimer sa pensée. Car voici l'ordre des paroles : « Étends ta main, et saisis la queue du serpent, afin qu'ils te croient. » Mais on a intercalé le récit du fait miraculeux, pour compléter ensuite le discours par ces mots : « Afin qu'ils te croient. »
6. On lit dans les versions latines : Et facta est manus ejus leprosa tanquam nix[192]. Le grec ne met pas leprosa, mais seulement facta est tanquam nix.
8. Quod si non audierint vocem signi primi[193] ainsi porte le texte grec ; mais on lit dans le latin : vocem tuam signi primi. Même remarque que pour la phrase suivante : Credent tibi in vote signi sequentis[194].
9. Et erit aqua, quam sumes de flumine, sanguis super aridam[195]. Il faut plutôt mettre super aridum, qui veut dire : en un lieu sec. L'interprète latin a mis : sanguis super terram.
10. Moïse dit à Dieu : «Je vous prie, Seigneur, de considérer que je n'ai jamais été un homme éloquent, ni hier ni avant-hier.
17. Et virgam hanc sumes in manum tuam, in qua facies in ea signa[196]. On pouvait dire simplement : in qua facies signa ; ou du moins Virgam hanc sumes ira manum tuam et facies in ea signa. Mais ces deux formes sont employées en même temps, comme on le voit souvent dans les Écritures.
17. Postdies autem illos multos, mortuus est rex Aeyypti ; dixit autem Dominus ad Moysen in Madian : Vade, perge in Aegytum, mortui sunt enim omnes qui quaerebant animam tuam[197]. On remarque ici plusieurs locutions d'espèces différentes. La première : Vade, perge in Aegyptum ; il suffisait de dire seulement vade, ou bien perge. La seconde : « Tous ceux qui veulent t'ôter la vie sont morts ; » cependant l'Écriture ne parle que de la mort du roi d'Égypte, et n'a jamais attribué qu'à lui seul le dessein dé faire mourir Moïse. Faut-il entendre qu'il mourut après tous les autres ennemis du prophète ? Alors ce ne serait plus une simple locution, mais le sens serait changé. Enfin ces paroles : Qui quaerebant animam tuam, sont employées dans l'Écriture en bonne comme en mauvaise part : en mauvaise part, comme dans ce passage des psaumes : Confundantur et revereantur qui quaerunt animam meam[198]. C'est en bonne part dans cet autre passage : Periit fuga a me, et non est qui requirat animam meam[199]. Je ne suppose pas, en faisant cette remarque, qu'on cherche la différence des acceptions dans la différence des verbes quaerere et requirere, comme si le premier devait être pris en mauvaise part et le second en bonne part.
10. Et dicebant ad populum dicentes : Haec dixit Pharao[200]. Le traducteur latin n'a pas jugé à propos de reproduire cette locution.
21. Videat Deus vos et judicet, quoniam exsecrabilem fecistis odorem nostrum palam Pharaone et palam servis ejus, dare gladium in manus ejus ut occidat nos[201] ; ainsi s'exprime le texte grec. L'interprète latin, que nous avons suivi de préférence à tous les autres, traduit de cette manière : ut daretis gladium in manibus ejus ; c'est là un solécisme, que ne justifie pas même un scrupule de traducteur, puisqu'il n'existe pas dans le grec.
4. Statui testamentum meum ad illos, ita ut darem illis terrant Chananoeorum, et terram quam incoluerunt, in qua et incoluerunt in ea[202] ; ainsi porte le texte grec, quoique cette forme, même en grec, paraisse contraire à toutes les règles. Et pourtant grande est l'autorité des Septante qui n'ont pas craint de parler ainsi. Quoi donc ? Se cacherait-il un sens sous ces paroles ? Si ce sens n'existe pas, il faut prendre note de cette locution, afin que, dans le cas où elle se représenterait, le sens véritable n'en fût pas obscurci, ou qu'on ne se fatiguât pas à faire des recherches inutiles.
5. On lit dans la version latine : Exaudivit gemitum filiorum Israël, quemadmodum Aegyptii affligerent eos[203]. Dans le grec on employé le verbe katadoulountai, qui se rend en latin par in servitutem redigunt eos[204] ; car le latin n'a pas de mot unique pour exprimer cette idée.
9. Et locutus est Moyses sic ad filios Israel, et non exaudierunt Moysen a defectione animi et ab operibus duris[205] ; on voit ici exaudierunt, au lieu de audierunt.
12. Dans ces paroles de Moïse au Seigneur : Ego enim ineloquens sum[206], le grec se sert du mot alogos[207], qui ne signifie pas, comme amathes, un homme dépourvu de connaissances.
26. Hi sunt Aaron, et Moyses, quibus dixit eis Deus, ut educant filios Israel de terra Aegypti 5. Ainsi s'exprime le texte grec.
30. Ecce ego gracili voce sum, et quomodo exaudiet me Pharao[208]. Remarquez l'emploi de exaudiet pour audiet.
7. Fecit autem Moyses et Aaron, sicut praecepit illis Dominus, ita fecerunt[209]. Le sens eût-il été moins complet, sans les mots ita fecerunt ?
9. Si loquetur vobis Pharao dicens : Date nobis signum out portentum, et dices Aaron fratri tuo : Sume virgam[210]. Les règles ordinaires de la langue latine et, jusqu'à un certain point, l'intégrité du sens exigeaient que la phrase fut construite ainsi : Si loquetur vobis Pharao dicens : Date vobis signum aut portentum, dices Aaron fratri tuo : Sume virgam. Pourquoi a-t-on ajouté la conjonction et, si ce n'est pour rendre en latin une locution familière à la langue hébraïque ? car cette locution n'est pas reçue en grec.
11. Les traducteurs latins ne me paraissent pas savoir été heureux, en rendant sophistas par sapientes, les sages de Pharaon ; c'est le mot sophoi, qui est synonyme de sapientes. Ils auraient pu très bien mettre sophistas, puisque le latin n'a pas d'autre mot offrant le même sens. Aussi cette expression est-elle passée en usage dans notre langue, de même que le mot philosophie, philosophie, également emprunté aux grecs, et nos meilleurs écrivains ne font pas difficulté de l'employer[211].
12. « Et la verge d'Aaron dévora leurs verges ; » c'est comme s'il y avait : « Le serpent d'Aaron. »
15. Dans cette phrase relative à Pharaon Ecce ipse exiit ad aquam[212], le grec met super aquam.
16. Dimitte populum meum ut serviat mihi in deserto, et ecce non exaudisti usque adhuc[213]. On peut juger combien de fois le mot exaudire est appliqué aux hommes.
22. Fecerunt autem similiter et incantatores, Aegyptiorum veneficiis suis. Et induratum est cor Pharaonis, et non exaudivit eos, sicut dixit Dominus[214]. Preuve nouvelle que l'Écriture emploie souvent le verbe exaudire lors-même qu'il s'agit de l'homme.
1. Dimitte populum meum, ut serviant mihi[215] ; on ne lit pas ut serviat. Cette manière de parler s'emploie à peu près exclusivement, quand un substantif singulier offre à l'esprit l'idée d'une pluralité. Ainsi le mot peuple se dit au singulier, mais il désigne une multitude d'individus. On dit de même : Omnis terra adorent te[216], parce que omnis terra est mis ici pour la totalité des hommes qui sont sur la terre.
2. Ecce ego ferio omnes fines tuos ranis[217]. La locution grecque est très élégante ; elle nous représente les grenouilles elles-mêmes comme une plaie, dont la terre d'Égypte est frappée.
3.Et eructabit flumen ranas, et adscendentes intrabunt in domos tuas et in promptuaria cubiculorum tuorum, super lectos tuos, et in domos servorum-tuorum et populi tui, et in conspersis tuis, et in clibanis tuis, et super te, et super populum tuum, et super servos tuos ascendent ranae[218]. Remarquez qu'en disant in domos etc, l'écrivain sacré se sert de l'accusatif, et qu'en disant et super lectos etc, avec super, il emploie également l'accusatif ; mais qu'étant arrivé à in consperis et in clibanis, il prend l'ablatif. Cela vient de ce que le grec change la préposition, ce que ne fait pas la version latine. Car on lit d'un côté eis tous oikous, in domos, et de l'autre en tois phuramasin, in consperis, ce qui ferait croire à un sens particulier, plutôt qu'à une simple locution, de telle sorte que, dans la pensée de l'écrivain sacré, les grenouilles auraient pris naissance au milieu des aliments et dans les fours, sans venir de l'extérieur ; et comme il est dit qu'elles devaient sortir du fleuve, elles seraient parties de là pour remplir toute l'Égypte.
6. Et extendit Aaron manum super aquas Aegypti et eduxit ranas, et educta est rana et operuit terram[219]. On voit que dans la répétition de rana l'écrivain sacré est allé du pluriel au singulier ; car le singulier rana est mis pour une multitude de grenouilles. Je ne m'explique pas comment l'esprit humain a pu s'habituer à cette manière de parler, et trouver une signification plus étendue dans le singulier que dans le pluriel. Ainsi on indique plus, en disant : Le soldat est là, que si l'on disait : Les soldats sont là ; en disant : Le poisson est là, que si l'on disait : Les poissons sont là.
14. Et colligebant eas acervos acervos[220]. La répétition de acervos exprime le grand nombre des monceaux : l'Écriture emploie volontiers cette forme.
16. On lit dans les versions latines : Extende manu virgam tuam, et percute terra[221], au lieu de percute terrain. Le grec porte aggerem terrae, un amas de terre, si toutefois ce mot rend fidèlement le sens de to khoma tes ges.
18. « Les magiciens firent la même chose par leurs enchantements, afin de produire des moucherons, et ils ne purent y réussir. » L'expression « ils firent » est mise pour « ils voulurent faire : » car, s'il est vrai qu'ils ont fait la même chose, ils ont dû produire des moucherons ; or, comme on lit, immédiatement après, qu'ils ne purent y réussir, il en résulte qu'ils n'ont pas fait la même chose, mais seulement qu'ils ont essayé. Ou bien si l'on suppose que, tout en se servant d'enchantements, ils étendaient une verge, et faisaient en apparence ce que faisait Aaron, bien que l'Écriture se taise là-dessus, c'est dans ce sens qu'il faudra entendre : « ils firent la même chose. »
21, 22. Et in terram super quam sunt super eam. Et gloriosam faciam in die illa Gessen, in qua populus meus inest super eam[222].
29. « Moïse répondit : Quand je serai sorti d'auprès de vous, je prierai le Seigneur ; et tous les moucherons se retireront de Pharaon et de ses serviteurs ; » comme si celui à qui il est dit « Quand je serai sorti d'auprès de vous, » n'était pas le même Pharaon, de qui les moucherons devaient se retirer.
1. Dimitte populum meum, ut mihi serviant[223].
18. 24. Ecce ego pluam, hannc horam, crastinam diem, grandinem multam. Grando autem multa valde valde[224].
29. Et desinant voces et grando[225]. Il est à remarquer que l'Écriture emploie le mot voces, pour désigner le tonnerre. C'est de ce même terme que Pharaon s'est servi précédemment, quand il a dit : Orate pro me ad Dominum, ut desinant fieri voces Dei[226] ; où l'on voit une seconde locution dans ces paroles : Desinant fieri voces.
2. Ut narretis in aures filiis vestris et filiis filiorum vestrorum quaecumque illusi Aegyptiis[227]. Remarquez ici le sens de illusi ; car il a peut-être la même signification dans ce passage des psaumes : Draco hic quem finxisti ad illudendum ei[228] ; et dans cet autre de Job : Hoc est initium figmenti Domini, quod fecit ad illudendum ab angelis ejus[229].
4. Ecce ego induco, hanc horam, crastino die, locustam multam[230]. On peut faire ici la même remarque que nous avons faite plus haut sur le mot rana, c'est-à-dire, que les mots ont souvent une signification plus étendue au singulier qu'au pluriel. On voit clairement en effet que l'expression locustam multam dit plus, que s'il y avait locustas multas.
8. Qui autem et qui sunt qui ibunt[231]. Nous disons tous les jours, dans le style très familier, quam qui et qui ibunt ?
15. Non est relictum viride nihil in lignis[232]. Il fallait dire, suivant les règles de notre langue : Non est relictum viride aliquid in lignis.
16, 17. Peccavi ante Dominum Deum vestrum et in vobis ; suscipite ergo delictum meum[233] : ainsi parlait Pharaon à Moïse. Nous avons vu cette même locution employée parles frères de Joseph, lorsqu'ils lui dirent : Accipe iniquitatem servorum Dei patris tui[234].
23. Cette phrase de la version latine : Et nemo vidit fratrem suum tribus diebus[235], est exprimée ainsi dans le texte grec : Et non vidit nemo fratrem suum. Remarquons encore le nom de frère donné à tout homme en général.
24. Cette phrase de Pharaon à Moïse et à Aaron est tirée mot pour mot du grec : Ite et servite Domino Deo vestro : praeter oves et boves, relinquite[236]. C'est une locution tout à fait inusitée ; à moins qu'on ne rapporte à la proposition précédente les objets exceptés, et qu'on ne fasse de relinquite une préposition à part, ayant pour complément sous-entendu ista, en sorte que l'ordre naturel serait : Ite, praeter oves et boves, et relinquite ista ; ce serait alors une ellipse, dont l'usage est si fréquent dans les locutions de l'Écriture.
26. « Nous ne laisserons pas la corne de leurs pieds, » comme si les troupeaux pouvaient partir sans la corne de leurs pieds. Que signifie donc cette phrase, sinon : Nous ne laisserons rien, pas même la corne d'un pied ?
28. Ces paroles de Pharaon à Moïse : Attende tibi ultra apponere faciem meam[237], sont mises pour : Attende tibi ne ultra videas faciem meam.
2. Et petat unusquisque a proximo suo et mulier a proxima vasa argentea et aurea et vestem[238]. Remarquez la qualification de proximus donnée aux Égyptiens eux-mêmes à l'égard des Hébreux.
6, 7. « Il s'élèvera un si grand cri dans toute l'étendue de l'Égypte, que jamais on n'en a entendu, et que jamais à l'avenir on n'en entendra de semblable ; mais parmi les enfants d'Israël, depuis les hommes jusqu'aux bêtes, on n'entendra pas même un chien pousser la moindre plainte. » Rien de plus élégant que cette locution désignant sous le nom de chien, le dernier des hommes et des animaux ; elle exprime très bien le calme profond dont jouissaient les Hébreux, tandis que le deuil le plus amer arrachait de grands cris à tous les Égyptiens.
3. Accipiant singuli ovem per domos patriarum[239]. II est difficile de déterminer l'idée qu'il faut attacher à patriarum. Veut-on désigner par là les villes habitées par un certain nombre d'Hébreux ? ou ne s'agit-il pas plutôt des familles nombreuses descendant d'un même père ? Cette dernière signification résulte plus clairement du texte grec.
4. Si autem pauci sint qui in domo, ita ut non sint idonei ad ovem[240] ; c'est comme s'il y avait : ut ipsa paucitas non sit idonea ad ovem consumendam. Dans la proposition suivante : Assumet secum vicinum proximum suum[241], assumet, a pour sujet domus ; proximum est mis pour hominem, et le singulier est employé pour le pluriel : car on devait prendre non pas un homme seulement mais autant qu'il en fallait. Enfin en parlant de manger l'agneau, l'Écriture dit : Secundum numerum animarum unusquisque quod sufficiat[242], où l'on voit anima mis pour homo, la partie pour le tout.
7. Sument a sanguine et ponent super duos postes, et super limen in domibus, in quibus manducabunt illas in eis[243]. Après avoir dit in quibus, on ajoute encore in eis : c'est une locution très commune. Maintenant à quoi se rapporte illas ? Évidemment à carnes, puisqu'on lit au verset suivant : Et manducabunt carnes hac nocte assatas igni[244]. Ce qui confirme notre assertion, c'est que le synonyme grec du mot latin carnem, kreas, étant du genre neutre, les exemplaires grecs ne mettent pas illa mais illas : in domibus, in quibus manducabunt illa in eis. Cette locution, en vertu de laquelle l'écrivain sacré a mis illas, avant d'indiquer à quel mot de la phrase se suivante il le faisait rapporter, est la même que celle qu'il emploie quand il nous apprend qu'un ange voulait faire mourir le fils de Moïse. Nous en avons donné l'explication dans les Questions sur l'Exode[245], et à cette occasion nous avons rapporté l'exemple suivant tiré des psaumes : Fundamenta ejus in montibus sanctis,diligit Dominus portas Sion[246], où l'on ne sait de quelle cité sont ces fondements, que par les paroles qui suivent. De même dans cette phrase : in quibus manducabunt illas in eis, qui équivaut à celle-ci : in quibus domibus manducabunt illas, on ne voit que plus tard, quand le mot carnes est exprimé, le sens qu'il faut attacher à illas.
22. «Vous prendrez un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera placé à l'entrée de votre maison, et vous teindrez de ce sang le linteau et les deux poteaux de chaque porte. » En disant « un bouquet d'hysope, » on veut sans doute signifier plusieurs bouquets, comme nous avons vu plus haut « la grenouille » mise pour une multitude de grenouilles, et « la sauterelle » pour une multitude de sauterelles. Il faut avouer cependant que cette figure rend la pensée bien obscure, quand on l'emploie sans y être autorisé par la coutume.
26, 27. Et erit cum dicent ad vos ilii vestri Quae est servitus ista ? Et dicetis eis : Immolatio pascha hoc Domino[247] ; il suffisait de dire : dicetis eis, sans la conjonction et.
28. Et advenientes fuerunt filii Israël, sicut praecepit Dominus Moysi et Aaron, ita fecerunt[248] ; l'addition de ita fecerunt n'est qu'une locution familière à l'Écriture.
52. Et factum est, in die illa eduxit Dominus filios Israël. de terra, Aegypti[249].
1. Ait autem Dominus ad Moysen dicens[250].
12. Omne adaperiens vulvam, masculine[251]. Ici le pluriel est joint au singulier ; c'est qu'en effet omne adaperiens ne s'applique pas à un seul, mais à plusieurs. On voit une locution semblable dans ces paroles : Attendite, popule meus[252]. La même chose se remarque encore dans la suite du verset qui nous occupe : Omne quod aperit vulvam de armentis et de pecoribus, quoecumque tibi data erunt[253], où les mots omne, quaecumque tibi nata erunt, ne sont que la répétition de la locution précédente.
13.Omne adaperiens vulvam asinae[254], le grec porte asini et cela en vertu d'une locution que nous avons. déjà signalée dans la Genèse. Nous avons vu, en effet, le masculin employé pour le féminin, quand il est dit à l'occasion de la mort de Sara : Surgens Abraham a mortuo[255], au verset suivant : Sepeliam mortuum meum[256]. De semblables expressions reviennent souvent dans ce chapitre.
15. Propter hoc ego immolo Domino omne quod aperit vulvam, masculine[257] : cette locution ne diffère pas de celle que nous avons vue plus haut.
16. Et erit signum super manum tuam[258] ; c'est comme s'il y avait super opera tua[259] : peut-être est-ce un sens particulier, plutôt qu'une locution.
27. Et excussit Dominus Aegyptios in medium maris[260] : on lit dans le grec : Et excussit Dominus Aegyptios medium maris.
31. Vidit autem Israël manum magnant, quae fecit Dominus Aegyptiis[261].
1. Tunc cantavit Moyses et filii Israël canticum hoc, et dixerunt dicere[262] ; c'est la reproduction du grec kai eipan legein.
22. « Et ils ne trouvaient point d'eau pour boire ; » il n'était pas nécessaire de dire « pour boire. »
24. Et murmuravit populus adversus Moysen, dicentes ; on a mis dicentes[263] ; au lieu de dices, parce qu'un peuple est la réunion de plusieurs individus.
1. Et venerunt omnis synagoga filiorum Israël in eremum[264] ; on n'a pas mis venit, attendu qu'il y a plusieurs personnes dans une multitude.
2. Murmurabunt omnis synagoga filiorum Israël adversus Moysen et Aaron[265] ; c'est encore la même locution.
4. « Le Seigneur dit à Moïse : Je ferai tomber pour vous du pain venu du ciel. » Dieu devait donner la manne, et il promet du pain ; c'est une locution qui désigne sous le nom de pain toute espèce d'aliments. Remarquez encore comme l'Écriture se plaît à dire « des pains » au pluriel, au lieu d'employer le singulier.
7. 8. Moïse dit : Mane videbitis gloriam, dum exaudiet murmurationem vestrum super Deum[266], comme s'il y avait quia murmuratis super Deum ; et ces derniers mots équivalent à adversus Deum. II faut remarquer ensuite la nouvelle acception donnée au mot exaudire, qui a pour objet ici, non plus des prières, mais des murmures, et des murmures que l'Écriture condamne. Moïse veut dire que Dieu a eu connaissance des murmures des Israélites, et c'est cette connaissance qu'il exprime par le mot exauditio.
9. Accedite ante Deum ; exaudivit enim murmur vestrum[267]. Le verbe exaudire s'entend encore ici, non des prières ou des demandes, mais des murmures des méchants. Un peu plus loin, Dieu répète la même expression : Exaudivi murmur filiorum Israel[268].
14. Et ecce in facie eremi minutum tanquam coriandrum[269]. Quand l'Écriture dit si souvent facies terrae, comme ici facies eremi, on s'étonne que certains esprits en entendant le mot facies, puissent encore se représenter la face d'un homme ou de quelque être animé.
16. Secundum numerum animarum vestrarum unusquisque cum commanentibus vobis colligite[270]. On ne saurait dire combien de fois le mot animae dans l'Écriture, sert à désigner des personnes ; c'est la partie prise pour le tout. Le mot carnes ne pouvait guère avoir cette acception ; mais il en est autrement du singulier caro ; comme dans ce passage des psaumes : Non timebo quid mihi faciat caro[271] ; ce qui est rendu plus clairement dans le même psaume : Quid mihi faciat homo. L'écrivain sacré n'aurait donc pas mis : Secundum numerum carnium vestrarum, comme il a pu mettre : Secundum numerum animarum vestrarum.
21. Et collegerunt illud mane mane[272] ; mane mane présente la même locution que puteos puteos, et acervos acervos.
29. Nullus vestrum egrediatur unusquisque de loco suo die septimo[273] ; on pourrait se dispenser d'intercaler unusquisque.
1. Non erat autem populo aqua bibere[274] ; il fallait ad bibendum.
2. Et maledicebat populus ad Moysen[275], comme s'il y avait maledictis agebat Moysen, ou simplement maledicebant illi, ainsi qu'on le voit dans la réponse de Moïse : Quid maledicitis mihi[276] ?
3. Et murmuravit populus ad Moysen dicentes[277].
5. Et virgam, in qua percussisti flumen, accipe in manu tua[278] : ces paroles : in qua percussisti, équivalent à la forme ordinaire, de qua percussisti ; c'est une locution très commune dans l'Écriture.
12. Et sumpsit Jothor socer Moysi holocautomata et sacrificia Deo[279] ; sumpsit est mis pour obtulit. Voudrait-on trouver ici non une simple locution, mais un sens particulier, comme si Jothor avait présenté les victimes offertes en sacrifice par Moïse ? Jusqu'alors cependant on n'a pas vu qu'aucun sacrifice ait été offert soit par Moïse, soit par Aaron, soit par quelque autre d'entre les Hébreux sortis de la terre d'Égypte ; on lit seulement que Moïse dressa un autel, et qu'il l'appela d'un nom qui signifie : « Le Seigneur est mon refuge[280]. » Au contraire l'Écriture nous a déjà appris que Jothor était- un prêtre de Madian, c'est-à-dire de la nation des Madianites. Il serait donc étrange que, à l'arrivée de son beau-père, Moïse eût commencé à exercer l'office de sacrificateur, au lieu de laisser cette fonction à Jothor, qui était déjà prêtre.
18. Grave tibi verbum hoc[281] ; le verbe est est sous-entendu.
20. Et demonstrabis illis vias, in quibus ambulabunt in eis[282].
26. Verbum autem grave referebant super Moysen[283] : ainsi s'exprime le texte grec ; les versions latines ont mis ad Moysen. Cette locution super Moysen est très propre à exprimer la sollicitude de Moïse, ou à marquer le fardeau qui lui était imposé. Verbum autem grave est mis pour quaestio gravis, comme on le voit par ce qui suit : Omne autem verbum leve judicabant ipsi[284].
24. Le mot du texte grec eponomaso[285], est rendu dans toute sa force par supernominavero, ou adnominavero ; mais l'expression la plus usitée est cognominavero, choisie par quelques traducteurs. Ce verbe ne répond pas entièrement au mot grec, toutefois il est préférable à nominavero, que l'on trouve dans d'autres traductions.
Ibid. « Je viendrai à toi, et je te bénirai. » Tout à l’heure Dieu employait le pluriel en disant « Vous ferez et vous immolerez ; » maintenant il emploie le singulier : « Je viendrai à toi, » comme si ce qu'il dit au peuple s'adressait à la personne même d'Israël.
1, 2. « Voici les lois concernant la justice que tu leur proposeras : Si tu achètes un esclave hébreu, etc. » Remarquez ce genre de locution. Dieu dit à Moïse : « Voici les lois concernant la justice que tu leur proposeras. » Puis, il dit au peuple, comme s'il continuait de parler à Moïse lui-même : « Si tu achètes un esclave hébreu. » Ce n'est pas à Moïse cependant que s'adressait la suite du discours, mais au peuple, à qui il était chargé de répéter ce qu'il avait entendu.
6. Pertundet ei dominus auriculam de subula, et serviet ei in sempiternum, ou bien in aeternum[286] ; le grec porte eis ton aiona. Les mots latins sempiternum, aeternum, traduction de cette expression grecque, ont souvent, dans l’Écriture, le même sens qu'ici aeternum. Ils ne désignent pas cette éternité durant laquelle des biens immuables nous sont promis, tandis qu'un feu éternel y est réservé aux méchants. En effet, cet esclave qui ne pouvait vivre éternellement, ne pouvait non plus servir éternellement. L'expression aeternum s’applique donc à une chose dont on ne voit pas la fin. Tout au plus pourrait-on dire, qu'elle renferme un sens mystérieux relatif à l'éternité.
13. Dabo tibi locum, in quem fugiat ibi qui occiderit[287].
20. Si quis percusserit servum suum aut ancillam suam in virga[288] ; il fallait mettre de virga. 28. Lapidibus lapidabitur taurus[289], comme si l'on pouvait lapider autrement qu'avec des pierres. Cette locution diffère un peu de celle où l'on dirait›en imitant le style de l'Ecriture : lapidatione lapidabitur ; cependant ces deux formes ont beaucoup de ressemblance.
29. « Mais si, la veille et l'avant-veille, le taureau frappait de la corne. » L'Écriture a coutume de désigner ainsi un temps passé, quelle qu'en soit la durée ; c'est la partie prise pour le tout.
33, 34. « Si quelqu'un ouvre ou creuse une fosse sans la couvrir, et qu'un veau ou un âne vienne à y tomber, le maître de la fosse restituera. » C'est une locution, où la partie est prise pour le tout : car si un cheval ou une brebis tombait dans la fosse, on ne serait pas sans doute dispensé de restituer, par la raison que le cas n'est pas mentionné.
34. Quod autem mortuum fuerit, ipsi erit[290], il fallait ipsius erit.
5. Si autem depaverit quis agrum ant vineam, et admiserit pecus suum dépascere agrum alium[291] ; alium est mis pour alienum.
26. « Si tu reçois pour gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. » Ici le genre est mis pour l'espèce. Au premier abord, on croirait qu'il rit question de tout vêtement donné en gage ; mais cette loi est faite exclusivement en faveur de l'homme, qui aurait engagé le seul objet qu'il ait pour se couvrir pendant la nuit, comme la suite du texte le fait voir.
20, 21. Ecce ego mitto angelum meum ante faciem tuam,ut servet te in via, et indueat te in terram quam paravi tibi ; ante te ibit et exaudi eum[292]. En recommandant au peuple d'écouter cet ange, Dieu emploie le mot exaudi, quoique ce soient des ordres, et non des prières, que l'ange doive adresser au peuple.
28. Et mittam vespas ante te, et ejiciet Amorrheeos[293]. Ainsi l'écrivain sacré passe du pluriel au singulier. C'est comme s'il l`avait : Ejiciet Amorrhoeos vespa. Vespa est donc employé de la même manière que rana et locusta, non pour désigner un seul frelon, mais pour exprimer la pluralité par un nom singulier.
30. Per partes ejiciam illos a te[294].
32, 33. Non dispones illis et diis eorum pactum, et non consident in terra tua, ne peccare te faeiant ad me[295] ; on ne lit pas in me, mais le sens est le même.
3. Respondit autem omnis populus voce una, dicentes[296].
10. Et viderunt locum ubi steterat ibi Deus Israël[297] ; il suffisait de mettre ubi steterat ; mais ces sortes de locutions sont admises en. hébreu.
13. Et inoerabis illa auro[298] ; c'est une locution du même genre que lapidibus lapidabitar[299].
29. Cyathos in quibus immolabunt in eis[300].
19. Duas bases columnoe uni in ambas partes ejus, et duas bases columnoe, in ambas partes ejus[301]. Au lieu de parler de toutes les colonnes en général, l'Écriture ne parle que de deux, en répétant ces mêmes mots, par une locution qui lui est très familière ; c'est ainsi qu'elle dit puteos puteos, acervos acervos, generationes et generationes, et autres expressions semblables.
29. Et columnas inaurabis auro, et inaurabis seras auro[302].
6. Et inaurabis ea oeramento[303] ; cette locution est la même que la précédente inaurabis auro.
21. Extra velum, quod est super Testamentum[304]. Ainsi s'exprime l'écrivain sacré, en parlant des lampes qu'on devait allumer. Il veut dire que ces lampes devaient brûler au dehors dans le Saint, et non pas à l'intérieur du voile placé devant l'arche, dans le lieu appelé le Saint des Saints. Il ne faut donc pas, jà propos du mot super, se figurer ici quelque chose de semblable à un toit, à une voûte, au firmament du ciel, ou à un couvercle pour l'arche : ce mot indique ici une séparation tenant lieu. d'un mur. Nous disons de même qu'un supérieur se couche ou se tient debout, sans prétendre affirmer qu'il soit supporté par un autre.
Ibid. Legitimum sempiternum in progenies vestras[305]. Il faut prendre sempiternum dans le sens que nous avons longuement expliqué plus haut.
21. Et sumet Aaron nomina filiorum Israël super rationale judicii super pectus introeunti sanctum[306]. Les règles de la grammaire demandaient introiens in sanctum, puisque introiens se rapporte à Aaron ; c'est ainsi que plusieurs traducteurs latins se sont exprimés, afin d'éviter le solécisme. Mais comme le datif introeunti, se trouve dans le grec, et qu'il a même passé dans quelques versions latines, j'ai mieux aimé signaler cette locution, que de la corriger.
24. Et pones super rationale judicii fimbrias catenata[307]. Quelques traducteurs latins, pour éviter le solécisme, ont mis fimbrias catenatas ; mais le grec porte tous prossous ta alusidota . Nous appelons locution absolue cette sorte de locution qui joint le genre neutre au genre masculin ou féminin, comme dans cette phrase : Justitiae terrenae non sunt stabilia[308].
35. Et Aaron cum coeperit fungi sacerdotio, audietur vox ejus intranti in sanctum in conspectu Domini et exeunti[309]. Sonus ejus, eut été mieux ; choisi que vox ejus pour exprimer le bruit des sonnettes. Intranti et exeunti est mis pour instrantis et exeuntis, c'est le datif en place du génitif.
13. Et duos relies et adipem quae super eos[310], il faut sous-entendre est, que plusieurs traducteurs ont exprimé.
27. Et separabis illud separatione[311].
8. Et cum accendet Aaron lucernas, sero incendet super illud[312]. Sero est mis pour vespere, c'est encore une locution empruntée au grec, où on lit : opse. Le mot sero, dans le sens propre, ne se dit guère que d'une action, qui se fait postérieurement au temps où elle aurait dû s'accomplir.
12. Si acceperis computationem filiorum Israël in visitatione eorum, et dabunt singuli redemptionem animae suae Domino, et non erit in eis ruina in visitatione eorum, et hoc est quod dabunt tibi[313]. Il y a ici une locution qui n'est pas suffisamment déterminée, parce que l'intercalation de la conjonction et jette de l'incertitude sur le sens. Tout deviendrait clair, si on la supprimait de l'un ou l'autre des trois membres de phrase où elle se ; trouve. D'abord dans ce passage : Si acceperis computationem filiorum Israël in visitatione eorum, et dabunt singuli redemptionem animae suae Domino ; si l'on mettait simplement dabunt, au lieu de et dabunt, on aurait le sens unique et bien déterminé que voici : « Si vous passez en revue les enfants d'Israël pour en faire le dénombrement, chacun donnera quelque chose au Seigneur pour le rachat de son âme. » Préfère-t-on laisser ici la conjonction et, alors qu'on la retranche de ta dernière proposition, et l'on aura ce sens « Quand vous passerez en revue les enfants d'Israël pour en faire le dénombrement, et que chacun donnera quelque chose au Seigneur pour le rachat de son âme, et qu'il ne leur sera arrivé aucun malheur à l'occasion de ce recensement, ils donneront ceci. » Si l'on maintient la conjonction dans ces deux cas, du moins faudra-t-il le retrancher de la proposition intermédiaire : et non erit in eis ruina, pour obtenir ce sens qui n'a plus rien d'incertain : « Quand vous passerez en revue les enfants d'Israël pour en faire le dénombrement, et que chacun donnera quelque chose au Seigneur pour le rachat de son âme, il ne leur arrivera aucun malheur. » Mais comme la conjonction est exprimée devant chacune des propositions, il y a une sorte de suspension, et la phrase reste inachevée. Voilà pourquoi nous avons cru devoir signaler cette sorte de locution.
1. Consurrexit populus in Aaron, et dixerunt ei[314]. ; c'est là une locution très commune, qui s'explique facilement, si l'on considère que le peuple se compose de plusieurs individus. Il faut remarquer encore que le tout a été mis pour la partie ; car l'Apôtre rapportant ce fait comme il s'est passé, ne rejette pas sur le peuple tout entier la responsabilité de cette faute, mais seulement sur quelques Israélites, puisqu'il dit : « Ne soyons pas adorateurs des idoles, comme l'ont été plusieurs d'entre eux[315]. »
Ibid. « Lève-toi, et fais-nous des dieux qui marchent devant nous. » Aaron aurait-il été assis, lorsqu’on lui parlait ainsi ? ou ne faut-il pas plutôt voir dans ces mots une simple locution ? On en rencontre souvent de semblables .dans l'Écriture, par exemple : « Levez-vous, Seigneur[316], » et encore : « Levez-vous, ô Dieu, et jugez la terre[317]. »
10. Et nunc sine me, et iratus ira[318] ; c'est la même locution que morte morietur[319] : cette forme plaît à l'écrivain sacré.
24. Cui sunt aurea demite[320] : On ne dit pas à quels objets se rapporte aurea, : aussi les interprètes latins ont mis : qui habet aurum demat. 26. Quis ad Dominum, veniat ad me[321].
31. « Ils se sont fait des dieux d'or ; » et cependant il n'y avait qu'un veau d'or : le pluriel est donc mis pour le singulier. C'est dans le même sens qu'il faut prendre ces autres paroles : «Voici, ô Israël vos dieux, qui vous ont tiré de l'Égypte[322]. » Ce genre de locution, où le pluriel est mis pour le singulier, n'est reçu que quand il peut y avoir ou qu'on peut se représenter plusieurs objets semblables à celui dont on parle. Ainsi, de ce que les Israélites n'aient fait qu'un veau d'or, il ne s'ensuit pas, ni qu'ils n'aient pu en faire plusieurs, ni que ce veau ne ressemblât pas à un grand nombre d'idoles. Il est dit pareillement que les voleurs insultèrent le Seigneur[323], tandis qu'il est certain, d'après un autre évangéliste, qu'un seul a blasphémé[324] ; mais ce voleur n'était pas non plus le seul de son espèce. Même, quand cette locution s'applique à des noms propres, ce dont nous n'avons pas encore trouvé d'exemple dans l'Écriture, il faut que ces noms puissent désigner plusieurs personnes : ainsi certains auteurs ont pu dire « les Phèdres et les Médées, » bien que l'on ne connaisse qu'une femme du nom de Phèdre, et une du nom de Médée, parce que sous ces deux noms ils entendaient toutes les personnes semblables à Phèdre et à Médée. On le voit, ces sortes de locutions ne s'emploient pas sans motif et sans discernement, comme des écrivains dépourvus de talents pourraient le faire contrairement au bon goût ; mais elles sont soumises à certaines conditions et à des règles précises.
1. Vade, adscende hinc tu, et populus tuus, quos eduxisti de terra Aegypti[325] ; on n'a pas mis quem eduxisti ; cette locution revient si souvent, que la forme régulière est devenue l'exception,
5. Et dixit Dominus : Deponite stolas gloriarum vestrarum et cultum, et ostendam quid facturus sum tibi[326]. La phrase commence avec le singulier et se termine avec le pluriel, parce qu'il s'agit en même temps de plusieurs personnes et d'un seul peuple, comme le montrent ces paroles du même verset : Vos populus dura cervice[327] ; où l'on dit vos populus, au lieu de tu populus, quoique vos soit au pluriel et populus du singulier.
1. Excide tibi duas tabulas sicut et prima[328] ; il faut sous-entendre fuerunt, aussi, nos traducteurs ont-ils jugé à propos de l'exprimer, parce que la langue latine n'admet pas une ellipse de cette nature.
9. « Si j'ai trouvé grâce devant vous, que mon Seigneur veuille bien toujours marcher avec nous ; » comme si l'on parlait d'une tierce personne : cette locution est très commune. Mais comme c'est à Dieu que Moïse s'adresse, on doit penser qu'il parle du Fils au Père. Au contraire, quand nous avons trouvé, en maint endroit de l'Écriture, la même forme de langage employée à l'égard de Pharaon et de Joseph, et d'autres encore, nous l'avons regardé comme une simple locution.
15. Nequando ponas testamentum iis qui sedent super terram[329] ; c'est comme s'il y avait sedes habent, ou habitant.
17. « Tu ne feras point des dieux jetés en fonte ; » c'est une locution, où la partie est prise pour le tout. Car en ne nommant que les idoles coulées dans le moule, Dieu ne permettait pas pour cela d'en fabriquer qui soient sculptées, battues au marteau, ou faites d'argile, ni d'avoir aucune espèce de simulacres ou de divinités faites demain d'homme.
19. Omne adaperiens vulvam masculina[330] ; c'est comme s'il y avait ; omne adaperiens vulvam mihi erit, ex iis quae sunt masculina.
20. « Tu rachèteras avec une brebis le premier-né de l'animal qui porte le joug ; » ici encore la partie est prise pour le tout. Car, si parmi les bêtes de somme dont la chair réputée immonde, ne peut être offerte en sacrifice, il en est qui ne soient pas assujettis au joug, il ne s'ensuit pas qu'on ne doive point les racheter, ou qu'on doive les racheter autrement qu'avec une brebis.
25. Non occides super fermentum sanguinem immolatorum meorum[331]. Il y a certainement une locution dans ces paroles : occides sanguinem, qui équivalent à celles-ci : occidendo effundes.
Ibid. Et non dormiet usque in mane immolatio solemnitatis Paschae[332] ; dormire, dormir, est mis pour manere, rester ; comment en effet la chair d'un animal tué et rôti pourrait-elle dormir ? Ce passage des psaumes : Quare obdormis, Domine[333], présente donc une locution semblable dont le sens est : Pourquoi demeurez-vous en repos ? c'est-à-dire, pourquoi ne prenez-vous pas notre défense ?
28. L'Écriture, parlant du jeûne de quarante jour observé par Moïse, s'exprime ainsi : « Il ne mangea point de pain et ne but point d'eau : » elle prend la partie pour le tout, désignant par le pain toute espèce de nourriture, et par l'eau toute espèce de boisson.
4. Et ait Moyses ad omnem synagogam filiorum Israel, dicens[334] ;le sens eut été complet indépendamment de dicens :
21. Et attulerunt unusquisque quod afferebat cor eorum[335] ; on pouvait employer la forme ordinaire et dire : Et attulit unusquisque quod afferebat cor ejus.
Ibid. Et quibus visum est anima eorum., attulerunt demptionem Domino[336] ; il fallait dire : Et sicut visum est animae eorum.
23. Et omnis cui inventum est apud eum coris arietum rubricata[337] ; les règles ordinaires demandaient : omnes apud quos inventa sunt coria rubricata.
24. Omnis afferensdemptionem argentum et aes attulerunt demptiones Domino[338]. Omnis attulit eut été plus conforme à l'usage, que omnis attulerunt.
Ibid. Et apud quos inventa sunt apud eos ligna imputribilia[339] ; apud eos pouvait être supprimé sans nuire au sens, mais, on trouve fréquemment de ces sortes d'addition dans l'Écriture.
25. Et omnis mulier sapiens mente, manibus nere[340], comme si l'on pouvait filer autrement qu'avec la main. Sapiens nere est une locution nouvelle, et pleine d'élégance. Quant à celle-ci
Omnis mulier attulerunt, qui commence par le singulier pour finir par le pluriel, nous en avons vu précédemment des exemples. La forme régulière demandait : Omnis mulier attulit.
26. Et omnes mulieres quibus visum est sensu suo, in sapientia nerunt pilos caprinos[341].1'Ecriture désigne souvent par sapientia. en grec, sophia, l'habilité dans ces sortes de travaux.
28. Et compositiones et oleum unctionis et compositionem incensi[342]. Il ne faut pas supposer d'autres compositions que celles qui sont exprimées ici ; car, en mettant la conjonction et après les mots et compositiones, on n'a pas voulu désigner des objets nouveaux, mais seulement expliquer le mot précédent, et nous apprendre quelles étaient ces compositions c'était dit l'écrivain sacré, « de l'huile pour les onctions et de l'encens. » On a donné à ces choses le nom de compositions, parce qu'elles étaient formées de plusieurs matières.
29. Et omnis vir et mulier, quorum afferebat sensus eorum, ut intrarent et facerent omne opus quodeumque praecepit Dominus fieri illud per Moysen, attulerunt filii Israël demptionem Domino[343]. Omnis vir et mulier est donc la même chose que filii Israël. Les autres locutions, contenues dans cette phrase, ressemblent aux précédentes.
32. Facere aurum et argentum et aes[344], revient à facere ex auro et argento et aere ; car on ne faisait pas l'or, mais on le travaillait. La même locution se voit encore dans le verset suivant, où nous lisons et operari ligna[345], pour ex lignis.
35. « Faire des tissus de tout genre pour le Saint, faire différents ouvrages de broderie avec l'écarlate et le fin lin, et exécuter toute espèce de travaux d'architecture. » Ainsi on parle d'architecture lorsqu'il est question d'ouvrages à l'aiguille ; c'est, sans doute, parce que le tabernacle qu'il s'agissait de construire, ressemblait à un édifice et était bâti comme une maison ? Que faut-il entendre encore par» le Saint ?» Est-ce le prêtre saint ? car il s'agit aussi de travailler à sa robe ou à ses robes. Veut-on parler de Dieu saint dont le culte était la cause de tous ces ouvrages ? Ou enfin ce mot désignerait-il ce qu'on appelait le Saint, et le Saint des saints Ce n'est pas chose facile à voir.
11. Humeralia continentia ex utrisque partibus ejus[346]. L'écrivain sacré n'a pas mis ex utrisque partibus eorum, quoiqu'il ait dit humeralia et non pas humerale qui lui est cependant plus familier ; il a donc employé, pour désigner cet objet, le pluriel humeralia, comme le mot stolas pour désigner une robe.
23. Et Eliab filius Achisamach de tribu Dan qui, architectonatus est textilia et consutilia, et diversicoloria, texere de cocco et bysso[347]. L'expression architectonari est une nouvelle manière de parler. Dans cet autre membre de phrase : « faire des broderies d'écarlate et de fin lin, » la partie est prise pour le tout : car, sous ces deux noms, nous entendons encore les autres étoffes, comme la pourpré et l'hyacinthe.
31. Et fecerunt filii Israël sicut praecepit Dominus Moysi, ita fecerunt[348] ; le sens eut été complet sans les mots ita fecerunt.
14. Et fecit Moyses omnia, quae praecepit ei Dominus, ita fecit. Même remarque que pour la phrase précédente, relative aux enfants d'Israël.
2. Homo ex vobis si obtulerit clona Domino a pecoribus, a bobus et ab ovibus offeretis[349] ; c'est comme s'il y avait :si a pecoribus offeretis, a bobus, ab ovibus offeretis. Sous le nom de brebis l'écrivain sacré comprend aussi les chèvres, comme il le fait très souvent ailleurs.
6. Et confringes ea fragmenta[350], c'est comme s'il y avait : confrigendo facies ea fragmenta.
23. Et cognitum fuerit ei peccatum quod peccavit in eo[351]. Il y a ici deux sortes de locutions à remarquer : la première peccatum peccavi ; la seconde consiste dans l'addition de in eo, qui est encore là pour in peccato, ce qui n'était pas du tout nécessaire.
1. Si autem anima peccaverit, et audierit vocem jurationis, et ipse testis fuerit, aut viderit, aut conscius fuerit, si non nuntiaverit et accipiet peccatum[352]. La dernière conjonction est de trop ; car si on la supprime, la phrase se termine clairement par ce qui suit : accipiet peccatum.
Ib. Dans la même phrase : Si autem anima peccaverit, et audierit vocem jurationis, et ipse testis fuerit aut viderit, aut eonseius fuerit, non nuntiaverit, la conjonction et est mise pour id est, en sorte que, pour se conformer au génie de notre langue, il faudrait dire : Si autem anima peccaverit, id est, audierit vocem jurationis, et le reste.
3. Aut tetigerit ab immunditia hominis, ab omni immunditia ejus, quam si tetigerit, inquinetur, et latuit eum, post hoc auteur cognoverit, et deliquerit[353] ; l'ordre naturel était : et deliquerit, post hoc autem cognoverit.
15. Anima si latuerit eum oblivione et peccaverit nolens[354]. L'écrivain sacré ne dit pas si latuerit eam, parce qu'il prend anima comme synonyme de homo, ainsi qu'il le fait en d'autres endroits, où, après avoir exprimé d'abord le mot anima qui est du genre féminin, il emploie plus loin le genre masculin, en le rapportant à homo. Mais ici la locution est bien plus tranchée ; car le masculin et le féminin se suivent immédiatement et dans la même proposition, anima si latuerit eum. Les traducteurs latins ont reculé devant cette locution, et pour ne pas la reproduire ils ont mis : Anima si qua latuerit et peccaverit non volens. Mais il y a une différence entre nous cacher nous-même et commettre une faute qui nous soit cachée ou inconnue. Or, le texte original porte si lateat eam, et non pas si ipsa lateat. Dans une autre version grecque nous avons lu : Animam si latuerit ea oblivione : mais dans le verset suivant elle emploie également le genre masculin en disant : Sacerdos exorabit pro eo et dimittetur illi[355], en grec auto. On voit par là que l'auteur a voulu éviter le solécisme ; mais que, forcé de se rendre à l'évidence de plus en plus frappante du texte sacré, il n'a pu continuer plus longtemps d'employer le féminin.
9. Ista holocaustosis super incensionem ejus super altare totam noctem usque in mane, et ignis altaris ardebit super illud[356]. On pouvait supprimer la conjonction et, et dire : totam noctem usque in mane ignis altaris ardebit. L'emploi de cette conjonction rend la pensée obscure pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec ces formes particulières de l'Écriture.
14. Ista est lex sacrificii, quod offerent illud filii Aaron, sacerdotes ante Dominum[357]. Le sens eut été aussi complet sans illud.
17. Sancta sanctorum est[358], ainsi s'expriment les Septante eux-mêmes. Mais cette locution n'est reçue qu'en grec ; aussi plusieurs traducteurs latins pour ne pas la reproduire ont mis : sancta sanctorum sunt.
32. On lit dans les Septante : Occident arietem qui pro delicto ante Dominum[359]. Les interprètes latins ont ajouté le verbe est qui ne se trouve pas dans le grec, et ont mis : qui pro delicto est.
16. Et sivotum aut voluntarium sacrificaverit donum suum, quacumque die obtulerit sacrificium, edetur crastinadie[360] ; crastina die est mis pour postera die ; aussi quelques versions l'ont rendu par altera die.
31.Coquite carnes illatrio tabernaculi testimonii in loto sancto et ibi edetis eus, et panes qui sunt in canistro consummationis, quomodo praeceptum est mihi dicens : Aaron et filii ejus edent eam[361]. Pour éviter de reproduire cette locution, plusieurs ont mis quomodo praecepit mihi dicens ; c'est là une construction régulière, tandis que l'autre est un solécisme.
35. Et ad ostium tabernaculi testimonii sedebitis septem dies, die et docte[362] ; sedebitis est mis pour habitabitis.
7. « Moïse dit à Aaron : Approche-toi de l'autel ; immole la victime pour ton péché, offre l'holocauste, et prie pour toi et pour ta maison ; offre ensuite les sacrifices pour le peuple, et prie pour lui selon que le Seigneur l'a ordonné à Moïse. » Moïse ne dit pas : « selon que le Seigneur me l'a ordonné ; » mais il parle comme s'il y avait deux personnages du nom de Moïse, l'un à qui le Seigneur a donné des ordres, et l'autre qui tient à Aaron le discours que nous venons de lire.
8, 9. « Le Seigneur parla ainsi à Aaron : Tu ne boiras ni vin ni bière, etc., » et le discours se termine ainsi : « toutes les ordonnances que le Seigneur leur a intimées par l'organe de Moïse[363]. » C'est le Seigneur qui parle et au lieu de dire : Les ordonnances que je leur ai intimées par l'organe de Moïse, il, emploie la même locution que nous venons de voir dans la bouche de Moïse.
9, 10. «C'est une ordonnance éternelle qui passera à toute ta postérité, afin que tu puisses distinguer ce qui est pur et ce qui ne l'est pas, etc. » Remarquez la qualification d'éternelle donnée à une chose qui ne devait pas toujours subsister.
14, 15. Moïse, s'adressant à Aaron et à ses fils Eléazar et Ithamar, leur dit entre autres choses « Lorsque les enfants d'Israël offriront des hosties pacifiques, on offrira avec la graisse des victimes l'épaule et la poitrine après les avoir mises à part devant le Seigneur ; et alors ces choses vous appartiendront à vous, à vos fils et à vos filles en vertu d'une ordonnance éternelle ; et cependant toutes ces observances devaient être un jour abolies.
9. Lorsque l'Écriture vient à parler des animaux qui vivent dans l'eau, pour indiquer ceux qui sont purs et ceux qui sont impurs, elle emploie les expressions suivantes : in aquis et in mari et in torrentibus[364]. Les versions latines portent in mari, non in maribus, et à bon droit, car il est impossible de faire passer ce pluriel du grec en latin. Ce qui s'y oppose surtout, c'est l'équivoque qui en résulterait, mares les mâles, et maria les mers ayant tous deux le même ablatif : maribus. Aussi, le nominatif maria est-il admis, tandis que sanguis qui n'a pas non plus de pluriel en latin, même au nominatif, se trouve employé à l'ablatif, comme dans ces phrases : Libera me a sanguinibus[365], et : non congregabo couventicula. eorum de sanguinibus[366]. La crainte de l'équivoque a donc seule empêché de dire : maribus. Quant au mot torrentibus, l'Écriture l'emploie ici pour désigner les fleuves : car on donne proprement le nom de « torrents » à ces cours d'eaux qui se forment dans la saison des pluies et se dessèchent en été, et où par conséquent le poisson ne peut habiter. Aussi plusieurs de nos traducteurs ont-ils préféré le mot fleuves. Que l'Écriture emploie le mot torrent comme synonyme de fleuve c'est ce qu'il est facile de constater par ce passage du psaume XXXV, 9 : « Vous les enivrerez du torrent de vos délices. » Évidemment ce qui porte ici le nom de « torrent » n'est pas une eau qui coule pendant un certain temps et se dessèche ensuite ; puisque le Psalmiste ajoute immédiatement : « Car il y a en vous une source de vie[367], » source certainement éternelle et intarissable.
21. Sed haec edetis et repentibus volatibibus quae ambulant super quatuor, quae habent crura superiora pedum ejus[368], il fallait pedum suorum.
44. Et eritis sancti, quoniam sanctus ego[369] ; il faut sous-entendre sum ; d'où vient que dans la plupart des versions latines on lit : quoniam sanctus sum ego.
1. Et locutus est Dominus ad Moysen dicens[370]. Cette locution locutus est dicens est très commune et revient à chaque instant dans l'Écriture. Mais celle qui suit se présente bien plus rarement, et déconcerte la pauvreté de nôtre langue ; on lit en effet clans le grec : kai ereis pros autous legon, ce qu'on peut rendre ainsi en latin : Et dices ad eos dicens[371]. Cependant la phrase serait moins choquante, si l'on disait : Et in quies ad eos dicens ; et en même temps on se rapprocherait davantage du grec où on ne lit pas : legeis pros autous legon, mais ereis pros autous legon.
2. Mulier quaecumque semen receperit et pepererit masculum, et immunda erit septemdies[372]. La plupart des versions latines n'ont pas reproduit cette locution ; elles ont mis : Mulier quaecumque semen receperit et pepererit masculum, immunda erit. Les Septante auraient pu aussi bien ne pas la traduire, puisqu'elle n'est pas plus reçue en grec qu'en latin : cependant comme ils n'ont pas fait difficulté de l'admettre, je ne comprends pas pour quoi les latins ont été plus scrupuleux.
4. Triginta et tres dies sedebit in sanguine mundo suo[373]. La même loi est formulée dans les mêmes termes pour celle qui a mis au monde une fille ; seulement le nombre des jours est doublé et porté à soixante-six. Cela nous prouve que sedebit, elle sera assise, est mis pour manebit, elle demeurera ; car on ne peut supposer qu'il fut interdit pendant si longtemps aux femmes de se lever de leurs sièges
2. Homini si cui facta fuerit in cute corporis ejus cicatrix signi lucida[374]. Le mot cicatrix signifie, dans le style de l'Écriture ; non seulement la trace d'une blessure, mais la simple diversité de couleurs :
Ibib. Et fuerit in cute coloris ejus tactus leprae[375]. L'écrivain sacré appelle la tache de la lèpre une atteinte tactus, parce qu'on juge à sa présence que l'homme même est atteint de ce mal.
3. Et videbit eum sacerdos et inquinabit eum[376] : c'est comme s'il y avait inquinatum pronuntiabit.
Ib. Et pilus qui est in ta.ctu convertatur albus[377] : il faudrait convertatur in album.
6. Et purgabit eum sacerdos, signum enim est[378] purgavit est mis pour purgatum pronuntiabit comme nous venons de voir inquinabit pour inquinatum pronuntiabit.
7. Et viderit eum sacerdos, et ecce commutata est significatio in cute, et inquinabit illum sacerdos[379]. La conjonction et est de trop ; car, si nous la supprimons nous avons le sens complet que voici : Si autem conversa fuerit signiicatio in cute, posteaquam vidit eum sacerdos ut purget illum, et visus fuerit denuo sacerdoti, et viderit eum sacerdos, et ecce commutata est significatif, in ente, inquinabit illum sacerdos[380].
9, 10. Et tactus leprae si fuerit in homine, veniet ad sacerdotem, et videbit sacerdos et ecce cicatrix alba in cute, et haec mutavit pilum album et a sono carnis vivae in cicatrice[381]. Mutavit pilum album est mis pour : mutavit pilum in album coloremin cicatricem. Si l'on a ajouté : mutavit a sono carnis vivae, c'est parce que les poils ne changent pas ainsi de couleur dans les parties saines de la chair vive.
45. En parlant du lépreux, l'écrivain sacré dit : Et immundus vocabitur[382]. Un exemplaire grec ne dit qu'une fois immundus ; plusieurs antres le répètent deux fois ce qui était inutile. On lit encore au verset suivant : Cum sit immundus immundus erit[383] ; phrase qui n'a pu être traduite mot pour mot du grec ; car le grec porte akathartos on akathartos estai, en latin immundus existens immundus erit ; encore le participe existens n'est-il pas l'équivalant du grec on ; ce qu'il faudrait ce n'est pas le participe de existere mais, si cette forme était reçue, essens participe de esse.
47. Et vestimento si fuerit in eo tactus leprae[384] : on pourrait dire dans la forme ordinaire : Et in vestimento si fuerit tactus leprae.
51. Aut in omni vase pelliceo in quocumque fuerit in eo tactus[385] ; il suffisait de dire in quocumque fuerit tactus.
55. Et ecce non commutavit tactus aspectum suum[386] ; aspectus est pris ici passivement : une tache, car c'est ce que désigne le mot tactus, ne saurait regarder.
15. « Le prêtre prendra la mesure d'huile, et en versera dans la main gauche du prêtre, » il fallait dire : dans sa main gauche, puisqu'il ne s'agit pas de la main d'un autre.
2. Viro, viro cuicumque fuerit fluor[387].
16. Et homo cuicumque exierit ex eo concubitus seminis[388].
21. Et omne super quodcumque dormit super illud,et omne super quod sederit super illud, immundum erit[389].
21. Et emittet in manu hominis parati in eremum[390] ; c'est comme s'il y avait emittet in eremum in manu hominis ad hoc parati ; ces paroles sont relatives au bouc émissaire. Il faut remarquer encore, le sens, dans lequel' l'Ecriture emploie les mots in manu.
3. Homo homo filiorum Israël[391] c'est-à-dire ex filiis Israël, ainsi répété, signifie quilibet homo, ou, si l'on, veut, ille aut ille.
7. « Vous ne découvrirez point dans votre père ni dans votre mère ce que la pudeur vous défend de regarder » ; par cette locution, Dieu interdit le commerce charnel avec les personnes désignées.
14. Turpitudinem fratris patris tui non revelabis, et ad uxorem ejus non introïbis propinqua enim tua est[392]. La conjonction et a ici le sens de id est, en sorte, que turpitudinem fratris patris tui, ou turpitudinem patrui, est la même chose que pudenda uxoris patrui.
25. Et exhorruit terra eos qui insident super eam[393] ; insident est mis pour sedes habent ou habitant.
9. Et permetentibus vobis messem terrae vestrae ; non perficietis messem vestram agri tui permetere[394]. La phrase commence par le pluriel et se termine par le singulier. C'est une locution que la plupart des traducteurs latins n'ont pas voulu reproduire : ils ont dit : agri vestri ; au lieu de agri tui comme si les Septante n auraient pas pu en faire autant. Il vaut donc mieux signaler cette locution que la corriger.
17. Quicumque acceperit sororem suam ex patre suo aut ex matre sua, et viderit turpitudinem ejus, et ipsa viderit turpitudinem ejus, turpitudinem sororis suae revelavit, peccatum suum accipient[395] : peccatum est mis pour penam peccati.
25. Et segregabitis vos meptisos inter medium pecorum mundorum et inter medium pecorum immundorum et inter medium voluerum mundarum et immundarum[396]. La phrase segregabitis vosmeptipsos inter medium mundorum et immundorum, exprime la séparation des choses pures d'avec les choses impures ou des choses impures d'avec les choses pures :c'est une locution tout à fait nouvelle. Car autre chose est, segregabis inter medium pecorum mundorum et inter medium pecorum immundorum, comme s'exprime très fréquemment l'Écriture et autre chose : segregabitis vosmetipsos. Dans cette dernière forme, ceux qui font la séparation nous sont représentés comme se séparant eux -mêmes, des animaux de l'une et de l'autre catégorie, pour en faire le discernement.
1, 2. « Dites aux prêtres, enfants d'Aaron : Qu'ils s'abstiennent de contracter quelque impureté à la mort de leurs concitoyens, à moins qu'ils ne soient de leurs plus proches parents. » Il est question ici du deuil auquel les âmes des défunts ont droit : car on les pleure, parce qu'elles ont quitté ce monde.
5. Et calvitium non rademini super mortuum, et super carnes suas non secabunt sectiones[397]. La locution ordinaire était celle-ci : carnes suas non secabunt sectionibus.
7. Mulierem fornicariam et profanam non accipient, et mulierem ejectam a viro suo ; quoniam sanctus est Domino Deo suo[398]. Après avoir commencé par le pluriel on termine parle singulier, comme s'il ne s'agissait que d'un seul. Dans le verset suivant sanctificavit eum dona Domini Dei vestri ipse offeret ; sanctus est, quoniam sanctus ego Dominus qui sanctifico eos[399], on commence au contraire par le singulier, et en terminant on revient au pluriel.
11. Si autem sacerdos possederit animam emptam pecunia hic edetde partibus ejus[400]. Ce n'est pas avec le mot animam que s'accorde le pronom masculin hic, mais avec l'idée exprimée par animam, c'est-à-dire avec hominem.
12. Et filia hominis sacerdotis si fuerit viro alienigenae[401] ; c'est comme s'il y avait : si nupserit viro alienigenae.
26, 27. Et locutus est Dominus ad Moysen dicens : Vitulum aut ovem aut capram, cum natum fuerit, et erit septum dies sub matre sua[402]. La conjonction et est de trop : c'est une de ces locutions très familières à l'Écriture, que la plupart des traducteurs latins n'ont pas jugé à propos de reproduire.
32. « Et je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël, » c'est-à-dire ma sainteté sera honorée ; car il est impossible que le Seigneur ne soit pas saint partout, aussi bien que parmi les enfants d'Israël. C'est dans le même sens qu'il faut entendre cette demande de l'oraison dominicale
« Que votre nom soit sanctifié[403],» c'est-à-dire qu'il soit honoré comme saint par tous les hommes.
2, 3. Loquere ad filios Israël, et dices ad eos : Solemnia Domini quae vocabitis vocata sancta, ista sunt solemnia mea ; sex diebus facies opera[404]. C'est à plusieurs que cette loi doit être annoncée ; dans la suite cependant, Dieu parle comme à un seul.
15. Et numerabitis vobis a die crastino sabbati, qua obtulerit gremium superpositionis, septem septimanas integras numerabis[405]. Ici encore Dieu ne dit pas numerabitis, quoiqu'il ait commencé par adresser la parole à plusieurs.
11. Et cum nominasset filius mulieris Israëlitidis, nomen maledixit[406]. Quoiqu'on n'ait pas exprimé le mot Dei, on voit clairement que c'est le nom du Seigneur qui a été maudit.
15. Homo, homo si maledixerit Deum, suum peccatum accipiet[407]. On voit ici, de manière à ne pouvoir en douter, que l'expression homo homo est une locution, qui signifie tel ou tel homme, ou tout homme. La répétition de homo n'est donc pas, comme quelques uns l'ont pensé, une formule élogieuse, qui reviendrait à ceci : un homme, mais ce qu'on appelle un homme, non pas le premier venu, non pas celui qui s'élève à peine au-dessus de la brute, mais celui qui mérite véritablement le nom d'homme. La fausseté de cette explication ressort clairement de ce passage, où il s'agit d'un homme qui mérite non la louange, mais le blâme. Il faut donc y voir une locution propre à l'Écriture.
46. En parlant des esclaves que les Israëlites pourraient avoir, le Seigneur dit : Et erunt vobis in possessionem in aeternum[408] ; cependant ni les maîtres ni les serviteurs lie pouvaient vivre éternellement, puisque les uns et les autres devaient mourir. Le mot aeternum signifie donc ici, que la durée de leur esclavage n'était pas limitée, comme elle l'était pour ceux qu'on devait rendre à la liberté dans l'année jubilaire.
3. Si in praeceptis meis ambulaveritis, et mandata mea observaveritis, et feceretis ea, et dabo pluviam vobis in tempore suo[409]. L'addition de la conjonction et est contraire aux règles de notre langue ; elle n'est reçue que dans le style de l'Écriture : car la suite naturelle des paroles était dabo vobis.
18. Et si usque adhuc non obedieritis inihi, et apponam castigare vossepties in peccatis vestris[410]. La conjonction et est encore de trop ici ; il suffisait de dire apponam castigare vos, pour faire suite aux paroles précédentes. Quant au mot septies, il est mis pour un nombre indéterminé.
4. Et vobiscum erunt unusquisque secundum caput uniuscujusque principum[411].
22. Filius Simeon secundum propinquitates eorum, secundum domos familiarum eorum, secundum numerum, nominum eorum, secundum caput eorum, omnia masculina a viginti annis et supra, omnis qui procedit in virtute, recognitio eorum[412]. Au lieu de mettre filii Simeon, ou bien ex filiis Simeon, on a mis filiis Simeon au datif ; et la même chose se remarque dans le dénombrement des autres tribus : c'est une locution, qui n'a pas été reproduite dans les versions latines, que nous avons eues sous la main. Il n'y a qu'en ce qui concerne la tribu de Ruben, placée la première dans l'énumération, que cette locution n'existe pas ; car au lieu de ces paroles : Filiis Ruben secundum propinquitates eorum, on lit : Et fuerunt filii Ruben, primogeniti Israëlis secundum propinquitates eorum[413], et le reste comme pour les autres tribus.
54. Et fecerunt filii Israël secundum omnia quae mandaverat Dominus Moysi et Aaron, ita fecerunt[414] .
3. Sacerdotes qui uncti sunt, quorum consummaverunt manus eorum sacerdotio fungi[415].
14. Et imponent super illud omnia vasa ejus, quibus ministrant in ipsis[416].
6. Vir aut mulier quicumque fecerit ab omnibus peccatis humanis[417]. On devait dire quaecumque fecerit. C'est une locution peu usitée, de faire accorder le pronom avec le nom masculin bien que le nom féminin, soit le plus rapproché.
7. Et reddet cui deliquit ei[418]. Pour éviter de reproduire cette locution, il en est qui ont modifié l'ordre des paroles de cette matière : Et reddet ei cui deliquit.
12. Viri, viri si praevaricata fuerit uxor ejus[419]. On voit ici une locution, non seulement dans la répétition du mot viri, mais encore dans l'addition de ejus.
14, 15. Si superveniet illi spirites zelandi, illa autem non fuerit inquinata, et adducet homo uxorem suam ad sacerdotem[420]. Il fallait mettre la conjonction et ; mais c'est une locution familière à l'Écriture.
18. Erit aqua argutionis, quae maledicitur haec[421]. La locution inusitée, que présente cette phrase, est due uniquement à l'arrangement des mots ; car on pouvait employer cette forme régulière : Erit aqua argutionis haec quae maledicitur, ou bien erit haec aqua argutionis quae maledicitur, ou toute autre que l'usage autoriserait.
19. Innocens esto ab aqua argutionis, qua maledicitur haec[422]. Ce qui fait la locution ici, ce n'est plus seulement la construction irrégulière de la phrase, c'est encore le changement de cas ; pour suivre tout à la fois les règles et l'usage, il fallait dire : innocens esto ab hac aqua argutionis, quae maledicitur, ou bien : ab aqua argutionis hac quae maledicitur.
27. Et in flabitur ventrem[423] est mis pour : inflabitur ventre. Cette locution est familière même aux auteurs latins ; mais nos traducteurs, qui n'ont pas voulu la reproduire, ont mis : et inflabitur venter ejus.
2. Vir vel mulier quicumque magni voverit votum[424] ; il fallait quaecumque.
9. Et radetur caput suum[425] ; c'est la même locution que dans inflabitur ventrem.
3. Sex vehicula testa et duodecim boves ; vehiculum a duobus principibus, et vitulum a singulis[426]. Je dois faire remarquer que, dans cette locution, on désigne par vitulos les mêmes animaux, qu'on vient de désigner par boves, On sait que cette manière de parler est reçue même en grec.
11. Princeps anus quotidie, princeps quotidie oferent dona sua[427] ; c'est comme s'il y avait singulis diebus singuli principes.
15, 16. Vitulum unum pro bobus, et, hircum ex capris unum[428].
19. Et non erit in filiis Israël accederis filiorum Israël ad sancta[429]. Apparemment on pouvait se contenter de dire : et non exit in filiis Israël accedens ad sancta.
20. Et fecit Moyses et Aaron et omnis synagoga filiorum Israël Levitis, secundum quae praecepit Domines Moysi de Levitis, ita fecerunt eis filii Israël[430].
13. Et homo, homoquicumque mundus fuerit, et in viam longinquam non est, et defuerit facere pascha, exterminabitur anima illa depopulo suo[431] : preuve nouvelle que homo homo est une locution qui a le sens de tout homme, tel ou tel.
17. Et eum ascendisset nubes a tabernaculo ; et postea promovebant filii Israël[432] ; il suffisait de dire : et eum ascendisset nubes a tabernaculo, promovebant filii Israël.
14. Et promovebunt ordo castrorum filiorum Juda primi[433].
17. Et promovebunt filii Gerson et filii Merari[434]. Le futur désigne ici un fait accompli. C'est ce qu'on remarque également dans les versets précédents, où il est question de la nuée qui se mettait en mouvement ou s'arrêtait, pour indiquer au peuple le moment de décamper ou de ramper. Le même temps est encore employé dans la suite[435], quand on parle des mouvements des différents corps de l'armée d'Israël.
29. « Alors Moïse dit à Obeth, fils de Raguel : « Madianite, et gendre de Moïse, » au lieu de son gendre.
30. Et dixit ad eum : Non ibo, sed ad terram meam et ad progeniem meam[436] ; il faut sous-entendre ibo.
4. Et promiscues qui erat in eis, concupiverunt concupiscentiam[437]. On a mis le singulier pour le pluriel, en disant promiscues au lieu de promiscui ; cependant, on a employé le pluriel dans concupierunt.
6. Nunc autem anima nostra arida, nihil praeter in manna oculi nostri[438]. Il y a deux mots sous-entendus, est et surit ; la phrase entière serait anima nostra arida est, nihil praeter in marina sunt oculi nostri. C'est ainsi en effet que plusieurs interprètes ont traduit, en suppléant les mots qui ne sont pas dans le grec.
8. Et molebant illud in mola[439].
24. Sexcenta millia peditum, in quibus sum in eis[440].
25. Et abstulit de spirite, qui super ipsum[441]. Il faut sous-entendre erat ou erit. Cette locution, qu'on appelle ellipse, si familière à la langue grecque et, autant que j'en puis juger, à la langue hébraïque, n'a pas été conservée par les traducteurs latins. Elle n'est cependant pas étrangère à notre langue, quoique nous l'employions moins fréquemment que les Grecs.
33. Et percussit Dominus plagam magnam valde[442]. Il y a évidemment une locution dans percussit plagam, puisque les règles ordinaires demandaient percussi plaga.
3. Et homo Moyses lenis valde[443] ; erat est sous-entendu.
9. Et ira animationis Dominus super eos[444] ; il faut sous-entendre facta est.
10. Et ecce Maria leprosa sicut nix[445] ; il faut encore sous-entendre ici facta est.
20. Et quae terra, in qua isti insident super eam ; et quae civitatis, in quibus isti habitant in ipsis[446].
25. « Le lieu qu'ils appelèrent la vallée de la grappe ; » c'est donc par anticipation, qu'on dit au verset précédent : « Ils arrivèrent dans la vallée de la grappe. » En voici la raison bien que cette vallée ne portât pas ce nom, quand ils y arrivèrent, elle le portait déjà quand ce livre fut écrit.
32. Quoniam fortior nobis est magis[447] ; la phrase eut été régulière sans le mot magis.
33. Et protulerunt parvorem terrae, quam exploraverunt eam[448].
Ibid. Terram quam transivimus eam explorare, terra comedens qui habitant super eam est[449]. Les règles demandaient : terra quam transivimus explorare.
7. Terram quam exploravimus eam, bona est valde valde[450].
10. Et ait munis synagoga lapidare eos in lapidibus[451]. On pouvait se contenter de mettre lapidibus ; et même l'usage demandait simplement lapidare.
11. Et quousque non crederunt inihi in omnibus signis, quibus fecit in ipsis[452], il fallait quae feci in ipsis.
24. Pater autem meus Chaleb, quoniam spiritus alius ira eo et assecutus est me, et inducam eum in terram[453] ; la phrase serait régulière sans la conjonction et.
Ibid. Et inducam eum in terram, in quam intravit illuc[454] ; on pouvait se contenter de la forme ordinaire in quam intravit.
26. « Le Seigneur dit encore à Moïse et à Aaron. » On a intercalé cette phrase dans le discours, quoique les paroles précédentes soient aussi du Seigneur. C'est un usage de l'Écriture, lorsqu'elle passe à un autre sujet, de mettre de nouveau en scène la personne qui parle, lors même que le discours n'est pas interrompu.
29. Quotquot murmuraverunt super me[455] ; on n'a pas mis de me, ou adverses me.
31. Et haereditate possidebunt terram, quam vos abscessistis ab ea[456]. Les règles demandaient a qua vos abscessistis ; mais en disant quam abscessistis, on a créé une nouvelle locution, et en ajoutant ab ea, on n'a fait que répéter une locution familière à l'Écriture. Comme Virgile a pu dire[457] : Penitusque sonantes accestis scopulos, c'est-à-dire accessistis scopulos, pour ad scopulos[458] ; et encore : Devenere locos[459], pour ad locos ; de même ici on a mis quam abscessistis, pour a qua abscessistis.
35. Ego Dominus locutus sum, nisi ita fecero synogagae malignae isti[460]. On peut légitimement se demander quel est le sens de l'expression grecque e men, que nos traducteurs rendent presque toujours par nisi.
In terram in quam ego induco vos illuc[461].
27, 28. Si autem anima una. peccaverit non sponte, offeret capram unam anniculam pro peccato, et exorabit sacerdos pro anima invita et quae peccaverit nolenter ante Dominum, exorare pro eo, et remittetur ei[462]. Cette phrase présente une première locution dans l'union de exorabit sacerdos avec exorare ; car en rapprochant ces deux verbes, on a exorabit exorare. On en remarque une seconde dans le changement du genre ; féminin au commencement il est masculin à la fin : car après avoir mis si anima una peccaverit, l'auteur sacré ajoute : exorare pro eo, comme s'il y avait pro eo homine ; dans le dernier membre de phrase et dimittetur ei, le latin, il est vrai, ne présente pas de genre déterminé, puisque ce pronom convient à tous les genres : mais là ou nous mettons ei, le grec porte auto mot qui est évidemment du genre masculin. Enfin l'expression pro anima invita, signifie que la personne a péché sans le vouloir, et non pas qu'elle s'oppose à l'offrande que le prêtre fait pour elle ; comme on le voit clairement par les paroles qui suivent et quae peccaverit nolenter. Le mot invita a été employé, parce que la langue latine n'a pas de terme correspondant au grec akousitheises on ne pouvait pas dire nolentata, ni trouver d'autres mots que nolens facere, pour rendre l'idée d'agir malgré soi.
30. Et anima quaecumque fecerit ira manit superbiae[463]. Peccatum est sous-entendu. Il faut remarquer en outre l'expression manu superbiae, où manus est pris dans le sens de opus ou potestas.
35. Morte moriatur homo, lapidate eum lapidibus omnis synagoga[464]. Morte moriatur, lapidate lapidibus, et lapidate omnis synagoga, sont autant de locutions, qui ne sont pas reçues dans notre langue.
1-7. Et accipite singuli thuribulum suum[465].
33. Et deseenderunt ipsi, et omnia quae sunt eis[466]. Le présent est mis pour le passé, sunt pour erant ou fuerunt.
34. Et omnis Israël qui in circuitu eorum, fugerunt a vote eorum[467]. Il faut sous-entendre erat, et compléter ainsi la phrase : omnis Israël qui erat in circuitu eorum.
37. Quoniam sanctificaverunt thuribula peccatorum horum in animabus suis[468]. On n'a pas mis quia sanctificaverunt thuribula peccatores hi in animabus suis ; mais comme si l'on ne savait pas de qui étaient les encensoirs, on a dit peccatorum horum, au lieu de dire sua. Quant au sujet de sanctificaverunt, qui ne peut être que ipsi, on laisse au lecteur le soin de le suppléer.
8. Et ecce germinavit virga Aaron in domum Levi[469] ; les règles de notre langue demandaient : in domo Levi.
6. Et ego accepi fratres vestros Levitas de medio filiorum Israël dationem datam Domino[470]. Cette locution ne pouvait pas être exprimée autrement en latin. En effet le texte grec porte doma dedomenon ; dont la traduction littérale est : datum datant. Doma, en effet, se rend par datum, comme on le voit dans ces paroles de l'Apôtre : Non quia quaero datum, en grec, doma, sed requiro fructum[471], et dans ce passage de la Genèse : Dedit Abraham data filiis suis[472] en grec, domata ; et aussi dans ce passage de l'Évangile : Nostis boni data dare filii vestris[473], où le grec porte également domata . D'un autre côté, deidomenon se rend aussi par datum, non plus substantif, mais participe. On aurait donc pu traduire par datum datum, c'est-à-dire datum quod datur, s'il n'y avait pas eu d'équivoque à éviter. Pour ne pas donner lieu à cette équivoque, quelques uns de nos traducteurs ont mis donum datum. Mais donum s'exprime en grec par doron, et non par doma ; en négligeant cette distinction on tombe ici dans l'erreur, car ce n'est pas un don que Dieu déclare avoir reçu des enfants d'Israël, mais une compensation pour les premiers-nés qui lui étaient dûs. Le mot data se dit donc également des choses données en payement et des choses données en pur don. De la sorte, tout don peut s'exprimer par datant ; mais ce qui s'exprime par datum n'est pas toujours un pur don, puisqu'il y a des choses qu'on donne en payement.
12. Omnis primitia olei, et omnis primitia vini et tritici, primitia eorum quaecumque dederint Domino, tibi dedi ea[474]. L'écrivain sacré n'a pas mis omnem primitivum tibi dedi eum ; mais après avoir dit omnis primitia, et énuméré les choses dont on devait offrir les prémices, il a ajouté tibi dedi ea. Il aurait pu dire du moins tibi dedi eam, ou bien tibi dedi eas, c'est-à-dire primitias ; mais il a employé le genre neutre. Ce changement de cas est reçu même dans la langue latine, en vertu d'une locution absolue. Quant au mot primitia, il ne me parait pas être admis dans notre langue, qui n'emploie guère que le pluriel primitive. Mais si nos traducteurs ont pu reproduire ces locutions grecques : Non congregabo conventicula eorum de sanguinibus[475], Virum sanguinum et dolosum abominabitur Dominus[476], quoique la langue latine n'emploie le mot sanguis qu'au singulier, pourquoi aurait-on plus de scrupule de mettre primitia au singulier, afin de se rapprocher davantage du grec ? Cependant quelques traducteurs recourant à l'accusatif pluriel primitias, ont écrit : omnes primitias tibi dabo. De cette manière ils ont évité de faire passer du grec en latin deux locutions qui nous sont étrangères.
2. Loquere filiis Israël et accipiant ad te juvencamrufam[477] : c'est comme s'il y avait adducant ad te. On pourrait aussi réunir les deux formes, et dire : accipiant et adducant ad te juvencam rufam.
7. « Et il lavera son corps avec de l'eau ; » le sens n'eut pas été moins complet quand même on n'aurait pas ajouté : « avec de l'eau. »
9. Et ponet extra castra in locum mundum[478]. Le latin demandait in loco mundo.
15. Omne vas apertum quaecumque non habent alligaturam alligatam superea[479].
9. Et accepit Moyses virgam, quae ante Dominum[480] ; il faut sous-entendre erat.
12. « Parce que tu ne m'as pas cru, et que tu ne m'as pas sanctifié aux yeux des enfants d'Israël ; » c'est-à-dire, tu n'as pas rendu témoignage à ma sainteté. On retrouve la même locution dans ces paroles « Je me sanctifie pour eux[481] ; » et dans l'oraison Dominicale : « Que votre nom soit sanctifié[482]. »
15. Et incolae fuimus in Aegypto dies plures[483] ; dies plures est mis pour annis multis.
18. « Edom lui répondit. » Sous ce nom, on désigne la nation elle-même ; car Edom, qui n'était autre qu'Esaü, n'existait plus ; de même ceux qui avaient envoyé les ambassadeurs sont appelés Israël, qui était primitivement le nom d'un homme.
19. Et dicunt ei filii Israël : Juxta montent transibimus, si aident de aqua tua biberimus ego et pecora mea, dabo pretium tibi[484]. Ce passage du pluriel au singulier ne manque pas d'élégance. Bien qu'il y ait filii Israël, on croit voir Israël lui-même prendre la parole, et commencer son discours par le pluriel : transibimus et biberimus.
30. Et vidit omnis synagoga, quia dimissus est Aaron[485]. Il est difficile de trouver dans l'Écriture le mot dimissus employé comme synonyme de mortuus ; si ce n'est dans ce passage de l'Évangile on Siméon dit : Nunc dimittis servum tuum in in pace[486]. Encore le grec ne dit-il pas apheis, équivalant de dimittis mais apolueis, qui a plutôt la signification de resolvere que de dimittere.
Ibid. Et fleverunt Aaron triginta dies omnis domus Israël[487] ; on n'a pas mis flevit. On ne lit pas non plus tota ou universa, mais omnis comme s'il y avait plusieurs maisons. Le sens, en effet, change considérablement selon que l'on emploie l'un ou l'autre de ces mots : ainsi omnis homo, désigne l'universalité des hommes tandis que totus homo se dit d'un seul homme. Mais l'Écriture emploie habituellement omnis pour totus.
5. Et detrahebat populus ad Deum et adversus Moysen[488] ; on a mis ad Deum au lieu de de Deo. Mais certains traducteurs pour ne pas reproduire cette locution, on dit : detrahebant de Deo.
7. Ora ad Deum, ut auferat a nobis serpentem[489]. C'est le singulier au lieu du pluriel, comme nous l'avons remarqué pour rana, au livre de l’Exode[490].
9. Et factum est quando momordit serpens hominem, et aspexit in aeneum serpentem, et vivebat[491]. Cette locution a deux particularités ; elle change le temps du verbe, en passant du parfait à l'imparfait, puis elle ajoute sans nécessité la conjonction et.
11. Et elevantes ex Oboth, castra collocaverunt in Archalgaï traits in eremo[492] : c'est comme s'il y avait in ulteriore eremo.
23. Et percussit asinam in virga[493], il fallait virga, au lieu de in virga.
11. In maledictionem inimicorum meorum vocavi te, et ecce benedixisti benedictionem[494] : on n'a pas dit benedictione ; maison a employé l'accusatif comme s'il y avait ecce dixisti benedictionem.
12. Quaecumque miserit Deus in os meum, hoc observabo loqui[495] . Il fallait haec observabo.
13. Veni mecum adhuc in locum alium, de quo non videbis eum inde[496].
4. « Et le Seigneur dit à Moïse : Prends les princes du peuple, et pends les coupables en plein jour devant le Seigneur, et le Seigneur. détournera sa colère de dessus Israël. » C'est le Seigneur qui parle et cependant il ne dit pas : Pends les coupables devant moi, et je détournerai ma colère de dessus Israël.
15. Domus familiae est Madian[497] ; c'est ainsi qu'on désigne la femme qui fut tuée avec l'Israëlite adultère. Par ces paroles, on a voulu, ce me semble indiquer, la noblesse de sa naissance ; car l'expression domus familiae a beaucoup d'analogie avec les mots pater familias et mater familas, par lesquels nous avons coutume de désigner les personnes extrêmement riches.
1, 2. Et locutus est Dominus ad Moysen et ad Eleazar sacerdotem, dicens Accipe principium totius synagogae filiorum Israël a viginti annis et supra[498]. Remarquez le sens du mot principium employé ici pour désigner la partie du peuple qui était dans la force de l’âge.
20, 24. Ut exaudiant eum filii Israël[499] ; et plus loin : In ore ejus exibunt[500] ; et encore : In ore ejus introibunt[501] ; pour dire : Ils exécuteront tous ses ordres.
22. « Moise fit tout ce que le Seigneur lui avait commandé ; et ayant pris Josué il le présenta devant le grand-prêtre Eléazar, etc. » Ce qui nous porte à noter ces paroles : «Moïse fit tout ce que le Seigneur lui avait commandé, » c'est que l'écrivain sacré ne s'est pas contenté de les dire une fois.
23. « Il lui fit connaître les ordres que le Seigneur avait donnés à Moïse ; » pour : les ordres que le Seigneur lui avait donnés
13. Decimam decimam similaginis conspersam in oleo agno uni[502] : comme s'il y avait : singulas decimas singulis annis. Car l'expression decimam decimam indique qu'il faut prendre autant de dizièmes qu'il y a d'agneaux
16, 17. « Le quatorzième jour du premier mois sera le jour de la tête ; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. » La fête se célébrait pendant plusieurs jours ; et cependant, chose digne de remarque on dit « le jour de la fête », et non « les jours de la fête, sans tenir compte de sa durée.
1. Et mense septimo una mensis[503]. C'est la même locution dans ce passage de la Genèse ? Et facta est vespera, et factum est mane dies usus[504]. Dans l'un et l'autre cas, le grec porte emera mia . En traduisant ici par prima die mensis, certains interprètes ont donc supprimé une locution inévitable, tout en conservant le vrai sens.
2. Vitulum unum ex bobus, arietem unum[505]. On n'a pas mis ex ovibos, comme on a mis ex bobus, mais ces derniers mots eux-mêmes n'ajoutent rien au sens.
Ibid. « Sept agneaux d'un an, qui soient sans tache. » Ce n'étaient pas seulement les agneaux, qui devaient être « sans tache » mais on a sous-entendu cette qualité en parlant des veaux et des béliers.
4. Decima decima agno uni, septem agnis[506] ;c'est comme s'il y avait singula singulis.
39. Exeptis votis vestris, et voluntaria vestra, et holocautomata vestra, sacrifiia vestra, et libamina vestra, et salutaria vestra[507]. On n'a pas, dit exceptis votis vestris, et voluntariis vestris, et le reste de la même manière ; on n'a pas mis non plus excepta vota vestra, ce qui eut été débuter par un solécisme. Mais, après avoir employé la forme régulière et usitée exceptis votis vestris, on met les substantifs qui suivent à un autre cas, qui ne permet pas de sous-entendre exceptis, mais seulement excepta. Quand même cette locution ne serait admise qu'en grec je n'en parlerais pas, mais elle n'est pas plus reçue en grec qu'en latin.
3. Homo, homo quicumque voverit votum Domino[508] ; c'est comme s'il y avait, omnis homo.
4. « Quand une femme aura fait un vœu au Seigneur, ou promis quelque chose avec serment, si c'est une jeune fille qui soit encore dans la maison de son père. » L'Ecriture, comme on le voit ici, donne le nom de « femme » à toute personne du sexe, lors même qu'elle est vierge. C'est pour cela que l'Apôtre a pu dire de Jésus-Christ, qu'il a été « fait de la femme[509]. »
Ibid. Et audierit pater ejus vota ejus, et definitiones ejusquas definivit (5). Definitiones definivit est une locution.
Ibid. Definivit adversus animam suam[510], comme s'il y avait adversus delectationes animae sua[511]. Ibid. Et tacuerit pater ejus, et stabunt omnia vota ejus[512]. La conjonction et est de trop, car on trouve un sens complet dans la phrase construite de la sorte : Si audierit et tacuerit pater ejus, stabunt omnia vota ejus.
7. Si autem facta fuerit viro[513] ; c'est le sens de nupserit : l'Ecriture s'exprime souvent de cette manière.
Ibid. Et vota ejus super eam[514] ; il faut sous-entendre sont que plusieurs traducteurs ont eu soin d'exprimer.
13. Omnia quaecumque exierint ex labiis ejus secundum vota ejus, et secundum definitiones quae adversus animam ejus, non manet ei[515]. On s'attendait à lire non manent ei au pluriel ; c'est en effet ce que plusieurs traducteurs ont mis, pour éviter cette espèce de solécisme.
4. Mille ex tribu, et mille ex tribu ex omnibus tribubus Israël[516]. On ne dit pas douze fois mille, et pourtant cette répétition n'indique-t-elle pas le même nombre
8. Inter fecerunt in gladio[517] ; les règles demandaient : interfecerunt gladio.
10. Et omnes civitates eorum, quae in habitationibus eorum[518] ; il faut sous-entendre erant.
Ibid. Et villas eorum succenderunt in igni[519] ; pour se conformer à l'usage, il fallait dire succenderunt igni.
18. « Conservez toutes les femmes, dont aucun homme n'a approché. » Nulle part on ne voit plus clairement que l'hébreu, par une locution qui lui est familière, donne même aux vierges le nom de femmes.
28, 29. Et a dimidia parte eorum accipietis, et dabis ea Eleazar sacerdoti primitas Domini[520] ; on ne lit pas dabitis.
35. « Et les femmes, qui n'avaient pas connu d'hommes, furent au nombre de trente-deux mille. » C'est ici une nouvelle preuve que le nom de femmes est donné mêmes aux personnes qui n'ont pas connu d'hommes, c'est-à-dire aux vierges.
54. Et accepit Moyses et Eleazar sacerdos aurum a chiliarchis et a centurionibus, et intulit ea in tabernaculum testimonii[521]. Il semble qu'on devait dire et intulit illud in tabernaculum testimonii. C'est ce qu'on lit dans la plupart des versions latines, et le mot aurum, dont le pronom rappelle l'idée, paraît l'exiger. Toutefois la multitude des objets énoncés précédemment, et d'où cet or était tiré, peut expliquer l'emploi du pluriel intulit ea.
1. Et pecora, multitudo erat filius Ruben et filius Gad, multitudo copiosa valde[522] ; on ne lit pas et pecorum multitudo erat.
Ibid. Et viderunt regionem Jazer et regionem Galaad, et erat locus, locus pecoribus[523]. Il ne faut pas unir ensemble dans la prononciation les mots locus locus, mais faire une pause après le premier et dire ensuite locus pecoribus. On est ainsi un instant à se demander quel est le lieu, dont il est question ; et c'est ce qui fait l'élégance de cette répétition.
2. Et accedentes filii Ruben et filii Gad dixerunt ad Moysen et Eleazar sacerdotem, et ad principes synagogae, dicentes[524]. Cette locution dixerunt dicentes n'est in grecque ni latine ; elle paraît empruntée à l'Hébreu.
5. « Donnez cette terre en partage à vos serviteurs ; » comme s'ils parlaient pour d'autres, tandis qu'ils demandent pour eux-mêmes.
11,12. Non enim secuti sunt post me praeter Caleb filins Jephone[525]. Il semble qu'on devait dire praeter Chaleb filium Jephone : si l'on a employé le nominatif c'est sans doute à cause du verbe secuti sunt, qui précède. La langue latine elle-même fait usage de cette locution, mais rarement.
13. Donec consumeretur omnis generatio facientes maligna in conspectu Domini[526] ; on n'a pas mis faciens maligna, ou bien facientium maligna.
16. Et accesserunt ei, et dixerunt[527]. La forme en usage est celle-ci : accesserunt ad eum.
24. Et aedificabitis vobis ipsis civates impedimentis vestris[528] ; c'est comme s'il y avait : aedificabità vobis ipsis civitates propter impedimenta vestra.
26, 27. « Notre bagage, nos femmes et tous nos troupeaux resteront dans les villes de Galaad ; mais vos serviteurs passeront tous le Jourdain, prêts à combattre, » au lieu de dire nous passerons tous le Jourdain, prêts à combattre, ils semblent parler de personnes étrangères,
28. «Moïse leur recommanda Eléazar ; le grand-prêtre et Josué fils de Navé, et les princes des familles dans chaque tribu d'Israël. » On ne lit pas : Moïse les recommanda à Eléazar, grand-prêtre ; ce que les règles communes du langage exigeaient cependant. Car c'est sou ; la conduite de ces chefs que les enfants de Ruben et de Gad prirent possession du pays qu'ils avaient demandé en partage. Il est donc à présumer qu'on ne leur recommanda par les hommes chargés de les introduire dans la terre tant désirée, mais qu'ils furent plutôt recommandés, eux-mêmes à leurs chefs.
30. Si autem non transierint armati vobiscum in bellum in conspectu Domini, et transferte impedimenta eorum[529] ; la conjonction et est de trop.
33. Et dedit eis Moyses filiis Gad et filiis Ruben[530] : il n'était pas nécessaire de mettre eis.
14. Et nonibi erat a qua populo bibere[531], au lieu de ad bibendum.
51. Loquere filiis Israël, et dices ad eos[532] ; on pouvait se contenter de dire : loquere filiis Israël.
52. Et omnia idola fusilia eorum perdetis ea[533] ; le pronom ea est de trop.
6. Hoc erit vobis fines maris[534], il fallait hi erunt vobis.
7. Et hoc erit vobis fines ad aquilonem[535] ; cette locution est la même que la précédente.
3. Et erunt civitates eis habitare[536] ; les règles demandaient ad habitundum.
11. Refugia erant vobis fugere illo homicidam[537] ; on pourrait employer la forme ordinaire et dire : ut fugiat illo homicida.
15. Et incolae qui in vobis, istae civitates in refugium[538]. Incolae est ici au singulier et on doit l'entendre comme s'il y avait huic incolae qui in vobis à quoi il faut ajouter est ; car s'il n'y a pas qui in vobis est, c'est en vertu d'une locution bien connue, mais plus familière à la langue grecque qu'à la langue latine.
7. Usque ad flumen magnum, flumen Euphratem[539] ; on n'a pas dit : Usque ad flumen magnum Euphratem.
17. Et judicium quod durum fuerita vobis, afferetis illud ad me[540]. Au lieu de dire quod durum fuerunt vobis, on a mis a vobis, comme s'il y avait : ira durum, ut a vobis judicari non possit.
35, 36. Si videbit aliquis virorum istorum terram optimam have, quam juravi patribus eorum, praeter Chaleb filius Jephone, hic videbit eam[541]. Nous avons déjà trouvé cette locution au livre des Nombres[542] ; elle consiste à mettre le nominatif filius, là où il fallait dire avec l'accusatif, praeter Chaleb filium Jephone.
7. Dominus enim Deus vester benedixit te in omni opere manuum tuarum[543]. On n'a pas dit benedixit vos in omni opere manuum vestrarum, quoiqu'on ait mis auparavant vester, et non pas tuus.
24. Nunc ergo surgite, et promovete, et pertransite vos vallem Arnon ; ecce tradidi in manus tuas Seon regem Esebon[544]. On n'a pas mis in manus vestras ; mais on a passé du pluriel au singulier.
7. Quoniam quae est gens magna, cui est ei Deus appropians illis[545]. Il y a ici deux choses à remarquer : la première c'est qu'on a dit : cui est ei ; la seconde, c'est qu'on n'a pas dit : appropians illi, mais illis.
12. « Vous n'avez aperçu aucune forme, mais seulement une voix. » La voix ne peut pas tomber sous le sens de la vue ; mais, comme si tous les sens avaient la faculté d'apercevoir, on emploie ce mot pour désigner en général, toute perception sensible.
5, 14. In quam vos ingredimini illo, haereditare eam[546] ; le sens eût été complet sans illo.
20. « Et il vous tirera de la fournaise de fer de l'Égypte. » Par « la fournaise de fer, » on a voulu dire : une dure oppression. Le psalmiste s'est servi de la même figure, en disant de Joseph : « Le fer a traversé son âme[547]. »
22. « Je ne passerai pas ce Jourdain, » comme s'il y avait un autre fleuve de ce nom. C'est la même locution, je crois, qui fait dire souvent ce monde, comme s'il en existait un autre.
25 : « Si vous engendrez des enfants, et des « enfants de vos enfants. » Remarquez cette locution, en vertu de laquelle on dit des aïeuls qu'ils engendrent leurs petits-fils.
29. Et quaeretis ibi Dominum Deum vestrum ; et invenietis eum, quando exquiretis eum ex toto corde tuo, et ex tota anima tua in tribulatione tua[548] ; on ne lit pas in toto corde vestro et in tota anima vestra, in tribulatione vestra.
32. Interrogate dies priores, qui fuerunt priores te[549]. Dies est mis pour homines. Remarquons encore que après, avoir commencé par le pluriel interrogate, on termine par le singulier priores te, tandis qu'il fallait dire priores vobis.
34. Si et tentavit Deus ingressus accipere sibi gentem de media gente[550]. Tentavit est mis pour voluit, ou tout autre mot ayant le même sens. Et lorsqu'on lit de media gente, il faut entendre de mediis gentibus ; c'est le singulier employé pour le pluriel, comme qu d nous avons vu serpens, rana, locusta, mis pour serpentes, ranae locusta. Ibid. Secundum omnia quae fecit Dominus Deus vester in Aegypto eorum te vidente[551] ; on pouvait se dispenser de mettre vidente, qui n'ajoute rien au sens.
5. Et ego stabam inter Dominum et vos in tempore illo, annuntiare vobis verra Domini ; quoniam timuistis a facie ignis, et non ascendistis in montem, dicens : Ego sum Dominus Deus tuus, etc. [552] ; dicens est mis pour cum diceret.
14. Et advena qui incolit in te[553]. Ces paroles s'adressent au peuple, et non à un seul homme ; car ce n'est qu'au milieu du peuple que l'étranger pouvait demeurer.
15. Propter hoc constituit tibi Dominus Deus tuus, ut observes diem sabbati, et santificare eum[554]. Si la conjonction et était supprimée, on ne s'écarterait pas, ce semble, de l'usage, en disant : ut observes diem sabbati sanctificare eum. On pouvait mettre encore : ut observes diem sabbati, et sanctifices eum ; ou bien : propter hoc constituit tibi Dominus Deus tuus observare diem sabbati, et sanctificare eum. Mais puisqu'on lit : ut observes diem sabbati, et sanctificare eum, il faut reconnaître dans cette phrase une locution inusitée, qu'il est bon de signaler.
13. Attende tibi ne dilatetur cor tuum, et obliviscaris Domini Dei tui[555]. Dilatatio cordis peut donc se prendre aussi en mauvaise part. La joie a certainement pour effet de dilater le coeur ; la tristesse au contraire le resserre ; mais l'une et l'autre peuvent se prendre en bonne et en mauvaise part.
20. Et erit, cum interrogaverit te filius tuus cras dicens[556] ; cras marque ici un temps futur indéterminé.
1. Septem gentes magnas et multas[557]. Comment a-t-on pu dire multas, si ces nations ne sont qu'au nombre de sept ? Multas est donc mis pour multitudinem habentes.
2. Non dispones ad eos testamentum[558] ; il s'agit ici de peuples ; testamentum est donc mis pour pactum.
3,4. « Vous ne permettrez pas à vos fils d'épouser leurs filles ; car elles détourneraient vos fils de mon culte, pour leur faire adorer des dieux étrangers, et le Seigneur entrerait en colère contre vous. » Le Seigneur comme s'il parlait d'un autre que lui-même, ne dit pas : « J’entrerai en colère. »
1. « Des villes très grandes, et dont les murailles s'élèvent jusqu'au ciel ; » c'est là une hyperbole.
4. Ne dicas in corde tuo, cum consumpserit Dominus Deus tuus gentes istas ante faciem tuam, dicens : Propter justifias meas induxit me Dominus haereditare terram bonam istam[559]. Voici l'ordre naturel des paroles : ne dicas in corde tuo dicens.
28. Ne quando dicant inhabitantes terrant, unde eduxisti nos inde[560]. L'addition de inde est une forme particulière à l'Écriture.
3. Quae fecit virtutem Aegyptiorum[561]. Quelques traducteurs latins, ne saisissant pas parfaitement le sens de cette phrase, n'ont pas voulu dire virtutem : mais comme le mot grec dunamis a quelquefois la signification de exercitus, ils l'ont rendu par virtuti ou exertui. Il y a cependant de l'élégance dans cette locution : quae fecit virtutem eorum ; c'est comme si l'on disait quid eam fecit, ce que le Seigneur en a fait, pour indiquer que le Seigneur fa réduite à néant. Toute la difficulté vient de ce que le pronom relatif est exprimé au pluriel.
6. Quos aperiens terra os suum deglutivit eos, et domos eorum, et tabernacula eorum[562]. Il y a ici deux locutions : la première consiste dans l'addition de eos, mot que le pronom quos, exprimé au commencement, rendait inutile ; la seconde consiste dans les mots domos eorum, ajoutés à tabernacula eorum, comme si les Israëlites avaient eu.dans le désert d'autres habitations que des tentes. Mais, en parlant de leurs maisons, on a voulu sans doute désigner les personnes de leurs familles ; de même que le prophète désigne tout le peuple, quand il dit : Et nunc tu, domus Jacob[563]. Celte locution n'est pas- étrangère à la langue latine ; et Virgile lui-même appelle les Romains domus Assaraci[564], parce qu'ils descendent du Troyen Assaracus.
7. « Parce que vos yeux ont vu toutes les oeuvres merveilleuses, que le Seigneur a faites aujourd'hui au milieu de vous. » Il s'agit des prodiges qui ont été opérés dans le désert, pendant les quarante ans que les Israëlites y ont demeuré ; et cependant Moïse dit : « aujourd'hui. » Ce mot désigne donc tout ce laps de temps, quel que soit le nombre des années qui le composent.
9. « La terre que le Seigneur a juré de donner à vos pères et à leur postérité après eux. » Entendez : « c'est-à-dire à leur postérité après eux ; » car ce n'est pas à eux personnellement qu'elle a été donnée ; mais ils l'ont seulement possédée dans la personne de leurs descendants.
13. Si autem auditu audieritis omnia mandata ejus, qua ; ego mando tibi hodie[565]. On pourrait supprimer auditu ; mais c'est une locution très familière aux livres saints.
14. Et dabit pluviam terrae tuae in tempore suo matutinum et serotinum[566]. Comme matutinum tempos signifie le commencement du jour, n'aurait-on pas voulu désigner par cette expression la première époque de l'année ? Le mot serotinum, est moins latin ; mais il n'y avait pas d'autres terme qui rendit aussi fidèlement la signification du grec opsimon . On s'en sert très souvent, il est vrai mais dans le sens de tardif, tandis que, ici, il marque plutôt une certaine époque de l'année.
15, 16. Et cum comederis et satiatus fueris, attende tibi ipsi ne dilatetur cor tuum, et praevaricemini, et serviatis diis aliis[567]. Nous avons déjà signalé plus haut des locutions semblables, où l'on passe du singulier au pluriel, et où dilatetur est pris en mauvaise part, pour signifier une prospérité dont on abuse.
24. Et flumen magnum, flumen Euphratem[568]. Ces sortes de locutions sont très fréquentes dans l'Écriture et rendent la pensée avec beaucoup de grâce.
25. « Le Seigneur votre Dieu répandra votre crainte et votre terreur par toute la terre. » Il ne s'agit pas ici de la crainte ou de la terreur que les Israélites auraient éprouvée eux-mêmes, mais de celle qu'ils devaient inspirer aux autres.
17. « Tu ne pourras pas manger dans tes villes la dîme de ton blé, » c'est-à-dire : vous ne devrez pas.
16. Et incendes civitatem in igni[569] ; l'usage de notre langue demandait que l'on mit simplement igni.
24. Si autem longe fuerit via a te[570] ; c'est comme s'il y avait longa via fuerit ; l'adverbe est mis pour l'adjectif.
6. Et foenerabis gentes multas[571]. Foeneratio, dans l'Écriture, signifie l'action de prêter de l'argent, quand même on n'en tirerait aucun intérêt. On en voit une preuve dans ce passage des psaumes : Beatus qui miseretur et commodat[572] ; car là où les traducteurs latins, plus attachés au sens qu'aux paroles, ont employé le mot commodat, le grec porte daneixei auquel correspond parfaitement le mot latin foeneratur.
Ibid. Et principaberis gentium multarum, tui autem non principabuntur[573] ; c'est comme si l'on disait : tibi non dominabuntur, proposition dont le sujet est gentes. Car toi est le génitif singulier du pronom ; qui fait tibi au datif ; il ne faut pas le confondre avec le nominatif pluriel de l'adjectif qui a pour génitif tuarum.
7. Si autem fuerit in te egenus in fratribus tuis[574]. Ces paroles ne s'adressant pas à un seul individu, mais à un peuple, on a pu dire in te.
7, 8. Si autem fuerit in te egenus in fratribus tuis in una civitatum tuarum, in terra quam Dominos Deus tuus dat tibi, non avertes cor tuum, neque constringes manum tuam a fratre tuo egente ; aperiens aperies manus tuas ei, foenus foenera : bis ei quantumcumque postulat, et quantum eget[575]. Dans une loi qui prescrit des oeuvres de miséricorde, il n'y a pas de place, évidemment, pour les cruelles exigences de l'usure : par les mots foenus foenerabis ei, il faut donc entendre l'obligation de prêter gratuitement les choses demandées. En outre, les expressions aperiens aperies manus tuas, aussi bien que celles-ci foenus foenerabis, présentent une locution familière à l'Écriture.
17. Après avoir prescrit de percer l'oreille au serviteur, la loi ajoute : Et ancillam tuant facies similiter[576], ici l'accusatif est mis pour le datif ; car l'usage de notre langue demandait : ancillae tuae facies.
21. Si autem fuerit in eo vitium, claudum aut caecum, vel omne vitium manum[577]. On n'a pas mis claudicatio aut coecitas, qui sont les défauts eux-mêmes, mais claudum aut coecum, qui se disent, non des défauts, mais des animaux qui ont ces défauts. Remarquez encore comment on dit vitium malum, comme s'il pouvait y avoir un défaut qui fût bon.
4. Et non dormiet de carnibus, de quibus immolaveritis vespere die primo usque in mare[578] ; dormiet est mis pour non remanebit ea nocte.
1. Non offeres Domino Deo tuo vitulum vel ovem, in quo est in ipso vitium[579] ; la forme régulière était in quo est vitium ; mais la locution citée est plus familière à l'Écriture.
5. Et lapidabis eos in lapidibus, et morientur[580] ; les règles de notre langue veulent simplement lapidibus, et non pas in lapidibus.
15. « Vous ne pourrez pas prendre pour votre chef un étranger, qui ne soit pas votre frère. » Ces mots « vous ne pourrez pas » sont mis pour « vous ne devrez pas. »
17. Non multiplicabit sibi equum[581] ; equum est mis pour equos ou equitatum : aussi plusieurs ont-ils traduit par equitatum.
16. Secundum omnia quae petiisti a Domino Deo tuo in Choreb, in die eonvocationis dicentes[582]. Après avoir dit d'abord petiisti, on a mis ensuite dicentes, au lieu de dicens.
4. Quoniam Dominus Deus vester qui praecedit,vobiscum[583] ; on n'a pas mis vos.
6. « Si vous rencontrez devant vous sur votre chemin un nid d'oiseaux. » Ainsi l'Écriture se sert du mot « rencontrer » à l'égard d'une chose qui est sans mouvement.
8. Si autem aedificaveris domum novam, facies coronam solario tuo, et non facies homicidium in domo tua, si cadat qui cecidit ab eo[584] ; c'est comme s'il y avait a solorio cadat qui cecidit ; cette locution est tout-à-fait inusitée.
2, 3. « Si, étant sortie, elle épouse un autre mari, et que le dernier mari la prenne en aversion. » Il est à remarquer que, de deux hommes, le second est appelé « le dernier. » Cette locution se voit encore dans l'Evangile lorsque, à cette question : « Lequel des deux frères a accompli la volonté de son père, » on répond que c'est le dernier quoiqu'ils ne soient que deux[585].
6. Non pignerabis molam, neque superiorem lapident molce, quia animant iste pignerat[586] ; c'est comme s'il y avait : quia animam pigneras si feceris. Remarquez ensuite le mot animam employé pour désigner cette vie, qui résulte de l'union de l'âme et du corps. La même locution reparaît dans ce passage de l'Evangile : Nonne anima plus est quam esca[587].
7. Si autem deprehendatur homo furans animam ex fratribus suis finis Israël[588]. Animam est mis pour hominem. On lit ensuite : Et opprimens eum vendiderit[589] ; c'est là une locution qui mérite aussi d'être signalée : en effet au lieu de mettre eam, ce qui eut été plus logique, puisque ce mot se rapporte à animam, on a mis eum, qui tient la place de hominem représenté par animam.
10. Si debitum fuerit in proximo tuo, debitum quodcumque[590]. La répétition de debitum, est une locution à signaler.
7. Si autem noluerit homo accipere uxorem fratris sui, et ascendet mulier in porta ad senatum, et dicet : Non vult frater viri mei suscitere nomen fratris sui in Israël, noluit frater viri mei[591]. Il est reconnu que l'Écriture aime les répétitions des mots ; celle que nous signalons ici, l'une des moins usitées, exprime avec beaucoup d'art la vivacité de la plainte.
21. Maledictus omnis qui dormierit eum omni pecore[592] ; dormierit a le sens de concubuerit Ensuite eum omni pecore est mis pour eum quolibet pecore.
48. « Vous servirez les ennemis, que le Seigneur votre Dieu suscitera contre vous » Le grec porte latreuseis, qu'on a rendu par « vous servirez : » or dans l'Écriture ce mot s'entend ordinairement du service ou culte qui est dû à Dieu, si bien que l'on donne le nom d'idolâtres à ceux qui rendent ce genre de service aux idoles ; ce terme est donc pris ici dans un sens différent de celui qu'on y attache ordinairement. Cependant, il est possible qu'il ait, même ici, la signification ordinaire : car on prédit aux captifs des maux si grands et si nombreux qu'on peut les supposer violemment contraints de rendre les honneurs divins à des ennemis, dont l'orgueil était porté à son comble.
49. Gentem cujus non audies vocero ejus[593]. Remarquez d'abord que l'on dit en même temps cujus et ejus suivant la coutume de l'Écriture ; et ensuite que la phrase cujus non audies vocero équivaut à celle-ci : cujus linguam non intelliges.
51, 53. Mollis in te et tenera valde fascinabit oculo suo fratrem suum et uxorem quae est in sinu ejus, et qui reliqui sunt fillii quicumque relicti fuerint illi, ita ut det uni ex eis a carnibus filiorum suorum de quibuscumque edet, eo quod non derelictum sit ei quidquam in angustia et tribulatione, qua tribulabunt te inimici tui in omnibus civitatibus tuis[594]. Remarquez ici l'emploi de fascinabit dans le sens de invidebit. Une mère sera jalouse de celui qui semble n'avoir survécu, que pour exiger sa part de la chair de ses enfants, horrible nourriture dont les parents seront obligés de se repaître. C'est ainsi qu'au livre des Proverbes, les versions latines ont mis : Non coenabis cum viro invido[595], là où le grec porte andri baskano ; or baskanos a pour synonyme fascinus.
63. Et erit sicut laetatus est Dominus in vobis, benefacere vobis[596]. Le grec porte benefacere vos ; et cette locution n'est même pas grecque. On voit que l'accusatif est mis pour le datif : et à cause de cela, les traducteurs latins ont préféré dire vobis, que de mettre l'accusatif vos.
2, 3. Vos vidistis omnia quae fecit Dominus Deus vester in terra Aegypto coram vobis Pharaoni et servis ejus omnibus et omni terre illius, tentationes magnas quas viderunt oculi tui[597] ; il faut remarquer le nom de tentationes donné aux plaies d'Egypte.
4. « Quand même vous seriez dispersés d'une extrémité du ciel à l'autre, le Seigneur votre Dieu saura bien vous rassembler. » Il y a tout lieu de croire, que cette expression « d'une extrémité du ciel à l'autre » a le même sens que cette autre formule plus communément employée : d'un bout du monde à l'autre. Ce qui semble justifier cette locution, c'est que l'on donne souvent le nom de ciel à cette atmosphère, qui nous environne et qui touche la terre.
12, 13. Non in caelo est, dicens : Quis ascendet in caelum, et accipiet nobis illud, et audientes illud faciemus ? Neque trans mare est, dicens : Quis transfretabit nobis trans mare, et accipiet nobis illud, et audientes illud faciemus[598] ? Dicens est mis pour ut dicas, c'est une locution nouvelle.
8. Et Dominus qui comitatur tibi tecum[599].
16. «Et le Seigneur dit à Moïse : Bientôt tu dormiras avec tes pères ; » ces paroles expriment la mort prochaine de Moïse.
27. Amaricantes eratis quae ad Deum[600] ; c'est comme s'il y avait : amaricabatis ea quae Dei sunt.
29. Scio enim quia post obitum meum iniquitate iniquitatem facietis[601]. Le grec se sert du seul mot anomesete, pour signifier iniquitatem facietis.
Ibid. Et occurrent vobis mala novissimorum dierum[602] ; ainsi porte le grec qui revient à in novissimis diebus, ou bien in novissimo dierum.
6. « N'est-ce pas lui, votre Père, qui vous a possédé, qui vous a fait et vous a créé ? » L'ordre des paroles est à remarquer : il semble qu'on devait dire d'abord «qui vous a créé et qui vous a fait, » et après seulement : « qui vous a possédé. » Le moyen, en effet, de posséder une chose qui n'existe pas encore ?
14. « Avec la graisse des reins du froment. » C'est une métaphore tout à fait inusitée, de dire « les reins du froment, » pour signifier l'intérieur du grain de blé, d'où est tirée la farine comparée à la graisse. Cette comparaison est familière à la langue grecque. Nous en avons la preuve dans ce passage de l'Exode : Elevantes farinam super numeros suos[603], où les Septante ont employé le mot steata, qui signifie graisse.
20. Filii in quibus non est fades in eis[604] ; cette locution est d'un usage commun dans l'Écriture.
36. Quoniam judicabit Dominus populum suum, et in servis suis consolabitur[605] ; c'est comme s'il y avait servos suos consolabitur. A moins qu'on ne prenne,ce verbe dans le sens passif, pour signifier que le Seigneur se consolera des offenses, par lesquelles les méchants provoquent son indignation et sa colère. Mais alors il faut entendre la consolation en Dieu autrement que dans les hommes, comme on le fait pour la colère, la jalousie, et les autres sentiments.
37. Ubi sunt dii eorum, in quibus fidebant in ipsis[606]. Le sens eut été aussi complet sans in ipsis.
40. Et jurabo dexteram meam[607] ; c'est comme s'il y avait per dexteram meam.
42 (Chez les Septante). « Cieux réjouissez-vous avec lui ; et que tous les anges de Dieu l'adorent :» d'autres exemplaires portent « et que tous les enfants de Dieu l'adorent. » On trouverait difficilement dans les Saintes Ecritures des exemples semblables, où le nom d'enfants de Dieu fût donné aux anges qui sont dans le ciel.
14. Vos autem transibitis expeditiores fratribus vestris, omnis fortis[608] ; c'est comme s'il y avait omnis quicumque in vobis fortis est.
4. Ut sciatis viam, quam ibitis eam[609] ; le sens eut été complet indépendamment de eam.
13. « Et quand Josué fut dans Jericho. » On voit ici une locution. En effet les Israëlites n'étaient pas encore dans les murs de cette ville dont les portes avaient été fermées à leur approche. Ils ne purent y entrer qu'après la chute des murailles quand l'arche du Seigneur en eut fait plusieurs fois le tour. Cette expression « dans Jéricho » signifie donc : dans le territoire qui environnait Jéricho.
1. En parlant de la ville de. Jéricho, qui avait fermé ses portes, on dit : Nec quisquam ex illa prodibat, neque introibat[610]. Il faut évidemment sous-entendre in illam et non pas ex illa ; cette figure est appelé en grec Zeugma kat elleipsin, une ellipse.
2. Le Seigneur dit à Josué : Ecce ego trado tibi subjugatum Jericho et regem ejus qui est in eu, potences fortitudine[611]. Il est étonnant que la conjonction et ne se trouve pas devant potentes fortitudine. L'Écriture en est pourtant si prodigue qu'elle l'emploie même dans des passages, où elle ne sert qu'a rendre inintelligibles les locutions les plus usitées. Potentes fortitudine se rapporterait-il par hasard à Jericho et regem ejus ?
25. « Josué sauva Rahab la courtisane et la maison de son père, et elle a demeuré jusqu'aujourd'hui parmi le peuple d'Israël. » Il faut remarquer le sens de ces mots « jusqu'aujourd'hui, » car ils reviennent souvent dans l'Écriture. Ainsi, en parlant des douze pierres, placées à l'endroit où se fit la séparation des eaux du Jourdain dont la partie inférieure acheva de s'écouler, tandis que la partie supérieure resta immobile, afin de livrer passage à l'arche et au peuple, on dit qu'elles y sont restées « jusqu'aujourd'hui[612]. » Cette expression donne à entendre que le fait dont il s'agit, n'a été rapporté dans l'Écriture que longtemps après, et que cette histoire n'a pas été écrite à l'époque où la mémoire du fait était encore récente. Mais si l'on admet cette interprétation, que penser de la courtisane Rahab ? A-t-elle donc vécu plus longtemps que les autres hommes, elle dont on affirme qu'elle a demeuré « jusqu'aujourd'hui ? » Reconnaissons plutôt que cette expression s'emploie pour indiquer une situation qui ne doit pas être changée par le fait de celui qui l'a créée. Ainsi dire de quelqu'un qu'il est condamné à un exil perpétuel, c'est dire qu'il est soumis à cette peine pour un temps indéfini, et non qu'il restera perpétuellement en exil, puis que personne ne peut vivre perpétuellement. Si donc l'historien sacré dit de la courtisane de Jéricho quelle est restée « jusqu'aujourd'hui, » c'est qu'on ne lui avait fixé aucun temps après lequel elle dût sortir du milieu des Israëlites.
11. Le Seigneur dit à Josué ; Peccavit populus, et trangressus est testamentum meum quod disposui ad eos[613]. Remarquez le nom de testamentum donné à la sentence, par laquelle l'anathème a été prononcé contre Jéricho, et qui interdisait aux Israëlites de s'approprier la moindre chose des dépouilles de cette ville,
1, 2. Le Seigneur, parlant à Josué, dit entre autres choses : Ecce dedi in manus tuas regem Gaï et terram ipsius et facies Gaï sicut fecisti Jericho et regi ejus : et praedam pecorum praedaberis tibi[614]. Cette locution mérite une attention toute spéciale, non plus seulement parce qu'on dit praedaberis tibi, comme si les dépouilles devaient appartenir à un seul, tandis qu'elles devaient certainement être partagées entre tous ; de semblables locutions, où Dieu semble parler à une seule personne, bien qu'il s'adresse à tout le peuple, ne sont pas rares. Mais voici ce qu'il y a de nouveau : 1'Écriture nous apprend que Dieu parle à Josué, à un seul homme, par conséquent : et dixit Dominus ad Jesum[615] ; néanmoins, en disant praedaberis tibi ce n'est pas à un seul homme, mais à tout le peuple, que Dieu veut donner les dépouilles de l'ennemi.
12. «Des embûches étaient dressées contre la ville du côté de la mer. » On pourrait prendre Gaï pour une ville maritime, si l'on ne savait pas que l'Écriture désigne habituellement la partie occidentale par les mots « du côté de la mer » ou « vers la mer. » C'est que cette partie du pays où les évènements se passaient est moins éloignée de la mer que les autres.
18.Extende manum tuant in Goeso, quod est in manu tua, contra civitatem[616]. Cette locution n'aurait rien de particulier, si elle ne renfermait une expression bien obscure pour ceux qui la rencontreraient pour la première fois. Il est difficile, en effet, de trouver la signification du mot Goeson. Symmaque l'a rendu par bouclier. Quant aux Septante, qui me servent ici des guides et qui ont traduit par Goeson, je serais étonné s'ils avaient voulu signifier par là, dans leur langue le javelot ou la lance gauloise. C'est le sens de ce mot en latin, et Virgile lui-même nous en donne la preuve quand il dit des Gaulois peints sur le bouclier d'Énée : Duo quisque alpina coruscant goesa manu[617].
22. Et facti sunt inter medium castrorum, hi hinc et hi hinc[618]. Il y a deux choses à remarquer dans cette locution. En premier lieu, ce sont les ennemis en déroute qui se trouvaient au milieu or il semble que les mots hi hinc et hi hinc se rapportent à eux. Ces mots, cependant, conviennent bien mieux aux Israélites, qui les avaient attirés entre deux corps d'armée pour les tailler en pièces. En second lieu, l'Écriture dit qu'ils se trouvèrent placés entre deux camps, inter medium castrorum, donnant ainsi le nom de camps à des armées rangées en bataille et aux prises avec l'ennemi, tandis qu'on désigne ordinairement par ce mot une armée qui s'arrête en quelque lieu pour y séjourner. Mais peut-être en employant cette expression, a-t-on voulu dire, que les Israélites portaient avec eux tous leurs bagages.
27. Exceptis pecoribus et spoliis, quae erant in civitate praedati sunt filii Israël secundum praeceptum Domini, quemadmodum constituit Domitius Jesu[619]. En lisant : Exceptis pecoribus et spoliis praedati sunt, on serait tenté de croire que ces objets ont été soustraits au pillage, tandis que c'est précisément cela qui est devenu la proie du vainqueur. Le mot exceptis sert donc à indiquer les seules choses qui n'aient pas été détruites dans le combat.
7 Les Israélites, répondant aux Cabaonites, s'expriment ainsi : Vide ne in me habites ; et quomodo disponam tibi testainentum[620]. Nous avons remarqué précédemment des locutions semblables. Ainsi ils disent vide ne in me habites, pour apud me, c'est-à-dire dans la terre que Dieu leur avait promise. En outre, leur réponse paraît s'adresser à un seul homme quoiqu'il y ait plusieurs ambassadeurs députés vers eux ; mais c'est la coutume des Israélites d'employer le singulier, lorsque les paroles se rapportent à une nation et à un peuple, ainsi que le Seigneur et Moïse leur chef le font souvent à leur égard. Remarquons enfin le mot testamentum employé pour désigner un traité de paix : c'est une forme particulière à l'Écriture, et dont elle fait un fréquent usage.
17. Et nuntiatum est Jesu dicentes : Inventi sunt quinque reges absconditum spelunca[621] ; il fallait nuntiaverunt dicentes.
25. Ita faciet Domitius omnibus inimicis vestris quos vos debellabitis eos[622] ; on pouvait supprimer eos sans nuire à l'intégrité du sens.
19, 20. Et omnes cepit in bello, quia per Dominum factum est confortari cor eorum, ut obviant irent ad bellum ad Israël ut exterminarentur[623]. On voit donc que confortari cor n'est pas toujours pris en bonne part.
6. « Vous savez ce que le Seigneur a dit de moi et de vous à Moïse serviteur « de Dieu ; » on ne lit pas : son serviteur.
16. Et dixerunt filii Joseph : Non sufficit nobis mons, et equus electus et ferrum Chananoeo qui habitat in Behthsan[624]. Equus electus est mis pour equi electi ; cette locution n'est pas reçue dans notre langue ; c'est pourquoi plusieurs traducteurs latins ont mis equitatus au lieu de equus. On a cru sans doute, pouvoir dire equus electus pour equi, comme nous disons vulgairement miles pour milites.
33, 34. Et facti sunt exitus illorum Jordanis, et revertentur fines ad mare[625]. Au lieu de mettre reversi sunt, ou du moins revertentur comme on a coutume de dire, lorsque on décrit les bornes d'un pays, on a mis revertentur. L'historien sacré ne racontait pas cependant une chose future mais un fait accompli. Il emploie également le futur, lorsqu'il trace les limites du territoire occupé par chacune des autres tribus.
Refugere illuc qui percussit animam nolens[626].On a mis ici animam, pour signifier un homme, ou bien la vie corporelle dont l'âme est le principe. C'est la même locution qu'emploient les frères de Joseph, quand ils disent : Non percutiamus ejus animam[627], ce qui signifie Ne lui ôtons pas la vie. Car si l'âme elle-même pouvait périr sous les coups d'un assassin, Notre-Seigneur n'aurait pas dit : « Ne craignez point ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme[628]. »
2. Mandavit Dominus in manu Moysi[629]. Cette locution est très familière à l'Ecriture : ainsi on lit souvent : Verbum quod factum est in manu prophetae, ce qui veut dire Parole confiée à tel ou tel prophète, avec mission de l'annoncer.
40 (Chez les Septante ). Et accepit Jesus cultros petrinos in quibus circumciderat filios Israel[630] ; il fallait dire quibus circumciderat, au lieu de in quibus.
7. Et ubi dimisit eos Jesus in domos suas, et benedixit eos dicens[631]. La conjonction et paraît superflue car on pouvait dire aussi bien : et ubi dimisit eos in domos suas, benedixit eos dicens.
8. Dans ce même passage, nous avons à signaler une autre locution. Nous lisons : « Josué les bénit en disant. » Après ces paroles, nous nous attendons naturellement à trouver la formule de bénédiction employée par Josué. Or, l'écrivain sacré se contente d'ajouter : « Ils sont retournés dans leurs maisons avec d'immenses richesses, emmenant avec eux de nombreux troupeaux, et emportant une grande quantité d'argent, d'or et de vêtements : ils ont partagé avec leurs frères les dépouilles de leurs ennemis ; » paroles qui ressemblent bien plus au récit d'un historien qu'à une formule de bénédiction.
10. Aedificaverunt ibi aram super Jordanem, aram magnam videre[632]. Cette locution n'est pas étrangère à la langue latine.
11. Et audierunt filii Israël dicentium[633] ; il fallait dicentem ou dicentes.
27. Servire servitutem Domini[634]. Il y a deux choses à remarquer dans cette locution : en premier lieu servire servitutem qui est aussi une formule latine : en second lieu, servitutem Domini, c'est-à-dire le service qui est dû ou qui est rendu au Seigneur.
30. Et audientes Phinees sacerdos, et omnes principes synagogae qui erant cum illo, verba quae locuti sunt filii Ruben et filii Gad et dimidium tribus Manasses, et placuerunt illos[635]. Il fallait ou bien mettre, audierunt en place de audientes, ou bien supprimer la conjonction et : car en disant : audientes verba haec, placuerunt illis, on a un sens complet ; toutefois, même alors, pour que la construction fût régulière, il aurait fallu dire ; cum audissent.
1. Et Jesus senior provectus diebus[636]. Nous avons remarqué la même expression au sujet d'Abraham, et nous avons l'ait observer que l'Écriture donne la qualification de senior, et à l'homme qui n'est pas encore un vieillard, et à celui qui est arrivé à la plus extrême vieillesse. Ainsi on peut-être senior sans être senex ; mais celui qui est senex peut toujours être appelé senior.
7. Et induxit super, illos mare, et operuit super illos[637], on n'a pas dit operuit illos, ce que plusieurs traducteurs ont cependant trouvé préférable.
17. In omnibus gentibus, quas transivimus per ipsas[638]. Ces sortes de locutions sont très communes dans l'Écriture ; et il serait trop long de les signaler toutes les fois qu'elles se présentent.
1. Et factum est postquam defunctus est Jesus, in.terrogabant filii Israël in Domino[639] ; on ne lit pas Dominum, comme les règles de notre langue le demandaient.
3. Et bellemus in Chananaeo[640] ; il fallait dire adversus Chananaeum, ou bien, contra Chananaeum ou du moins in Chanananaem.
8. Et mortuus est Jesus filius Nave, servus Domini, filius centum decem annorum[641]. L'usage n'approuve pas que, après avoir dit filius Nave, on répète le mot filius devant centum decem annorum. Il eut été mieux de dire : homo centum decem annorum. Cependant on retrouve encore ailleurs cette sorte de répétition.
10. Et omnis generatio appositi sunt ad patres suos[642]. Remarquez cette locution : appositi sunt, au lieu de apposita est parce qu'il s'agit de plusieurs hommes.
11. Tradidit eos in manu praedantium[643] ; on ne dit pas in manum comme l'usage de la langue latine semblait le demander.
18. Et cum suscitavit Dominus eis judices, et erat Dominus cum judice[644]. Ici, comme en beaucoup d'autres endroits, la conjonction et ne joue aucun rôle car on pouvait se contenter de dire : Et cum suscitavit Dominus eis judices erat Dominius cum judice. Il faut remarquer encore que l'auteur inspiré passant du pluriel au singulier, écrit cum judice, c'est-à-dire cum unoquoque judice au lieu de cum judicibus.
19. Et factum est cum moreretur judex, et revertebantur, et iterum corrumpebant super patres suos[645]. On pouvait très bien dire, sans déroger à l'usage de notre langue : Et fiebat cum moreretur judex, et revertebantur, et iterum corrumpebant super patres suos. On pouvait encore supprimer la conjonction et, et se contenter de mettre : cum moreretur judex, revertebantur, et iterum corrumpebant super patres suos c'est-à-dire, plus quam patres eorum.
20. Propter quod tanta dereliquit gens haec tatamentum meum[646]. Tanta est mis pour tantum, c'est-à-dire tam multum ; c'est l'adjectif pour l'adverbe. Cette locution est reçue aussi en latin, surtout chez les poètes.
Ibid. Et non obaudierunt vocis meae[647] ; c'est une locution propre à la langue grecque.
10. Factus est super eum spiritus Domini[648]. On ne peut pas dire que l'Esprit du Seigneur a été fait ; la phrase, super eum factus est, revient donc à celle-ci : Factum est ut esset super eum. La même locution se retrouve dans ces paroles de l'Évangile : Ante me factus est[649] ; ce que l'on peut tourner ainsi : factum est ut esset ante me, ou d'une autre manière encore : Proelatus est mihi.
17. « Eglom était un homme extrêmement maigre. » Il y a là une antiphrase, c'est-à-dire, une locution qui fait entendre le contraire de ce que disent les mots : on le voit par la suite de l'histoire. En effet, quand Eglom reçut le coup de la mort, le glaive ne fut pas retiré de son ventre, mais la graisse se rejoignit et le ferma.
21. Et sumpsit Aioth gladium de super femore suo dextro[650]. Ce n'est pas là une locution latine, mais la traduction littérale du grec apo anotheo.
31. Et percussit alienigenas in sexcentos viros[651] ; il fallait dire alienigenarum sexcentos viros, ou du moins alienigenas in sexcentos viros.
6. Nonne praecepit Dominus Deus Israël tibi, et perges in montem Thabor[652] ? Il semblait plus naturel de mettre ut perges ; mais on a employé une locution inusitée, et l'on a dit : Nonne praecepit tibi, et perges ? De cette manière le premier mot de la phrase, nonne, est sous-entendu devant perges. Mais ne pourrait-on encore supposer qu'ici, comme en beaucoup d'autres endroits, la conjonction et est de trop ? Si on la retranche, en effet, la pensée ressort clairement des paroles suivantes : Nonne mandavit Dominus Deus Israël tibi : Perges in montem, Thabor, et accipe tecum decem millia virorum[653].
Quoniam nescio diem, in quo Dominus prosperat angelum mecum[654]. Dieu favorise-t-il les entreprises de l'ange qui est avec moi ? ou bien est-ce moi qu'il favorise par le secours de son ange ?
13. Omnes currus suos, nongentos currus ferreos[655]. Cette phrase présente une répétition élégante à quelque place qu'on mette la virgule, soit qu'on sépare omnes currus suos de nongentes currus ferreos, soit qu'on dise d'abord omnes currus suos nongentos, et seulement après : currus ferreos.
15. Et pavefecit Dominus Sisaram, et omnes currus ejus, et omnia castra ejus, in ore gladii in conspectu Barach[656]. Comment les chariots pouvaient-ils être frappés de terreur ? il faut donc entendre : par les chariots les hommes qui les montaient. Ensuite pavefecit in ore gladii est mis pour interfecit in ore gladii ; c'est-à-dire qu'ils étaient saisis de terreur, lorsqu'on les passait au fil de l'épée.
Ibid. Et descendit Sisara desuper curru suo[657] ; c'est ainsi qu'on a pu rendre en latin le sens du grec apo anothen.
18. Et cooperuit eum in pelle sua[658] ; on n'a pas mis pelle, ou de pelle ; mais on a traduit mot pour mot le grec en te derrei autes .
20. Et erit, si quis venerit ad te et dixerit : Est hic vir ? et dices : Non est[659]. Si l'on ôte la conjonction et, les paroles se suivent dans un ordre logique : Si quis venerit ad te, et dixerit : Est hic vir ? dices : Non est.
24. Et pergebat minus filiorum Israël pergens[660]. C'est une locution propre et familière à l'Écriture.
Ibid. Et indurabatur in Jabin regem Chanaan[661]. Le mot indurabatur est pris ici dans une acception nouvelle pour signifier : croître en force et prévaloir.
26. « Elle perça la tête de Sisara, et la frappa, » c'est-à-dire : elle frappa la tête de Sisara, et la perça.
31. « Que tous vos ennemis, Seigneur, périssent de la même manière ; et que ceux qui l'aiment brillent comme le soleil à son lever. » On ne dit pas : Et que ceux qui vous aiment ; c'est cependant du Seigneur que l'on veut parler.
3. Et factum est, quando seminavit vir Israël[662]. On ne veut pas désigner un homme en particulier, mais la nation tout entière.
Ibid. Ascendebat Madian et Amalech et filii Orientis ; et ascendebat super eum[663]. Ici la répétition ne présente plus, ce me semble, la même élégance ou la même force que dans les autres endroits de l'Écriture.
9. Et liberavi vos de manu Aegypti[664]. Ici manu est mis pour potestate, et Aegypti pour Aegyptiorum.
13. Et dixit ad eum Gedeon : In me, Domine mi[665]. Il faut sous-entendre intende, comme s'il y avait in me intende ; c'est une locution très familière aux saints livres.
Ibid. Et si est, Dominus nobiscum, et ut quid invenerunt nos omnia mala ista[666] ? La conjonction et est inutile ici, comme dans bien d'autres endroits de l'Écriture ; car, si on la supprime, on aura le vrai sens dans ces paroles : Et si est Dominus nobiscum, ut quid invenerunt nos omnia mala ista ? On pourrait également retrancher la première conjonction, sans nuire à l'intégrité du sens, et, à la suite de ces paroles : In me, Domine mi, placer immédiatement celles-ci : Si est Dominus nobiscum, ut quid invenerunt nos omnia mala ista ? Construite de cette manière, la phrase serait plus conforme à l'usage de notre langue.
25. « Et un veau de sept ans. » On voit ici d'une manière évidente ce que l'Écriture entend par un veau : car ce que nous avons coutume d'appeler un bœuf de sept ans et bien différent d'un veau. C'est en vertu de la même locution qu'il est dit de Samégar : Occidit sexcentos viros praeter vitulos boum[667], comme s'il y avait praeter boves.
34. Et cecinit in cornea[668]. Il faut sous-entendre tuba. Le grec non plus n'a pas mis tuba, relais seulement cornea.
12. Camelis eooum non crut numerus, et erant sicut arena quae est ad labium maris[669]. Le nombre des chameaux était exprimé d'une manière hyperbolique. Quant à l'expression labium maris employé dans le sens de littus, elle se lit très souvent dans le texte original, mais rarement dans les versions latines, qui traduisent presque toujours par littus, et donnent ainsi la signification de labium, au lieu du mot lui-même. Les Septante auraient pu en faire autant, et ils auraient facilement trouvé dans leur langue un mot correspondant à littus.
16. Et divisit trecentos viros per tria principia[670] ; principia est mis pour partes.
1. « Et les hommes d'Ephrem dirent à Gédéon, c'est-à-dire les hommes de la tribu d'Ephrem. »
Ibid. Quid verbum hoc fecisti nobis, ut non vocares nos, eum exires pugnare in Madian[671] ; verbum est mis pour factum.
4. « Et ils donnèrent soixante-dix d'argent ; » il faut sous-entendre « livres, » ou quelque mot équivalent. La version faite sur l'hébreu porte « soixante-dix livres. » Ibid. Et conduxit in ipsis Abimelech viros[672] ; in ipsis est mis pour ex ipsis, ce qui revient à dire : avec ces soixante-dix livres d'argent il leva une troupe d'hommes.
Ibid. Viros inanes et perturbatos[673]. Inanes est mis pour leves, qui est opposé à graves : ainsi on lit dans les psaumes : In populo gravi laudabo te.[674]
5. « Il entra dans la maison de son père en Ephrata, et il tua sur une même pierre les soixante-dix fils de Jérobaal, ses frères. » On a dit précédemment que Jérobaal ou Gédéon avait soixante-dix fils ; et on dit maintenant que soixante-dix, ont été mis à mort. Cependant, il y en eut deux qui ne furent pas victimes de ce massacre, le meurtrier d'abord et ensuite Joatham le plus jeune qui se cacha, comme on 1e voit par ce qui suit immédiatement : « Il ne resta que Joatham, le plus jeune fils de Jérobaal, « parce qu'il s'était caché. » Le nombre total est donc mis pour désigner la presque totalité.
23. Et spreverunt viri Sichomorum in domo Abimelech[675] ; il fallait spreverunt domum Abimelech.
34. Et insidiati sunt super Sichimam quatuor principia[676] ; c'est comme s'il y avait quatuor partes. Nous avons déjà remarqué plus haut cette locution.
43. Et accepit populum, et divisit eum in tria principia[677]. Accepit populum, désigne les gens qui étaient de son parti. Ici encore tria principia est mis pour tres partes.
55. Et abierunt viri locum suum[678] ; il faut sous-entendre unusquisque.
8. Et eris nobis in caput omnibus habitantibus Galaad[679]. On ne lit pas eris nobis caput ; c'est une locution familière à l’Écriture. En voici encore un exemple, entre mille autres : Esto mihi in Deum protectorem et in domum refugii[680].
34. « Elle est son unique fille, et il n'a pas d'autre enfant. » Le second membre de la phrase ne dit rien de plus que le premier ; mais cette répétition exprime bien l'affection du père pour sa fille.
Ibid. « Il n'a pas d'autre enfant. » Le présent « il n'a pas » est mis pour : il n'avait pas ; car il s'agit d'une chose passée.
2. « Son épouse était stérile, et n'avait pas d'enfant ; » il suffisait de dire qu'elle était stérile.
8. Et precatus est Manue Dominum, et dixit In me, Domine ; homo Dei, quem misisti, veniat nunc iterum ad nos[681]. Il faut sous-entendre intende devant in me.
8. Et percussit eos tibiam super femur[682]. Cette locution est inusitée. Néanmoins c'est une vraie locution : car on n'indique pas ici l'endroit du corps où quelque blessure, aurait été faite, comme nous l'avons démontré dans les questions[683] ; l'étonnement et la stupeur dont furent frappés les Philistins.
10. Et dixerunt vir Juda : Quare ascendistis super nos[684] ? Le singulier est mis pour le pluriel ; car dixerunt a réellement pour sujet viri, et non pas unus vir.
11. « De peur que vous ne vous jetiez sur moi, » c'est-à-dire : que vous ne me fassiez mourir. Cette locution a été expliquée dans les questions[685].
13, 14. « Ils le tirèrent du rocher et il vint à la Mâchoire. » On a appelé ainsi dans la suite le lieu rendu célèbre par l'exploit de Samson, qui y terrassa mille Philistins avec une mâchoire d'âne. Cette histoire ayant été écrite lorsque le lieu dont on parle portait déjà ce nom, l'historien sacré a pu l'employer ici par anticipation.
14. « Comme l'étoupe, lorsqu'elle a flairé le feu. » Il y a ici une métaphore, qui transporte à une chose inanimée ce qui est propre aux êtres animés ; car l'étoupe n'a pas le sens de l'odorat. On aurait pu dire équivalemment, lorsqu'elle a senti le feu ; encore cette phrase contient-elle une métaphore du même genre. Si donc on s'est servi du mot « flairé » c'est pour mieux exprimer la rapidité de l'action.
15. « Il étendit la main, et il la prit. » Quand même on n'aurait pas dit : « Il étendit la main, » nous l'aurions supposé, comme condition nécessaire pour s'emparer de l'objet.
2. Et nuntiatum est Gazaeis, dicentes[686] ; il fallait mettre nuntiaverunt dicentes, ou bien nuntiatum est a dicentibus.
7. Si ligaverint me in septem nervis humidis nondum siccatis[687] ; au lieu de septem nervis, on a mis in septem nervis.
Ibid. Si ligaverint me in septem nervis humidis nondum siccatis, et in firmabor[688] ; la conjonction et n'ajoute rien au sens.
9. Et insidiae ei sedebant in cubiculo[689]. Plusieurs traducteurs ont mis obsidebant ; mais le grec porte ekatheto, qui se rend exactement par sedebat. Pour toute différence, nous mettons ce verbe au pluriel, parce que insidiae n'a pas de singulier en latin comme en grec. La locution, que nous remarquons ici, se trouve dans les mots insidia sedebant, qui sont mis pour ii qui insidiabantur ; car sedebant ne peut se dire que des hommes qui étaient en embuscade.
10. Nunc ergo indice mihi in quo ligaberis[690] ; on n'a pas mis quo ligaberis, ou bien, unde ligaberis.
11. Si ligaverint me in funibus novis[691] ; il fallait mettre simplement funibus.
Ibid. Si ligaverint me in funibus novis, in quibus non est factum opus, et infirmabor[692] ; le sens eût été complet sans la conjonction et.
15. Et hoc tertium fefellisti me[693]. Tertium est mis pour tertio, ou bien ter ; c'est l'adjectif en place de l'adverbe. Cette locution est reçue dans notre langue, et donne au style plus d'élégance.
36. Dimitte me, et palpabo columnas, super quas domus confirmata est super eas[694].
[1] Et qu'ils divisent le jour d'avec la nuit.
[2] Des oiseaux qui volent sur la terre sous le firmament du ciel.
[3] Faisons l'homme à notre image.
[4] Remplissez la terre et soyez-en les maîtres.
[5] Et il n'y avait point d'homme pour cultiver la terre.
[6] Dieu planta un jardin délicieux du côté du Levant.
[7] L'arbre de la science du bien et du mal.
[8] L'arbre qui fait savoir ce qu'on peut connaître du bien et du mal.
[9] Tu mangeras du fruit de tous les arbres.
[10] Le serpent était le plus fin de tous les animaux.
[11] Gen. XXI, 19.
[12] Luc, XXIV, 31.
[13] Je mettrai l'inimitié entre toi et la femme.
[14] Entre ta race et la sienne.
[15] Parce que tu as écouté la voix do ta femme, et que tuas mangé du fruit de l'arbre, le seul dont je t'avais défendu de manger.
[16] Elle enfanta de nouveau, et mit au monde son frère Abel.
[17] Il dit encore.
[18] Lorsqu'ils furent dans les champs, Caïn se jeta sur Abel et le tua.
[19] Tu feras de petites chambres dans l'arche.
[20] Tu feras la porte de Perche sur le côté.
[21] Encore sept jours, et j'amènerai le déluge sur la terre.
[22] Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait commandé.
[23] J'exterminerai tout ce qui vit.
[24] Afin que je puisse à tout prix parvenir à la résurrection des morts. (Philip. III, 11).
[25] Tous les animaux sauvages selon leur espèce, tous les animaux domestiques selon leur espèce, tous ceux qui rampent sur la terre selon leur espèce, et tous ceux qui volent dans les airs selon leur espèce, entrèrent avec Noë dans l'arche, au nombre de deux de toute chair vivante et animée.
[26] Toutes les créatures vivantes périrent.
[27] Il étendit la main vers la colombe, la prit, et la remit avec lui dans l'archer.
[28] La colombe portait dans son bec un rameau d'olivier chargé de feuilles. (v. 11.)
[29] Et elle ne revint plus à lui.
[30] Je ne frapperai. plus la terre de malédiction.
[31] Je n'exterminerai plus les créatures vivantes et animées.
[32] Voici le signe de l'alliance que je veux établir entre moi et vous.
[33] Il était un fort chasseur contre le seigneur.
[34] De cette famille sont sortisses Philistins.
[35] Tous les hommes parlaient la même langue.
[36] ils se servirent de briques au lieu de pierres.
[37] Sem fils de Noé avait cent ans, lorsqu'il engendra Arphaxad.
[38] Lorsque les Égyptiens t'auront vue, ils diront : c'est la femme de cet homme-là.
[39] Aussitôt qu'Abram fut entré en Égypte.
[40] Pourquoi ne m'as-tu pas dit qu'elle était ta femme ?
[41] Abram sortit de l’Egypte avec sa femme et tout ce qu'il possédait, ainsi que avec Loth et prit le chemin du désert.
[42] Il s'éleva une querelle entre les pasteurs d'Abram et ceux de Loth.
[43] Sous le règne d'Amarphal roi de Sennaar.
[44] La quatorzième année Chodollogomor et les rois -qui étaient avec lui.
[45] Et les Chorréens qui habitaient dans les montagnes de Séir.
[46] En même temps arriva un de ceux qui s'étaient sauvés du combat, c'était un fils d'Amorrhis frire d'Eschol et frère d'Hunan, qui tous trois avaient fait alliance avec Abram ; il vint apporter la nouvelle de cette défaite a Abram, qui avait passé l'Euphrate et qui habitait près du chêne de Mambré.
[47] Abram dit au roi de Sodome : Je lève la main et je jure par le Dieu Très Haut, qui a créé le ciel et la terre, que je n'accepterai rien de ce qui t'appartient, depuis le moindre fil jusqu'à un cordon de soulier.
[48] Sache que ta postérité demeurera comme étrangère sur cette terre.
[49] Elle la donna pour femme à Abram son mari.
[50] Agar, voyant qu'elle a conçu ; n'a pour moi que du mépris.
[51] Je multiplierai ta race d'une manière prodigieuse.
[52] Je te donnerai à toi et à ta postérité la terre que tu habites ; tout le pays de Chanaan sera à jamais ta possession.
[53] Garde fidèlement mon alliance. toi et ta postérité, dans toutes les générations à venir.
[54] Tout enfant mâle sera circoncis huit jours après. sa naissance.
[55] Abraham se prosterna la face contre terre, et dit en lui-même : A l'âge de cent ans puis-je espérer d'avoir un fils ? et Sara pourrait-elle enfanter à quatre-vingt-dix ans ?
[56] Abraham avait quatre-vingt-dix-neuf ans, lorsqu'il se circoncit lui même.
[57] Abraham courut à son troupeau.
[58] Abraham et Sara étaient fort avancés en âge
[59]. Le Seigneur dit : Les iniquités de Sodome et de Gomorrhe sont trop criantes, et leurs crimes dépassent toute mesure.
[60] Dieu dit : Je ne perdrai point la ville, si j'y trouve seulement quarante-cinq justes.
[61] Lorsque le Seigneur détruisit les villes où Loth avait demeuré.
[62] Dans tous les pays où nous irons.
[63] Gen. III, 7.
[64] Le pays où tu as demeuré.
[65] Ils firent alliance ensemble.
[66] Prends ton fils qui t'est cher.
[67] Gen. XXI, 18.
[68] Abraham levant les yeux.
[69] Je jure.par moi-même que je te comblerai de bénédictions.
[70] Je multiplierai ta race.
[71] On vint, annoncer à. Abraham.
[72] Abraham cessa de pleurer la mort de sa femme.
[73] Et que je puisse enterrer la personne que je viens de perdre. (Ibid. 4.)
[74] Et je te ferai jurer par le Seigneur, le Dieu du ciel et de la terre.
[75] Au milieu desquels j'habite.
[76] Dans le pays dont tu es sorti.
[77] Garde-toi bien de ramener jamais mon fils en ce pays-là.
[78] Ibid. 8.
[79] Il adora le Seigneur.
[80] Parce que Dieu n'a pas oublié la justice et la vérité, dans lesquelles mon maître a toujours marché.
[81] De l'eau pour laver les pieds de cet homme et de ceux qui étaient venus avec lui.
[82] Le Seigneur aux yeux de qui j'ai trouvé grâce, enverra lui-même son ange pour te conduire.
[83] Si vous bénissez le voyage que j'ai entrepris.
[84] Voici les noms des enfants d'Ismaël, qui servirent aussi à désigner leurs familles.
[85] Il épousa Rébecca, fille de Bathuel, Syrien de Mésopotamie, et sœur de Laban, Syrien.
[86] Elle portait deux jumeaux dans son sein.
[87] Ils grandirent.
[88] Ils fabriquent des boucliers qui ne soient pas apparents. (Enéid. 3.)
[89] Vends-moi aujourd'hui ton droit d'aînesse.
[90] Nous voyons clairement que le Seigneur est avec toi.
[91] Et nous faisons alliance avec toi.
[92] Nous ferons alliance avec toi, et tu t'engageras a ne nous faire aucun mal.
[93] Il appela Ésaü son fils aîné, et lui dit.
[94] Prends donc tes armes, ton carquois et ton arc.
[95] Va dans les champs, et tue pour moi quelque gibier.
[96] Jacob, s'étant éveillé, dit : Le Seigneur est vraiment en ce lieu, et je ne le savais pas.
[97] Il fait encore grand jour, et l'heure n'est pas encore venue de ramener les troupeaux.
[98] Elle lui donna pour femme Bala, une de ses servantes.
[99] Si j'ai trouvé grâce devant toi, que ta présence soit toujours pour moi un gage de prospérité ; car depuis que tu es entré chez moi, Dieu n'a cessé de me bénir.
[100] Mon innocence fera encore à l'avenir réussir ma cause.
[101] Je suis le Dieu qui t'a apparu a Béthel.
[102] Le Seigneur fit pleuvoir de la part du Seigneur, (Gen. XIX, 24.)
[103] Jacob répondit à Laban : J'ai eu peur que tu ne vinsses à me reprendre tes filles, et à m'enlever tout ce que je possède.
[104] Si Esaü te demande : Quel est ton maître ? où vas-tu ? à qui appartiennent ces troupeaux qui marchent devant toi ? Tu diras : C'est à Jacob ton serviteur.
[105] La même nuit, Jacob se leva et prit ses deux femmes et leur deux servantes.
[106] Mes brebis et mes vaches ont fait leurs petits.
[107] En cela nous vous ressemblerons, et nous habiterons au milieu de vous.
[108] Il était attaché à la fille de Jacob.
[109] Ils tuèrent par l'épée son fils Sichem.
[110] Ils prirent leurs brebis, leurs bœufs, leurs ânes, tout ce qui était dans la ville et tout ce qui était dans les champs ; ils firent esclaves tous les habitants ; et livrèrent au pillage tout ce qui était dans la ville et tout ce qui était dans les maisons.
[111] Gardons-nous d'attenter à sa vie.
[112] Ne touche pas à sa vie. (Job, II, 6.)
[113] Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais qui ne sauraient tuer l'âme. (Matt. X, 28.)
[114] Ne portons pas la main sur lui.
[115] Ils tuèrent un chevreau.
[116] Comme des agneaux. (Ps. CXIII, 4. )
[117] On vint dire à Thamar, l'épouse de son fils.
[118] Et après avoir quitté ses habits de veuve.
[119] Il n'eut plus de commerce avec elle.
[120] Il ne se mettait nullement en peine de connaître par lui-même les affaires de sa maison.
[121] Elle lui dit : Dors avec moi.
[122] Celui qui gardait la prison en confia le soin à Joseph.
[123] Synonyme de Sarment de vigne ou rameau couché en terre pour effectuer un marcottage.
[124] I Cor. X, 4.
[125] Tu présenteras la coupe à Pharaon.
[126] Pharaon te tranchera la tête.
[127] Les oiseaux du ciel dévoreront ta chair.
[128] Deux ans après.
[129] Pharaon s'éveilla, et vit que c'était un songe.
[130] Les choses arrivèrent, comme il nous les avait prédites.
[131] Des vaches si prodigieusement laides, que je n'en ai jamais vu de semblables dans toute l’Égypte.
[132] Après m'être éveillé, je me rendormis.
[133] Cependant je serai au-dessus de toi par la dignité royale.
[134] Gen. XXXV, 16.
[135] Voilà bien la preuve de ce que j'avançais tout à l'heure, que vous êtes des espions.
[136] Nous sommes douze frères, tous enfants du même père ; l'un n'est plus, et le plus jeune est aujourd'hui avec notre père au pays ; de Chanaan.
[137] L'argent de chacun était lié dans leur sac.
[138] Tous ces maux retombent sur moi.
[139] Mais Juda lui répondit.
[140] Cet homme nous interrogea.
[141] C'est pour nous réduire en servitude, et t'emparer de nos ânes.
[142] Nous avons ouvert nos sacs, et chacun a retrouvé son argent dans le sien.
[143] Dieu vous soit propice, n'ayez aucune crainte.
[144] Notre père, ton serviteur, vit encore, et il se porte bien.
[145] On fit la part de Benjamin cinq fois plus grande que celle des autres.
[146] Lorsqu'il les eut rejoints, il leur dit ces paroles.
[147] Pourquoi notre maître nous parle-t-il ainsi ?
[148] A Dieu ne plaise que tes serviteurs se permettent un si grand crime.
[149] Pour nous, nous serons les esclaves de notre seigneur.
[150] Comment pourrai-je retourner vers mon père, sans ramener l'enfant avec nous, et être ainsi témoin de l'affliction extrême dans laquelle va être plongé notre père ?
[151] Le bruit se répandit dans toute la cour de Pharaon, que les frères de Joseph étaient venus.
[152] Il répondit : Que demandez-vous de moi ?
[153] J'irai avec toi en Égypte, et je saurai t'en faire sortir un jour.
[154] Pharaon demanda â Jacob quel âge il avait.
[155] Les jours que j'ai vécu sont peu nombreux, et remplis de beaucoup de maux.
[156] Du blé en proportion du nombre des personnes.
[157] Toute la terre devint la propriété de Pharaon.
[158] J'ai observé, votre loi ; elle m'a été d'une grande utilité, parce que je n'ai eu d'autre désir que d'accomplir vos commandements. (Ps CXVIII, 56.)
[159] Il n'y eut que la terre des prêtres, dont Joseph ne prit pas possession.
[160] Tout le temps de la vie de Jacob fut.
[161] On vint dire à Joseph que son père était fort mal.
[162] Peuple.
[163] Bas peuple.
[164] Ils porteront mon nom et le nom de mes pères.
[165] Celui-ci est l’aîné.
[166] Par là il est devenu l'appui de la maison d'Israël.
[167] Joseph commanda à ceux de ses serviteurs qui avaient le soin des morts, de rendre les derniers devoirs à son père.
[168] Parlez vous-même à Pharaon.
[169] Matth. 5, 6.
[170] Luc, VII, 3.
[171] Matth. X. V.14.
[172] Ils le pleurèrent avec de vifs sentiments de douleur.
[173] Il nous rendra sans doute tout le mal que nous lui avons fait.
[174] Alexandre, l'ouvrier en cuivre, m'a fait beaucoup de mal. (II Tim. IV. 14.)
[175] Oublie l'injustice de ceux qui servent le Dieu de ton père.
[176] Et ils se multipliaient prodigieusement.
[177] Gen. XXX, 30.
[178] Gen. XXX, 27.
[179] Ne réservez que les filles.
[180] Il y avait un homme de la tribu de Lévi, qui épousa une des filles de sa tribu.
[181] Il l'épousa, et elle conçut.
[182] Moïse eut peur, et dit : Si le public connaît ainsi cette action.
[183] Le Seigneur regarda les enfants d'Israël, et se déclara en leur faveur.
[184] J'ai vu l’affliction de motu peuple qui est en Égypte.
[185] Moïse dit à Dieu : Qui suis je, pour me présenter à Pharaon, roi d'Égypte ? Et Dieu lui répondit : Je serai avec toi.
[186] Je suis venu vous visiter, et j'ai été témoin de tout ce qu'on vous a fait en Égypte.
[187] Ils écouteront ta voix.
[188] Chaque femme demandera à sa voisine et à son hôtesse des vases d'or et d'argent et des vêtements.
[189] Que ferai-je, s'ils ne s'en rapportent pas à moi, et s'ils :n'écoutent pas ma voix ?
[190] Étends ta main, et saisis la queue du serpent.
[191] Alors étendant la main, il prit la queue du serpent, qui se changea en verge dans sa main.
[192] Et sa main fut couverte d'une lèpre aussi blanche que la neige.
[193] S'ils résistent au premier miracle.
[194] Ils te croiront après le second miracle.
[195] L'eau que tu prendras dans le fleuve, étant versée sur la terre, se changera en sang.
[196] Tu tiendras en ta main cette verge, avec laquelle tu feras des miracles.
[197] Longtemps après, le roi d'Égypte mourut, et le Seigneur dit à Moïse qui habitait Madian : Va et retourne en Égypte, car ceux qui voulaient t'ôter la vie sont morts.
[198] Que ceux qui en veulent à ma vie soient couverts de honte et de confusion. (Ps. XXXIX, 16.)
[199] Je ne puis plus trouver mon salut dans la fuite, et je ne vois personne qui veuille me sauver la vie. (Ps. CXLI, 5.)
[200] Ils disaient au peuple : Voici les ordres de Pharaon.
[201] Que Dieu voie et te juge : c'est toi qui as rendu notre nom odieux à Pharaon et à ses serviteurs, et lui as mis le glaive en main pour nous faire mourir.
[202] J'ai fait alliance avec eux, et je me suis engagé à leur donner la terre de Chanaan, la terre où ils ont demeuré comme étrangers.
[203] J'ai entendu les cris des enfants d'Israël ; que les Égyptiens accablent de maux.
[204] Ils les réduisent en esclavage.
[205] Moïse raconta tout ceci aux enfants d'Israël, et ils ne l'écoutèrent point à cause de leur extrême abattement, et des travaux pénibles auxquels ils étaient assujettis.
[206] Car je n'ai pas le talent de la parole.
[207] Ce sont Aaron et Moïse, à qui Dieu donna mission de faire sortir les enfants d'Israël de la terre d'Égypte.
[208] J'ai la voix trop faible : comment Pharaon m'entendra-t-il ?
[209] Moïse et Aaron firent exactement ce que le Seigneur leur avait ordonné.
[210] Si Pharaon vous dit : Montrez-nous quelque signe ou quelque prodige, tu diras à ton frère Aaron : Prends ta verge.
[211] D'autres éditions offrent le sens suivant : On désigne, sous le nom de sophistae, les auteurs qui ont excellé dans les lettres latines.
[212] Il est sorti pour aller sur l'eau.
[213] Laisse aller mon peuple, afin qu'il me rende ses devoirs dans le désert ; et jusqu'alors tu ne m'as pas écouté.
[214] Les magiciens d'Égypte firent la même chose par leurs enchantements ; et le cœur de Pharaon s'endurcit ; et il n'écouta point les envoyés de Dieu, selon que le Seigneur l'avait prédit.
[215] Laisse aller mon peuple, afin qu'il me rende ses devoirs.
[216] Que toute la terre vous adore. (Ps. LXV, 4.)
[217] Je frapperai toutes tes terres ; en les couvrant de grenouilles.
[218] Le fleuve produira une multitude de grenouilles ; elles en sortirent pour se répandre dans votre maison, dans les meubles de vos chambres où sont renfermées vos provisions, sur votre lit, dans les maisons de vos serviteurs et de votre peuple, dans vos aliments et dans vos fours ; et ainsi les grenouilles vous accableront par leur nombre, vous, votre peuple et vos serviteurs.
[219] Aaron étendit la main sur les eaux de l'Égypte et en fit sortir une grande quantité de grenouilles ; et les grenouilles, étant sorties ; couvrirent toute la terre.
[220] On les amassait en une multitude de monceaux.
[221] Étends ta verge, et frappe la terre.
[222] Et dans tous les lieux qu'ils habitent. Et ce jour-là je ferai éclater la gloire de la terre de Gessen, où demeure mon peuple.
[223] Laissez aller mon peuple, afin qu'il me rende le culte qui m'est dit.
[224] Demain à cette même heure, je ferai tomber une horrible grêle. Or la grêle était d'une violence extraordinaire.
[225] Et le tonnerre et la grêle cesseront.
[226] Priez le Seigneur pour moi, afin que le tonnerre ne se fasse plus entendre.
[227] Afin que vous racontiez é vos enfants et aux enfants de vos enfants de quelles plaies j'ai frappé les Égyptiens.
[228] Ce monstre que vous avez formé pour se jouer des mers. (Ps. CIII, 26.)
[229] Il est le premier parmi les ouvrages du Seigneur, qui l'a créé pour être un jouet dans la main de ses anges. (Job. XI, 14.)
[230] Demain à cette même heure, je ferai venir une immense quantité de sauterelles.
[231] Qui sont ceux qui doivent y aller ?
[232] Il ne reste plus aucune feuille sur les arbres.
[233] J'ai péché contre le Seigneur votre Dieu et contre vous ; pardonnez-moi ma faute.
[234] Oubliez l'injustice de ceux qui servent le Dieu de votre père. (Gen. L, 17.)
[235] Et pendant trois jours personne ne put voir son frère.
[236] Allez rendre vos devoirs au Seigneur votre Dieu ; et laissez seulement ici vos brebis et vos bœufs.
[237] Garde-toi de paraître désormais devant moi.
[238] Chaque homme demandera à son voisin, et chaque femme à sa voisine, des vases d'or et d'argent et des vêtements.
[239] Que l'on prenne un agneau par maison.
[240] Mais si les personnes de la maison sont en trop petit nombre, pour pouvoir manger l'agneau.
[241] Chacun appellera son frère, qui habite près de lui.
[242] Autant de personnes qu'il en faudra.
[243] Ils prendront de ce sang, et en marqueront les deux poteaux et le linteau des portes des maisons où l'agneau sera mangé.
[244] Et cette même nuit ils en mangeront la chair rôtie au feu.
[245] Liv. II, quest. II.
[246] Ses fondements sont posés sur les saintes montagnes ; le Seigneur aime les portes de Sion. (Ps. LXXXVI, 1, 2.)
[247] Et quand vos enfants vous diront : Quel est ce culte religieux ? vous leur répondrez : C'est la victime du passage du Seigneur.
[248] Les enfants d'Israël, étant sortis de là, firent ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse et à Aaron.
[249] Et en ce même jour le Seigneur fit sortir de l’Égypte les enfants d'Israël.
[250] Dieu dit à Moïse.
[251] Tous les mâles premiers-nés.
[252] Écoutez, ô mon peuple. (Ps. LXXVII, ).
[253] Tous les mâles premiers-nés que vous donneront vos bêtes de somme et vos troupeaux.
[254] Tout premier-né de l'âne.
[255] Abraham ayant cessé de pleurer son mort. (Gen. XXIII, 3.)
[256] Que j'ensevelisse mon mort.
[257] C'est pourquoi j'immole au Seigneur tous les mâles premiers-nés.
[258] Ce sera pour vous un mémorial en votre main.
[259] En vos actions.
[260] Et le Seigneur renversa les Égyptiens au milieu des flots.
[261] Israël vit alors les effets prodigieux, que la main du Seigneur avait opérés contre les Égyptiens.
[262] Alors Moïse et les enfants d'Israël chantèrent ce cantique au Seigneur et ils dirent.
[263] Le peuple murmura contre Moïse, en disant.
[264] Et toute la multitude des enfants d'Israël entra dans le désert.
[265] Toute la multitude des enfants d'Israël murmurait contre Moïse et Aaron.
[266] Demain vous verrez éclater la gloire du Seigneur, lorsqu'il vous montrera qu'il a entendu vos murmures contre lui.
[267] Approchez de Dieu, car il a entendu vos murmures.
[268] J'ai entendu les murmures des enfants d'Israël.
[269] On vit paraître sur toute la surface du désert quelque chose de menu comme la graine de coriandre.
[270] Que chacun en recueille en proportion du nombre des personnes qui, sont dans sa maison.
[271] Je ne craindrai point ce que les hommes pourront faire contre moi. (Ps. LV, 5.)
[272] Ils la recueillirent de grand matin.
[273] Que personne d'entre vous ne sorte de sa tente le septième jour.
[274] Il ne se trouva point d'eau à boire pour le peuple.
[275] Et le peuple maudissait Moïse.
[276] Pourquoi me maudissez-vous ?
[277] Le peuple murmura contre Moïse en disant.
[278] Prends en ta main la verge qui t'a servi à frapper le fleuve.
[279] Jothor, beau-père de Moïse, offrit à Dieu des holocaustes et des sacrifices.
[280] Exod. XVII, 15.
[281] Ce travail est au-dessus de vos forces.
[282] Vous leur montrerez la voie par laquelle. ils doivent marcher.
[283] Mais ils renvoyaient à Moïse les affaires les plus difficiles.
[284] Pour eux, ils décidaient seulement les questions les plus faciles.
[285] Je fixerai mon nom.
[286] Son maître lui percera, l'oreille avec une alêne, et il demeurera son esclave pour toujours.
[287] Je te désignerai un lieu de refuge pour celui qui aura donné la mort à quelqu'un.
[288] Celui qui aura frappé son serviteur ou sa servante avec une verge.
[289] Le taureau sera lapidé.
[290] Quant à l'animal qui aura péri, il lui appartiendra.
[291] Si quelqu'un cause du dommage dans un champ ou dans une vigne, en y laissant aller sa bête pour manger ce qui n'est pas à lui.
[292] Voici que j'envoie mon ange devant toi, pour te garder pendant le chemin, et te conduire dans la terre que je t'ai préparée ; il marchera devant toi sois fidèle à l'écouter.
[293] J'enverrai devant toi des frelons qui mettront en fuite les Amorrhéens.
[294] Je les chasserai peu à peu de devant toi.
[295] Tu ne feras point d'alliance avec eux ni avec les dieux qu'ils adorent ; ils ne demeureront point dans ta terre, de peur qu'ils ne te portent à m'offenser.
[296] Et le peuple répondit tout d'une voix.
[297] Et ils virent le lieu où le Dieu d'Israël s'était manifesté.
[298] Et tu les couvriras d'or.
[299] Il sera lapidé (Gen. XXI, 28).
[300] Des tasses devant servir aux libations.
[301] Tu feras pour chaque colonne deux bases, qui en soutiendront les deux : angles.
[302] Tu couvriras d'or les colonnes ainsi que les barres.
[303] Et tu les couvriras de lames d'airain.
[304] En dehors du voile qui est devant l'arche d'alliance.
[305] Ce rit sera perpétuellement observé par tes descendants.
[306] Aaron. gravera les noms des enfants d'Israël sur le rational du jugement, qu'il portera sur sa poitrine pour entrer dans le sanctuaire.
[307] Tu adapteras au rational du jugement des franges en forme de chaînes.
[308] La justice des hommes est changeante.
[309] Et lorsque Aaron, pour exercer les fonctions de grand-prêtre, entrera dans le sanctuaire devant le Seigneur, ou qu'il en sortira, on entendra le son des sonnettes.
[310] Et les deux reins et la graisse qui les couvre.
[311] Et tu le sépareras.
[312] Et quand Aaron allumera les lampes, il brûlera le soir de l'encens sur l'autel.
[313] Si tu passes en revue les enfants d'Israël pour en faire le dénombrement, chacun donnera quelque chose au Seigneur pour le rachat de son âme, et il ne leur arrivera aucun malheur à l'occasion de ce recensement ; or voici ce qu'ils devront te donner.
[314] Le peuple s'éleva contre Aaron, et lui dit.
[315] I ad Cor. X, 7.
[316] Ps, XLIII, 26.
[317] Ib. LXXXI, 8.
[318] Et maintenant laisse-moi faire, il faut que je fasse éclater ma colère.
[319] Il sera puni de mort.
[320] Si quelqu'un a de l’or, qu'il le donne.
[321] Si quelqu’un est au Seigneur, qu'il se joigne à moi.
[322] Ibid. 4.
[323] Matt. XXVII, 44.
[324] Luc, XXIII, 38.
[325] Va, sors de ce lieu, toi et ton peuple, que tu as tiré de l'Égypte.
[326] Le Seigneur dit : Quittez vos habits de fête et tous vos ornements, et je vous montrerai quelle conduite je vais tenir.
[327] Vous êtes un peuple d'une tête dure.
[328] Fais-toi deux tables qui soient comme les premières.
[329] Ne contracte pas d'alliance avec les hommes qui habitent cette terre.
[330] Tous les premiers-nés d'entre les mâles.
[331] Tu n'offriras point avec du levain le sang des victimes immolées.
[332] Et pour le lendemain matin il ne rotera rien de la victime de la fête solennelle de Pâques.
[333] Seigneur pourquoi paraissez-vous dormir (Ps. XLIII, 23).
[334] Moïse dit encore à toute l'assemblée des enfants d'Israël.
[335] Chacun apportait des dons suivant la disposition de son cœur.
[336] Et ils se privèrent, pour l'offrir au Seigneur, suivant leur bon plaisir, d'une partie de leurs biens.
[337] Tous ceux qui avaient des peux de béliers teintes en rouge.
[338] Chacun apporta ce qu'il put d'argent et d'airain, et s'en priva pour l'offrir au Seigneur.
[339] Et ceux qui avaient du bois incorruptible.
[340] Et toutes les femmes qui étaient habiles dans l'art de filer.
[341] Et toutes les femmes de bonne volonté filèrent avec beaucoup d'art des poils de chèvres.
[342] Et des compositions, c'est-à-dire de l'huile pour les onctions et de l'encens.
[343] Ainsi tous les enfants d'Israël, hommes et femmes, s'offrirent d'eux-mêmes à contribuer à l'exécution des ouvrages que le Seigneur avait commandés à Moïse. et donnèrent au Seigneur une partie de leurs biens.
[344] Travailler l'or, l'argent et l'airain.
[345] Travaillait en bois.
[346] Des rideaux qui pouvaient s'attacher des deux côtés.
[347] Et Eliab, fils d'Achisamach, de la tribu de Dan, qui excellait dans l'art de tisser, de coudre, de faire des étoffes aux couleurs variées et des broderies de fin lin.
[348] Les enfants d'Israël firent tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse.
[349] Si quelqu'un d'entre vous offre au Seigneur une hostie de son troupeau, il la prendra parmi ses boeufs ou ses agneaux.
[350] Tu les briseras en morceaux.
[351] Et qu'il reconnaisse le péché qu'il a commis.
[352] Si un homme pèche, en refusant de faire connaître un serment qu'il aura entendu, ou dont il peut rendre témoignage, parce qu'il a vu le fait ou qu'il en a acquis une connaissance certaine, il répondra de sa faute.
[353] Ou s'il a touché quelque chose d'un homme qui soit impur, et qu'il soit souillé par le contact de cette impureté, quelle qu'elle soit, et qu'il ait contracté cette souillure sans le savoir, lorsqu'il viendra à la reconnaître.
[354] L'homme qui aura péché par ignorance et sans le vouloir.
[355] Le prêtre priera pour lui, et son péché lui sera pardonné.
[356] Quant à l'holocauste qui doit être brûlé sur l'autel, il sera consumé sur le feu de l'autel pendant toute la nuit, jusqu'au matin.
[357] Voici la loi du sacrifice, que les prêtres enfants d'Aaron doivent offrir devant le Seigneur.
[358] C'est une chose très sainte.
[359] On immolera devant le Seigneur le bélier offert pour le péché.
[360] Si quelqu'un offre une hostie pour s'acquitter d'un vœu ou satisfaire sa piété, quelque soit le jour où se fera le sacrifice, la victime sera mangée le lendemain.
[361] Faites cuire la chair des victimes devant la porte du tabernacle de l'alliance dans le lieu saint, et mangez-la en ce même lieu, avec les pains qui sont dans ta corbeille destinée aux prêtres, selon que le Seigneur me l'a ordonné en disant à Aaron et ses fils en feront leur nourriture.
[362] Vous demeurerez jour et nuit, pendant sept jours, devant le tabernacle de l'alliance.
[363] Ibid. II.
[364] Dans les eaux, dans la mer et dans les fleures.
[365] Purifiez-moi du sang qui a souillé mes mains. (Ps. L, 16.)
[366] Je ne prendrai point de part à leurs réunions, où ils offrent le sang des victimes. (Ps. XV, 4).
[367] Ps. XXV, 10.
[368] Mais parmi les animaux qui ont des ailes et qui marchent en même temps soir quatre pieds, vous mangerez de ceux qui ont les pieds de derrière plus longs que ceux de devant.
[369] Vous serez saint, parce que je suis saint.
[370] Le Seigneur dit encore à Moïse.
[371] Et tu leur diras.
[372] Toute femme, qui aura conçu et mis au monde un enfant mâle, sera impure pendant sept jours.
[373] Elle demeurera trente-trois jours, avant d'être purifiée de son sang.
[374] Lorsqu'un homme portera sur sa peau une marque brillante comme une cicatrice.
[375] Si la couleur de sa peau indique la présence de la lèpre.
[376] Il sera examiné par le prêtre, qui le déchirera impur.
[377] Si le poil qui est au milieu de la tache devient blanc.
[378] Le prêtre le déclarera pur, car c'est une marque certaine.
[379] Si en l'examinant le prêtre remarque sur sa peau un changement de couleur, il le déclarera impur.
[380] Mais si la marque de la lèpre reparaît sur sa peau, après qu'il a été vu par le prêtre et déclaré pur, et que le prêtre, quand il lui est présenté pour être soumis à un nouvel examen, s'aperçoive que la peau a changé de couleur il sera déclaré impur par le prêtre.
[381] Si quelque homme porte des traces de lèpre, il se présentera au prêtre qui l'examinera ; la peau est-elle marquée d'une tache blanche, et les poils, devenus blancs, montrent-ils que la chair vive n'est plus saine.
[382] On l’appellera impur.
[383] Il sera regardé comme impur.
[384] Si un vêtement est infecté de lèpre.
[385] Ou bien dans tout objet, fait de peau, où la lèpre aura pénétré.
[386] Et si la tache n'a pas changé d'aspect.
[387] Tout homme atteint de gonorrhée.
[388] L'homme qui éprouvera une perte honteuse.
[389] Tout objet sur lequel elle aura dormi, ou sur lequel elle se sera assise, sera impur.
[390] Il l'enverra au désert par un homme destiné à cela.
[391] Tout homme de la race d'Israël.
[392] Tu ne découvriras pas dans le frère de ton père ce que la pudeur te défend, en t'approchant de sa femme : car elle est ta parente.
[393] Cette terre eut en horreur ses habitants.
[394] Lorsque vous ferez la moisson dans vos terres, vous ne moissonnerez pas votre champ tout entier.
[395] Si un homme s'approche de sa sœur, qui est fille de son père ou fille de sa mère, et s'il voit en elle ou si elle voit en lui ce que la pudeur défend de regarder, comme il a découvert dans sa sœur ce qui doit être caché, ils porteront la peine de leur crime.
[396] Séparez les bêtes pures d'avec les bêtes impures, et les oiseaux purs d'avec les oiseaux impurs.
[397] Ils ne se raseront point la tête d l'occasion des funérailles, et ne feront aucune incision sur leur corps.
[398] Ils n'épouseront point une femme corrompue et prostituée, ou une femme répudiée par son mari ; parce qu'ils sont consacrés au Seigneur leur Dieu.
[399] Ils sont sanctifiés pour pouvoir offrir les sacrifices au Seigneur votre Dieu ; ils sont saints, parce que je suis saint moi-même, moi lé Seigneur qui les sanctifie.
[400] Mais si un prêtre a un esclave qu'il a acheté, celui-ci pourra manger de ce que mange le prêtre.
[401] Si la fille d'un prêtre épouse un homme d'une autre tribu.
[402] Et le Seigneur dit à Moïse : Quand un veau, ou un agneau, ou un chevreau est né, on le laissera sept jours à téter sa mère.
[403] Matth. VI, 9.
[404] Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur : Voici les fêtes du Seigneur que vous appellerez saintes, ce sont les jours solennels que je me réserve ; tu travailleras pendant six jours.
[405] Vous compterez sept semaines pleines, à partir du lendemain de, la fête, en laquelle la gerbe des prémices aura été offerte.
[406] Le fils d'une femme Israélite, ayant blasphémé, maudit encore le nom du Seigneur.
[407] Tout homme, qui aura maudit le Seigneur, portera la peine de son péché.
[408] Et ils vous appartiendront pour toujours.
[409] Si vous marchez dans la voie de mes commandements, si vous gardez et pratiquez mes préceptes, je ferai tomber la pluie sur vos champs au temps favorable.
[410] Et si vous me désobéissez encore, je vous punirai sept fois davantage à cause de vos péchés.
[411] Autant il y a de chefs de familles, autant il y aura d'hommes avec vous.
[412] Voici le dénombrement des fils de Siméon, de ceux qui, depuis l'iige de vingt ans et au-dessus, étaient propres à la guerre ; ils sont comptés par branches, par familles, par maisons, avec le nombre exact de chacun.
[413] Voici quels furent les fils de Ruben, l'a.né des enfants d'Israël, comptés par branches ( Ib. 20 ).
[414] Les enfants d'Israël firent tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse et à Aaron.
[415] Les prêtres qui ont reçu l'onction, et dont les mains ont été remplies d'offrandes, afin qu'ils exerçassent les fonctions du sacerdoce.
[416] Ils placeront sur l'autel tous les vases qui leur servent dans leur ministère.
[417] Si un homme ou une femme se permet une de ces fautes qui se commettent parmi les hommes.
[418] Il rendra à celui à qui il a fait tort.
[419] Si un homme a une femme qui lui manque de fidélité.
[420] Si un homme est transporté de jalousie contre sa femme, et que celle-ci soit innocente, il la conduira devant le prêtre.
[421] Il y aura une eau de probation, sur laquelle des malédictions seront prononcées.
[422] Sors saine et sauve de cette eau de probation, qui est chargée de malédictions.
[423] Et son ventre s'enflera.
[424] L'homme ou la femme qui se sera consacrée par un vœu.
[425] Il se rasera la tête.
[426] Six chariots couverts et douze bœufs ; un chariot offert par deux chefs, et un bœuf par chacun d'eux.
[427] Chaque jour un des chefs offrira ses présents.
[428] Un bœuf et un bouc de ses troupeaux.
[429] Personne parmi les enfants d'Israël ne s'approchera du sanctuaire.
[430] Moïse et Aaron et toute l'assemblée des enfants d'Israël accomplirent â l'égard des Lévites, les ordres que Moïse avait reçus du Seigneur â leur sujet.
[431] Tout homme qui, étant pur et n'étant pas parti pour un pays éloigné, aura omis de célébrer la pâque sera exterminé du milieu de son peuple.
[432] Et lorsque la nuée s'éloignait du tabernacle, les enfants d'Israël partaient.
[433] Et la troupe des enfants d'Israël et de Juda décampa la première.
[434] Les enfants de Gerson et les enfants de Mérari se mirent en marche.
[435] Exod. XII, 21, .23.
[436] Et il lui répondit : Je n'irai pas avec vous, mais je retournerai en mon pays dans ma famille.
[437] Et un grand nombre de ceux qui s'étaient joints à eux, brûlèrent d'un grand désir.
[438] Maintenant le dégoût s'est emparé de notre âme, et nos yeux ne voient jamais que la manne.
[439] Ils la broyaient sous la meule.
[440] Ce peuple, avec lequel je suis, compte six cent mille hommes de pied.
[441] Et il prit de l'Esprit qui était en lui.
[442] Et le Seigneur frappa le peuple d'une très grande plaie.
[443] Moïse était un homme d'une grande douceur.
[444] Et le Seigneur entra en colère contre eux.
[445] Et aussitôt Marie fut couverte d'une lèpre blanche comme la neige.
[446] Examinez quelle est la terre habitée par ces peuples ; et ce que sont les villes où ils demeurent.
[447] Parce qu'il est plus tort que nous.
[448] Ils firent une peinture effrayante du pays qu'ils avaient visité.
[449] La terre que nous avons été reconnaître est une terre qui dévore ses habitants.
[450] Le pays, que nous avons exploré, est très bon.
[451] Et tout le peuple s'écriait qu'il fallait les lapider.
[452] Refuseront-ils toujours de me croire, malgré tous les prodiges que j'ai opérés au milieu d'eux ?
[453] Mais parce que mon serviteur Chaleb a été animé d'un meilleur esprit et m'a parfaitement obéi, je le ferai entrer dans cette terre.
[454] Je le ferai entrer dans cette terre, qu'il a déjà parcourue.
[455] Tous ceux qui murmurèrent contre moi.
[456] Ils auront pour héritage le pays dont vous n'avez pas voulu.
[457] Enéid. I, V. 204.
[458] Vous avez touché à des rochers dont le bruit retentit au loin.
[459] Ils arrivèrent en des lieux (L. VI. V. 639).
[460] Moi le Seigneur je saurai exécuter les menaces que j'ai prononcées contre ce peuple méchant.
[461] Dans la terre où je vous mène.
[462] Si quelqu'un pèche par ignorance, il offrira une chèvre d'un an pour son péché ; et le prêtre priera pour la personne qui a péché devant le Seigneur par ignorance et sans le vouloir ; et son péché lui sera remis.
[463] Tout homme qui aura péché par orgueil.
[464] Que cet homme soit puni de mort, et qu'il soit lapidé par tout le peuple.
[465] Prenez chacun vos encensoirs.
[466] Ils furent engloutis, eux et tout ce qui leur appartenait.
[467] Et tout le peuple d'Israël, qui était autour d'eux, s'enfuit en entendant leurs cris.
[468] Parce que les encensoirs de ces pécheurs ont été sanctifiés par leur mort.
[469] Et la verge d'Aaron, qui était confiée à la famille de Lévi, se trouva avoir fleuri.
[470] J'ai accepté, parmi tout le peuple d'Israël, les enfants de Lévi,vos frères, pour être consacrés au Seigneur.
[471] Ce n'est pas que je recherche des présents ; car je ne demande que des fruits (Philip. IV, 47).
[472] Abraham fit des présents à ses enfants ( Gen. XXV, 6).
[473] Vous savez donner de bonnes choses à vos enfants (Matth. VII, 11).
[474] Je vous ai donné toutes les prémices de l'huile, du vin et du blé, tout ce qu'on offre de prémices au Seigneur.
[475] Je ne prendrai point de part à leurs réunions, ou ils offrent le sang des victimes ( Ps. XV, 4).
[476] Le Seigneur déteste l'homme de sang et de fraude ( Ps. V, 7.)
[477] Commande aux enfants d'Israël de t'amener une génisse rousse.
[478] Il les mettra hors du camp dans un lieu pur.
[479] Tout vase qui n'a point de couvercle, ou qui n'est point lié par-dessus.
[480] Moïse prit la verge qui était devant le Seigneur.
[481] Jean, XVII, 19.
[482] Matt. VI, 9.
[483] Nous avons demeuré en Egypte pendant longtemps.
[484] Les enfants d'Israël lui dirent : Nous passerons auprès de la montagne ; et si nous prenons de votre eau pour nous et nos troupeaux, nous vous en payerons le prix.
[485] Et tout le peuple apprit qu'Aaron était mort.
[486] Maintenant laissez mourir votre serviteur en paix (Luc, II, 29. )
[487] Et toute la maison d'Israël pleura Aaron pendant trente jours.
[488] Et le peuple murmurait contre Dieu et contre Moïse.
[489] Prie Dieu qu'il nous délivre des serpents.
[490] Ch. VIII, V. 6.
[491] Et tous ceux qui armaient été mordus par les serpents et qui regardèrent le serpent d'airain, furent guéris.
[492] Etant sortis d'Oboth, ils campèrent à Archalgaï dans le désert qui est de l'autre côté.
[493] Il frappa l'ânesse avec son bâton.
[494] Je t'ai appelé pour maudire -mes ennemis et tu les bénis.
[495] J'aurai soin de dire tout ce que le Seigneur me mettra dans la bouche.
[496] Viens avec moi en un autre lieu, d'où il te sera impossible de le voir.
[497] Elle était d'une famille illustre parmi les Madianites.
[498] Le Seigneur dit à Moïse et au grand-prêtre Eléazar : Prenez : tous les hommes valides de la nation d'Israël depuis vingt ans et au dessus.
[499] Afin que les enfants d'Israël l'écoutent.
[500] A sa parole ils sortiront.
[501] A sa parole ils entreront.
[502] Un dixième de mesure de fleur de farine, mêlée avec de l'huile, pour chaque agneau.
[503] Et le premier jour du septième mois.
[504] Et du soir et du matin se fit le premier jour.
[505] Un veau et un bélier.
[506] Un dixième pour chacun des agneaux, qui sont au nombre de sept.
[507] Sans compter là matière de vos vœux ; vos dons volontaires, vos holocaustes, vos sacrifices, vos offrandes de liqueurs, et vos hosties pacifiques.
[508] Tout homme qui aura fait un vœu au Seigneur.
[509] Gal. IV, 4.
[510] Si son père est instruit des vœux qu'elle a faits, et du serment par lequel elle s'est liée.
[511] Elle s'est engagée par serment à quel que chose de pénible.
[512] Si son père n'a rien dit, son vœu sera obligatoire.
[513] Mais si elle a un mari.
[514] Si elle a fait quelque vœu.
[515] Tous les vœux qu'elle aura formulés, et tous les serments, par lesquels elle se sera engagée à quelque chose de pénible, seront nuls.
[516] Mille hommes de chaque tribu.
[517] Ils firent périr par l'épée.
[518] Toutes les villes on ils habitaient.
[519] Ils brûlèrent leurs châteaux.
[520] Vous prendrez les prémices du Seigneur sur la moitié du butin qui leur est destinée, et vous le donnerez au grand-prêtre Eléazar.
[521] Moïse et le grand-prêtre : Eléazar, ayant reçu l'or des tribuns et des centeniers, le mirent dans le tabernacle du témoignage.
[522] Les enfants de Ruben et de Gad possédaient une multitude innombrable de troupeaux.
[523] Ils virent que le pays de Jazer et celui de Galaad, offraient des lieux très favorables aux troupeaux.
[524] Les enfants de Ruben et de Gad vinrent trouver Moïse et Eleazar le grand-prêtre et les princes du peuple, et ils leur dirent.
[525] Ils n'ont pas voulu me suivre, excepté Chaleb, fils de Jéphoné.
[526] Jusqu'à ce que cette race d'hommes, qui avait fait le mal devant le Seigneur, fut entièrement éteinte.
[527] Ils s'approchèrent de lui, et lui dirent.
[528] Et vous bâtirez des villes pour y mettre en sûreté votre bagage.
[529] Mais s'ils refusent de marcher avec vous pour combattre sous les yeux du Seigneur, vous transporterez au-delà du Jourdain tout ce qu’ils ont ici.
[530] Moise accorda aux enfants de Gad et de Ruben.
[531] Le peuple n'y trouva point d'eau pour boire.
[532] Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur.
[533] Tu détruiras toutes les idoles qu'ils se sont fabriquées.
[534] Vous aurez la mer pour limite.
[535] Voici quelles seront vos limites du côté du nord.
[536] Ils auront des villes pour y habiter.
[537] Vous aurez des villes de refuge, pour ceux qui auront donné la mort à quelqu'un.
[538] Ces villes serviront aussi de lieu de refuge à l'étranger qui habite au milieu de vous.
[539] Jusqu'au grand fleuve de l'Euphrate.
[540] Et pour les causes qui vous paraîtront difficiles à juger vous me les soumettrez.
[541] Aucun de ces hommes ne verra cet excellent pays, que j'ai promis à leurs pères avec serment, excepté Chalep, fils de Jéphoné, qui le verra.
[542] Ch. XXXII, 12.
[543] Car le Seigneur votre Dieu vous a béni dans toutes vos entreprises.
[544] Maintenant donc levez-vous et marchez, et passez la vallée d'Arnon ; car j'ai livré entre vos mains Séon, roi d'Esébon.
[545] Car, quelle est la nation, quelque puissante qu'elle soit, qui ait son Dieu si près d'elle.
[546] Dans laquelle vous allez entrer pour en prendre possession.
[547] Ps. CIV, 18.
[548] Et là vous chercherez le Seigneur votre Dieu ; et vous le trouverez, pourvu que, dans votre affliction, vous le cherchiez de tout votre cœur et de toute votre âme.
[549] Interrogez les siècles passés, qui vous ont précédés.
[550] Si un Dieu est venu se choisir un peuple du milieu des nations.
[551] Selon tout ce que le Seigneur votre Dieu a fait en Egypte sous vos yeux.
[552] Je fus alors votre médiateur auprès du Seigneur, pour vous transmettre ses paroles ; car vous avez été saisis de frayeur à la vue du feu et vous n'êtes pas montés sur la montagne, lorsqu'il vous disait : Je suis le seigneur votre Dieu, etc.
[553] Et l'étranger qui habite au milieu de vous.
[554] C'est pourquoi le Seigneur votre Dieu vous a prescrit de garder et de sanctifier le jour du Sabbat.
[555] Gardez-vous de mettre votre cœur au large, et d'oublier le Seigneur votre Dieu.
[556] Et plus tard lorsque vos enfants vous demanderont
[557] Sept nations grandes et nombreuses.
[558] Vous ne ferez point d'alliance avec eux.
[559] Après que le Seigneur votre Dieu aura détruit devant vous toutes les nations, ne dites pas : C'est à cause de ma justice que le Seigneur m'a mis en possession de cette terre excellente.
[560] De peur que les habitants du pays, dont vous nous avez tirés, ne disent.
[561] Ce que le Seigneur a fait de la puissance des Egyptiens.
[562] La terre, s'étant entrouverte, les engloutit avec leurs maisons et leurs tentes.
[563] Et maintenant donc, ô maison de Jacob (Is. II, 5).
[564] Maison d'Assaraeus ( Eneid. I, v. 288 ).
[565] Mais si vous êtes fidèles à observer les commandements que je vous fais aujourd'hui.
[566] Il fera tomber sur vos champs, au temps favorable, les premières et dernières pluies.
[567] Lorsque vous aurez eu les biens.de la terre abondance et que vous serez rassasiés, gardez-vous de mettre votre cœur au large et de violer mon alliance, en adorant des dieux étrangers.
[568] Et le grand fleuve de l'Euphrate.
[569] Tu brûleras la ville.
[570] Mais si le chemin est trop long pour toi.
[571] Tu prêteras à beaucoup de nations.
[572] Bienheureux celui qui exerce la miséricorde et qui prête ( Ps. CXI, 5 ).
[573] Tu auras l'empire sur beaucoup de nations, et personne n'aura l'empire sur toi.
[574] S'il y a au milieu de toi un de tes frères, qui soit réduit à l’indigence.
[575] Si en quelqu'une de tes villes, dans le pays que le Seigneur ton Dieu va te donner, un de tes frères est réduit à l'indigence, tu n'endurciras pas ton cœur, et tu ne resserreras pas ta main à son égard ; tes mains s'ouvriront pour lui, et tu lui prêteras tout ce qu'il te demandera, et tout ce dont il aura besoin.
[576] Tu feras la même chose à ta servante.
[577] S'il a une tache, s'il est boiteux ou aveugle, ou s'il a un défaut quelconque.
[578] Et il ne restera rien, pour le lendemain matin, de la chair de la victime qui aura été immolée le soir du premier jour.
[579] Vous n'immolerez point au Seigneur votre Dieu un veau ni une brebis, qui ait quelque défaut.
[580] Vous les lapiderez, et c'est ainsi qu'ils mourront.
[581] Il ne réunira pas un grand nombre de chevaux.
[582] Selon la demande que vous avez faite en ces termes au Seigneur votre Dieu, auprès de la montagne de Choreb, au jour où le peuple était assemblé.
[583] Parce le Seigneur votre Dieu, qui marche devant vous.
[584] Si vous bâtissez une neuve maison, vous ferez un appui autour du toit, et de cette manière vous ne serez pas responsable de la mort qu'un homme pourrait trouver dans votre maison, s'il venait à tomber du toit.
[585] Matt. XXI, 31.
[586] Vous ne recevrez pas pour gage la meule de dessus ou de dessous, parce que celui qui vous l'offre engage sa propre vie.
[587] La vie n'est-elle pas plus que la nourriture ? (Matt. VI, 36 ).
[588] Si quelqu'un est convaincu de s'être emparé injustement d'un de ses frères, enfant d'Israël.
[589] Et de l'avoir entraîné par force et vendu.
[590] Si votre prochain vous doit quelque chose.
[591] Mais si un homme refuse d'épouser la femme de son frère, celle-ci ira à la porte de la ville, et dira aux anciens : Le frère de mon mari ne veut pas conserver le nom de son frère en Israël.
[592] Maudit soit celui qui pèche avec une bête.
[593] Une nation dont vous n'entendrez pas la langue.
[594] On verra au milieu de vous la femme, habituée à la vie la plus molle et la plus délicate, regarder d'un oeil jaloux son frère et la femme de son frère, et ses propres enfants qui lui sont restés, et ne leur donner qu'à regret de la chair de ses enfants qu'elle sera contrainte de manger, parce qu'il ne lui restera rien autre chose, dans l'état de détresse et de misère, où vos ennemis vous réduiront dans l'enceinte de nos villes.
[595] Ne mangez pas avec l'homme envieux.
[596] Et de même que le Seigneur s'est plu à vous combler de ses faveurs.
[597] Vous avez vu tout ce que le Seigneur votre Dieu a fait devant vous en Egypte à Pharaon, à tous ses serviteurs, et à tout son peuple ; vos yeux ont vu les grandes plaies, par lesquelles il les a éprouvés.
[598] Il n'est point dans le ciel, pour que vous puissiez dire : Qui est celui qui montera au ciel et nous l'apportera, afin qu'en l'entendant nous puissions l'accomplir ? Il n'est pas non plus au-delà des mers, pour que vous soyez en droit de dire : Qui est celui qui passera la mer et nous l'apportera, afin qu'en l'entendant nous puissions l'accomplir.
[599] Et le Seigneur qui t'accompagne.
[600] Vous ne répondiez que par des murmures à tout ce que le Seigneur faisait pour vous.
[601] Car je sais qu'après ma mort vous vous abandonnerez à tous les désordres.
[602] Et à la fin vous serez en proie à tous les maux.
[603] Mettant la farine sur leurs épaules. (Exod. XII, 34.)
[604] Ce sont des enfants infidèles.
[605] Car le Seigneur jugera son peuple, et il consolera ses serviteurs.
[606] Où sont les dieux, en qui ils mettaient leur confiance ?
[607] Je lèverai la main, et je ferai serment.
[608] Pour vous tous, tant que vous êtes de vaillants hommes, débarrassés de votre bagage, vous passerez à la tête de vos frères.
[609] Afin que vous sachiez le chemin par où vous devez aller.
[610] Personne n'en sortait, et personne n'y entrait.
[611] Je vais livrer entre tes mains Jéricho vaincue, et le roi qui y règne, et sa vaillante armée.
[612] Jos. IV, 9.
[613] Le peuple a péché en violant la défense que je lui avais faite.
[614] J'ai livré entre tes mains le roi de Gaï et tout son Peuple ; et tu feras de la ville de Gai ce que tu as fait de Jéricho et de son roi ; et tu prendras les troupeaux pour ton butin.
[615] Et le Seigneur dit à Josué.
[616] Lève contre la ville ta main avec le bouclier que tu portes.
[617] Ils brandissent deux lances gauloises (Enéid. VIII, V. 661).
[618] Et ils se trouvèrent entre les deux armées, qui les chargeaient des deux côtés.
[619] Les enfants d'Israël pillèrent la ville, et s'emparèrent des troupeaux et du butin, qui avaient été épargnés, selon l'ordre que Josué en avait reçu du Seigneur.
[620] Vous ne pouvez pas demeurer au milieu de nous ; comment donc ferions-nous alliance avec vous ?
[621] On vint dire à Josué : Cinq rois ont été trouvés cachés dans une caverne.
[622] C'est ainsi que le Seigneur traitera tous les ennemis que vous aurez à combattre.
[623] Il prit de force toutes les villes, parce que Dieu avait endurci le cœur de ceux qui les habitaient, afin qu'ils combattissent contre Israël, et qu'ils fussent exterminés.
[624] Et les enfants de Joseph dirent : Nous ne pouvons pas nous contenter d'une montagne ; mais les Chananéens, qui habitent le pays de Bethsan, ont une cavalerie d'élite et des fers tranchants.
[625] La frontière de cette tribu se terminait su Jourdain, et de là elle retournait vers la mer.
[626] Pour servir de lieu de refuge â celui qui aura tué involontairement quelqu'un
[627] Gen. XXXVII, 22.
[628] Matt. X, 28.
[629] Le Seigneur a ordonné par l'organe de Moïse.
[630] Josué prit les cailloux tranchants, qui lui avaient servi à circoncire les enfants d'Israël.
[631] Et avant de les renvoyer dans leurs foyers, Josué les bénit en disant.
[632] Ils dressèrent sur les bords du Jourdain un autel d'une grandeur extraordinaire.
[633] Et les enfants d'Israël apprirent cette nouvelle.
[634] Servir le Seigneur.
[635] Le prêtre Phinées et tous les chefs du peuple qui étaient avec lui ayant entendu les explications des enfante de Ruben, et des enfants de Gad, et de la demi-tribu de Manassé, en furent satisfaits.
[636] Josué étant déjà vieux et fort avancé en âge.
[637] Il fit revenir sur eux la mer, qui les couvrit de ses flots.
[638] Parmi toutes les nations, au milieu desquelles nous avons passé.
[639] Après la mort de Josué, les enfants d'Israël consultèrent le Seigneur.
[640] Allons combattre les Chananéens.
[641] Josué fils de Navé, serviteur de Dieu, avait cent-dix ans, lorsqu'il mourut.
[642] Et toute cette génération fut réunie à ses pères.
[643] Il les livra entre les main de leurs ennemis.
[644] Et quand le Seigneur leur suscita des juges, il était avec ces juges.
[645] Et après que le juge était mort, ils retournaient à leurs péchés, et retombaient dans de plus grands désordres que leurs pères.
[646] Parce que cette nation a violé mon alliance d'une manière aussi effrayante.
[647] Et ils n'ont pas écouté ma voix.
[648] L'esprit du Seigneur fut en lui.
[649] Il est avant moi (Jean I, 27).
[650] Aioth tira le glaive qu'il portait au côté droit.
[651] Il tua six cents hommes des nations étrangère.
[652] Le Seigneur, Dieu d'Israël, ne t'a-t-il pas ordonné d'aller sur le mont Thabor ?
[653] Le Seigneur, le Dieu d'Israël, ne vous a-t-il pas donné cet ordre Vous irez sur le mont Thabor, et vous prendrez avec vous dix mille hommes, etc.
[654] Parce que je ne sais pas le jour où le Seigneur doit envoyer son ange pour faire réussir cette entreprise.
[655] Tous ses neuf cents chariots armés de faux.
[656] Le Seigneur frappa de terreur Sisara, tous ses chariots et toute son armée, qui fut passée au fil de l'épée sous les yeux de Barach.
[657] Et Sisara descendit de dessus son char.
[658] Elle le couvrit de son manteau.
[659] Si quelqu'un se présente à toi et dit : N'y a-t-il personne chez toi ? tu répondras : Il n'y a personne.
[660] Et la nation, des enfants d'Israël devenait tous les jours plus puissante.
[661] Et elle se fortifiait de plus en plus contre Jabin, roi de Chanaan.
[662] Et quand les Israélites avaient semé.
[663] Les Madianites, le Amalécites, et les autres peuples de l'Orient venaient ravager leur terres.
[664] Je vous ai délivrés de main des Égyptiens.
[665] Et Gédéon lui dit : Écoutez-moi, mon Seigneur.
[666] Si le Seigneur est .avec nous, comment tous ces maux sont-ils arrivés ?
[667] Il tua six cents hommes, sans compter les bœufs. (Juges III, 31.)
[668] Et il sonna de la corne.
[669] Leurs chameaux ne pouvaient se compter ; ils étaient aussi nombreux que le sable qui est sur le rivage de la mer.
[670] Et il divisa les trois cents hommes en trois bandes.
[671] Pourquoi nous avez-vous traités ainsi en ne nous appelant pas lorsque vous êtes allé combattre les Madianites.
[672] Et Abimelech les employa lever une troupe d'hommes.
[673] Des hommes légers et vagabonds.
[674] Je vous louerai dans une grave assemblée.
[675] Et les habitants de Sichem prirent en aversion la maison d'Abimélech.
[676] Ils dressèrent des embûches contre la ville de Sichem en quatre endroits.
[677] Il mit son monde sur pied, et divisa ses gens en trois bandes.
[678] Et ses hommes retournèrent chacun dans sa maison.
[679] Tu seras notre chef à nous tous, qui habitons le pays de Galaad.
[680] Soyez pour moi un Dieu protecteur et un asile assuré (Ps. XXX, 3.).
[681] Manué adressa cette prière au Seigneur : Écoutez-moi, Seigneur, et que l'homme de Dieu, que vous avez envoyé vienne une seconde fois vers nous.
[682] Il les frappa d'une telle stupeur, qu'ils mirent leurs jambes l’une sur l’autre.
[683] Liv. 7, q. 56.
[684] Les hommes de la tribu de Juda leur dirent : Pourquoi marchez-vous contre nous ?
[685] Liv. 7, q 56.
[686] On vint annoncer aux habitants de la ville de Gaza.
[687] Si on me lie avec sept cordes humides et qui ne soient pas encore sèches.
[688] Si on me lie avec sept cordes humides et qui ne soient pas encore sèches je serai sans forces.
[689] Et des hommes, qui cherchaient à le surprendre, étaient cachés dans sa chambre.
[690] Indique-moi donc maintenant avec quoi il faudrait te lier.
[691] Si on me lie avec des cordes toutes neuves.
[692] Si on me lie avec des cordes toutes neuves, qui n'aient pas encore servi, je serai sans force.
[693] Tu m'as déjà trompé trois fois.
[694] Laisse-moi toucher les colonnes, qui supportent toute la maison.